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Taue : le repiquage du riz au Japon, étapes et coulisses

Taue : le repiquage du riz au Japon, étapes et coulisses

Découvrez le taue, le repiquage du riz au Japon : préparation des rizières, plants, travail manuel et mécanisé, et gestion de l'eau après plantation.

L'essentiel

En un mot

Le repiquage du riz (taue) est l'étape centrale de la riziculture consistant à transplanter les jeunes pousses, une expérience enrichissante alliant paysages printaniers et travail agricole.

Expérience proposée

Repiquez les pousses à la main dans le cadre d'un programme d'initiation et apprenez sur le terrain les étapes de la riziculture.

Période recommandée

Le repiquage a lieu du printemps au début de l'été (principalement avril-mai) et les programmes d'initiation sont concentrés sur cette période.

Durée estimée

Certains programmes de repiquage durent environ 1 à 2 heures.

Tenue et affaires à prévoir

Vêtements pouvant être salis, rechange et serviette ; certains sites prêtent bottes et plants.

Réservation et inscription

Une réservation préalable est souvent nécessaire ; renseignez-vous auprès des offices de tourisme ou des plateformes d'expériences agricoles.

Étapes à apprendre

Du labour au nivelage boueux de la rizière (shirokaki), en passant par la production des plants, la gestion de l'eau, la fertilisation d'appoint et la lutte phytosanitaire, vous découvrez tout le cycle de la riziculture.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Le taue (repiquage du riz) : en quoi consiste-t-il et quelle est sa place dans la riziculture ?

Le taue, ou repiquage du riz, désigne l'opération qui consiste à transplanter dans la rizière les jeunes plants d'ine (riz) préalablement élevés.

Dans la culture du riz en rizière inondée, c'est l'une des étapes centrales, qui suit la phase de pépinière et marque le début du développement principal dans le honden (rizière principale).

Aujourd'hui, la culture du suitō (riz de rizière irriguée) repose en grande partie sur la « culture par transplantation », dans laquelle on élève d'abord les plants avant de les repiquer dans la rizière.

Il existe également une méthode appelée « semis direct » (chokuha saibai), qui consiste à semer directement les graines (tanemomi) sans repiquage. Cette méthode permet d'économiser environ 20 % du temps de travail et environ 10 % du coût de production pour 10 ares, en évitant la pépinière et la transplantation.

Le taue ne se limite pas à aligner les plants dans la rizière.

Avant le repiquage, il faut préparer le sol ; après, la gestion de l'eau, la fertilisation complémentaire (tsuihi) et la protection des cultures s'enchaînent.

Au Japon, le taue se déroule généralement entre avril et début mai, lorsque les températures remontent, avec des variations selon les régions.

Les étapes préalables au taue : ta-okoshi et shirokaki

Le ta-okoshi : retourner le sol

Avant le repiquage, on procède au ta-okoshi, qui consiste à retourner et émietter le sol de la rizière.

Cette opération permet de préparer un sol meuble dans lequel les racines pourront facilement se développer.

On retourne ainsi la terre endormie pendant l'hiver, en y mélangeant l'engrais, afin de constituer un sol bien nourri.

Aujourd'hui, le ta-okoshi se fait le plus souvent au tracteur, ce qui réduit considérablement le temps de travail par rapport à l'époque où l'on utilisait la kuwa (houe), le suki (charrue à main) ou des animaux de trait.

Le shirokaki : niveler la rizière inondée

L'étape emblématique qui suit le ta-okoshi est le shirokaki.

On remplit alors la rizière d'eau, on répand l'engrais et on aplanit la surface.

Cette opération améliore la rétention de l'eau, facilite le repiquage et limite la pousse des mauvaises herbes.

La qualité du taue dépend en grande partie de cette préparation.

Si la surface est très irrégulière, le repiquage et la gestion ultérieure de l'eau deviennent plus délicats.

L'ensemble des travaux rizicoles, du ta-okoshi au shirokaki, demandait environ 174 heures pour 10 ares vers 1960 ; grâce à la mécanisation, ce chiffre a été ramené à environ 21,1 heures dans les exemples récents.

Pourquoi la pépinière (préparation des jeunes plants) est-elle essentielle au taue ?

Le taue se déroule dans la rizière principale, mais il s'appuie sur la préparation préalable des plants.

La riziculture est souvent décrite selon trois grandes étapes : « ta-okoshi et shirokaki », « préparation des plants », puis « taue ».

Pendant la phase de pépinière, on fait germer les semences pour obtenir des plants en état d'être repiqués.

Historiquement, on utilisait depuis l'époque d'Edo la mizu-nawashiro, une pépinière sur sol travaillé dans l'eau.

Dans les années Shōwa 30-40 (1955-1975), la hoon-secchū-nawashiro, couverte de papier huilé ou de plastique, s'est répandue. Aujourd'hui, on sème généralement dans des bacs de pépinière et on élève les plants destinés à la repiqueuse sous serre.

Autrement dit, le taue n'est pas une opération isolée : il faut le voir comme une étape qui relie la pépinière à la gestion de la rizière principale.

Plus les plants sont en bonne santé au moment du repiquage, plus leur croissance ultérieure tend à être stable.

Comment se déroule le taue : repiquage à la machine et repiquage à la main

Le repiquage à la machine (taueki)

Aujourd'hui, le taue est presque toujours mécanisé.

La méthode la plus répandue consiste à repiquer les plants à l'aide d'une taueki (repiqueuse).

Le repiquage mécanique permet d'aligner facilement les plants à un rythme régulier, et de couvrir de grandes surfaces de manière efficace.

Le kabuma (espace entre les pieds) et le jōkan (espace entre les rangs) restent uniformes, ce qui facilite la gestion ultérieure et contribue à stabiliser le rendement.

En riziculture, il ne s'agit pas seulement de bien repiquer : il faut aussi penser à la facilité de gestion ultérieure.

Le repiquage à la main

Sur les bords et dans les coins de la rizière, ou dans les endroits difficiles d'accès pour la machine, on repique parfois à la main.

On complète aussi manuellement les zones que la repiqueuse a sautées.

Le repiquage à la main, qui consiste à enfoncer les plants un par un dans la rizière, met particulièrement en valeur le soin apporté au geste.

Dans certaines régions, on organise des événements traditionnels ou des expériences scolaires de repiquage à la main, parfois ouverts aux touristes.

Cela dit, dans l'agriculture professionnelle actuelle, la méthode dominante consiste à mécaniser le travail plutôt qu'à repiquer entièrement à la main de grandes surfaces.

Les travaux d'entretien après le taue : gestion de l'eau, fertilisation et protection des cultures

Une fois le taue terminé, la riziculture est loin d'être achevée.

Suivent ensuite le désherbage, la gestion de l'eau, la fertilisation complémentaire (tsuihi) et la lutte contre les ravageurs et maladies (bōjo).

L'importance de la gestion de l'eau

Dans une rizière, l'état de l'eau influence fortement la croissance.

Après le taue, on maintient un niveau d'eau suffisant pour que la rizière ne s'assèche pas, puis on adapte la gestion selon les stades de développement, en abaissant ou en évacuant l'eau.

Le naka-boshi, qui consiste à vider la rizière et à laisser sécher le sol à un stade précis, est une étape clé : il favorise un meilleur enracinement et limite les tallages inutiles.

Le rôle du tsuihi et du bōjo

Le tsuihi consiste à apporter de l'engrais supplémentaire en fonction de la croissance du riz : il influence le nombre d'épis et le remplissage des grains.

Le bōjo, qui implique l'application de produits phytosanitaires selon la pression des ravageurs et maladies, vise à préserver le rendement et la qualité.

Le taue, une étape intermédiaire de la riziculture

Vu sous cet angle, le taue n'est pas « la fin du travail », mais bien « le début de la phase de croissance dans la rizière principale ».

C'est la combinaison de la préparation en amont et de la gestion en aval qui permet d'atteindre la récolte.

Pas seulement le taue : connaître les différences avec le semis direct

Dans la culture du riz aquatique, on distingue la culture par transplantation (avec taue) et le semis direct (chokuha saibai), où les semences sont semées directement dans la rizière principale.

Le semis direct évite la phase de pépinière, mais exige une vigilance accrue concernant l'approvisionnement en eau et la lutte contre les mauvaises herbes.

La culture par transplantation présente plusieurs avantages : les plants peuvent être élevés en environnement contrôlé sous serre ; les plants repiqués étant plus développés que les mauvaises herbes apparues après le shirokaki, ces dernières sont plus faciles à maîtriser ; enfin, les retards d'épiaison (shussui) sont plus rares.

Connaître ces différences permet de mieux comprendre pourquoi le taue est resté si longtemps une étape essentielle.

La culture par transplantation demande davantage de préparation, mais elle facilite la structuration et la gestion de la riziculture, ce qui explique sa large diffusion.

Le taue en immersion : tourisme et activités pédagogiques

De nombreux agriculteurs et collectivités locales proposent des expériences de taue dans le cadre du tourisme ou de programmes éducatifs.

La période varie selon les régions et les programmes, mais ces ateliers se tiennent souvent du printemps au début de l'été, avec des sessions d'environ 1 à 2 heures.

Tenue et équipement recommandés

Comme on entre dans la boue, prévoyez des vêtements qui ne craignent pas les taches, des vêtements de rechange et une serviette.

Certains sites prêtent des bottes et fournissent les plants : ces programmes sont donc accessibles, même aux voyageurs étrangers.

Quelques exemples de lieux où participer

Dans les principales régions productrices de riz et dans les zones de satoyama, on peut parfois combiner taue au printemps et récolte (inekari) en automne, pour une découverte complète de la riziculture.

Une réservation préalable est généralement nécessaire : renseignez-vous auprès des offices de tourisme ou des plateformes d'expériences agricoles.

En résumé : points clés pour bien comprendre le taue

Le taue, qui consiste à transplanter les jeunes plants dans la rizière, est une étape majeure de la riziculture.

Il est précédé du ta-okoshi, du shirokaki et de la préparation des plants, et suivi de la gestion de l'eau, du désherbage, du tsuihi et du bōjo.

Aujourd'hui, le repiquage à la machine est devenu la norme, complété au besoin par un travail manuel.

Pour appréhender le taue en tant que travail agricole, il est essentiel de regarder au-delà de cette seule journée et de comprendre l'ensemble des étapes en amont et en aval.

Foire aux questions

R. Le taue est l'étape de la riziculture qui consiste à transplanter les jeunes plants de riz cultivés dans la rizière inondée. Après avoir semé les grains et fait pousser les plants, on les repique dans la rizière préparée par le taokoshi et le shirokaki. Au Japon, c'est à la fois un travail agricole et une pratique culturelle liée aux prières au dieu des rizières et aux fêtes locales.
R. Le repiquage se déroule du printemps au début de l'été, selon les régions et les variétés. Dans les régions tempérées, il a lieu d'avril à mai ; dans les régions froides ou montagneuses, il peut être décalé entre fin mai et juin. Les dates des expériences proposées étant limitées, planifier tôt en pensant aux vêtements de pluie et à des affaires de rechange est rassurant.
R. Les principales étapes préparatoires sont le taokoshi, le shirokaki et la culture des jeunes plants. Le taokoshi consiste à émietter la terre et à y mélanger de l'engrais, le shirokaki à aplanir la surface inondée. Après le shirokaki, la boue est profonde et on s'y enfonce facilement, donc écouter les conseils de marche de l'organisateur facilite les déplacements lors d'une expérience.
R. Une expérience de repiquage dure généralement 1 à 2 heures, vêtements et explications inclus. Le temps de travail effectif varie selon la taille de la rizière et le nombre de participants, et marcher dans la boue sollicite plus le bas du corps qu'on ne le pense. Faire de courtes pauses pour s'étirer le dos aide les débutants à profiter de l'activité jusqu'au bout.
R. La tenue de base est constituée de vêtements salissables faciles à bouger, d'un chapeau, d'une serviette et d'affaires de rechange. Les fibres synthétiques qui sèchent vite sont plus pratiques que le coton, qui devient lourd une fois mouillé. Vérifiez auprès de l'organisateur s'il faut des bottes de repiquage, des chaussettes épaisses ou s'il est possible d'aller pieds nus, et emportez crème solaire et anti-moustiques pour plus de confort.
R. Aujourd'hui, la riziculture irriguée japonaise repose principalement sur la repiqueuse mécanique. Le repiquage manuel se conserve dans les rizières en terrasses, les rizières rituelles, les activités scolaires et les expériences touristiques, et reste utile sur les petites parcelles inaccessibles aux machines. Découvrir la difficulté de planter droit change le regard porté sur le riz quotidien.
R. En général, on plante environ 3 à 4 brins par touffe. Trop de plants entraînent une croissance excessive et une compétition pour la lumière et les nutriments. Lors d'une expérience, il vaut mieux insérer délicatement la quantité que l'on peut pincer entre les doigts plutôt que de regrouper de gros bouquets, car cela favorise un meilleur enracinement.
R. Après le repiquage, la rizière demande la gestion de l'eau, l'apport d'engrais de couverture, le désherbage, les traitements phytosanitaires et le nakaboshi. Le nakaboshi consiste à vider temporairement l'eau pour renforcer les racines, et sa période et méthode varient selon les régions et variétés. Comprendre l'ampleur de ces tâches après l'expérience permet de mesurer le travail nécessaire à la riziculture.

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