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Kendo au Japon | Guide de l'art martial japonais

Kendo au Japon | Guide de l'art martial japonais

Guide du kendo : shinai, armure, salut, points à observer et étiquette pour mieux apprécier un atelier ou une démonstration au Japon.

L'essentiel

L'attrait en bref

Guide d'initiation au kendō pour les visiteurs étrangers : ce sport martial traditionnel japonais où l'on s'affronte au sabre de bambou (shinai) s'apprend ici dès les bases, avec ses saluts et ses gestes.

Points clés à observer en spectateur

Observer la posture, le kiai et la distance (ma-ai), apprécier les cris « Men ! », « Kote ! », « Dō ! » lancés à chaque frappe, ainsi que les coups valides où l'esprit, le sabre et le corps ne font qu'un.

Règles du combat

La durée standard d'un combat est de 5 minutes, et le format « sanbon-shōbu » (au meilleur des trois ippon) est le plus courant.

Équipement utilisé

Outre le shinai, on porte une armure complète comprenant men, dō, kote et tare, ainsi que le keikogi et le hakama, pour l'entraînement et les compétitions.

Où en faire l'expérience

Des stages de kendō en anglais sont proposés dans les grandes villes : Tokyo, Kyoto, Osaka, Yokohama, Sapporo, Fukuoka, etc.

Durée et tarif

Le programme dure généralement 1 à 2 heures, et le tarif indicatif va de quelques milliers de yens à environ 10 000 ¥ et plus.

Étiquette pour participer

Ne pas oublier les saluts, vérifier d'abord si la photographie est autorisée, donner la priorité absolue à la sécurité et tailler court les ongles des pieds : participer en respectant les codes propres aux arts martiaux.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Qu'est-ce que le Kendō ? Guide de l'art martial japonais du respect

Le Kendō est un art martial traditionnel japonais où deux adversaires s'affrontent à l'aide d'un sabre de bambou (shinai).

La Fédération japonaise de Kendō (AJKF) définit le Kendō comme « la voie de la formation humaine par la pratique des principes du sabre ». Plus qu'un simple sport, c'est une pratique qui forme le corps et l'esprit à travers la posture, l'étiquette, la voix et la maîtrise de la distance, et qui est pratiquée dans le monde entier.

Pour les amateurs étrangers du Japon, le Kendō est l'une des expériences culturelles que l'on associe facilement aux images du « bushi » et du « samouraï ».

Toutefois, le Kendō moderne ne reproduit pas les techniques historiques du sabre japonais : il est apprécié comme un art martial qui valorise la politesse et la concentration.

Les origines du Kendō remontent à l'histoire du sabre japonais. À l'époque d'Edo, Naganuma Shirōzaemon Kunisato et d'autres maîtres ont établi une méthode d'entraînement utilisant armures et sabres de bambou (uchikomi-geiko), considérée comme la racine directe du Kendō moderne.

En 1952 (Shōwa 27), la Fédération japonaise de Kendō a été créée. Aujourd'hui, la Fédération internationale de Kendō (FIK) regroupe 64 pays et régions, faisant du Kendō un art martial international.

Faire le salut avant et après le keiko (entraînement), respecter l'adversaire et manipuler les équipements avec soin sont également des éléments essentiels pour comprendre le Kendō.

Équipement du Kendō : shinai, bōgu et noms des protections

Au Kendō, on utilise principalement le shinai (sabre de bambou) et le bōgu (armure).

Le shinai est un instrument d'entraînement composé de quatre lattes de bambou maintenues par le sakigawa (cuir d'extrémité), le nakayui (lien central), le tsuka (poignée) et le tsuru (corde) ; il sert de substitut au sabre.

Les shinai en bambou ou en matériaux synthétiques homologués par la Fédération japonaise de Kendō sont également acceptés s'ils respectent les normes officielles.

Selon le règlement de la Fédération, l'armure (kendōgu) se compose de quatre éléments : le men (casque protégeant la tête), le dō (plastron protégeant le torse), les kote (gants protégeant les poignets et les avant-bras) et le tare (protection de la taille et des hanches).

Ces éléments sont à la fois des équipements de sécurité et des composants essentiels de l'apparence caractéristique du Kendō.

On porte un kendōgi (haut) et un hakama (pantalon plissé), et l'on pratique pieds nus.

Dans les dōjō et les ateliers, on reçoit généralement des explications sur la manipulation des équipements en début de séance.

Évitez de toucher au shinai ou à l'armure sans autorisation, de les poser n'importe comment au sol ou de les enjamber : suivez les consignes données.

Le respect du matériel exprime à lui seul l'esprit du Kendō.

Que voir dans un combat de Kendō : posture, kiai et maai

Lorsque vous assistez à un combat de Kendō, ne vous concentrez pas uniquement sur la rapidité des échanges : observez aussi les moments qui les précèdent et les suivent.

La posture de garde, la distance avec l'adversaire, l'avancée explosive (fumikomi) et l'émission de la voix (kiai) ont chacune une signification.

Au Kendō, on lance de grands cris au moment de porter une attaque : « Men ! », « Kote ! », « Dō ! ».

Cela ne fait pas que manifester l'esprit combatif (kiai) : c'est aussi un élément qui exprime clairement l'intention de frapper, et qui intervient dans le jugement du yūkō datotsu (frappe valide, ippon).

Le yūkō datotsu est défini comme « une frappe portée avec un esprit combatif plein, une posture correcte, exécutée avec la partie tranchante du shinai sur la zone visée, dans la bonne orientation de la lame, et accompagnée du zanshin (vigilance maintenue) » ; il exige l'unité de l'esprit, du sabre et du corps (ki-ken-tai-itchi).

La gestion du maai (distance) avec l'adversaire est également un point clé.

Trop près ou trop loin, les techniques aboutissent difficilement : il faut deviner les mouvements de l'adversaire et saisir l'instant propice.

Saisir le contraste entre la tension silencieuse et l'intensité du moment où le combat s'engage rend le charme du Kendō plus évident.

Le temps de combat est en principe de 5 minutes, et le combat se joue au meilleur de trois points (sanbon shōbu) : le premier qui marque deux ippon dans le temps imparti l'emporte.

Les règles de base à respecter lors d'une expérience de Kendō

Si vous participez à une expérience de Kendō, écoutez attentivement les consignes du dōjō ou du professeur.

Le contenu de l'expérience, la tenue, l'autorisation de photographier et la nécessité de réserver varient selon les établissements.

Ne tablez pas sur des informations non confirmées officiellement : avant de réserver, consultez le site officiel ou les indications de l'organisateur.

N'oubliez pas le salut

Au Kendō, on salue à plusieurs occasions : en entrant dans le dōjō, face à son adversaire, avant et après l'entraînement.

Il existe différents types de saluts : le shōmen no rei (salut vers la face avant du dōjō, où se trouve le kamidana ou le mur principal) et l'otagai no rei (salut entre les pratiquants ou envers l'instructeur).

Au-delà du formalisme, considérez ces saluts comme des gestes de respect envers l'adversaire et le lieu.

Vérifiez à l'avance pour les photos et les vidéos

Lors d'une expérience ou d'un keiko, d'autres participants peuvent apparaître sur les images.

Si vous souhaitez photographier ou filmer, demandez impérativement l'autorisation à l'établissement ou au professeur.

Pour les publications sur les réseaux sociaux, il est également plus prudent de vérifier ce qui est autorisé.

Ne forcez pas et privilégiez la sécurité

Le Kendō est une activité physique.

Vous pouvez être déstabilisé par des mouvements inhabituels ou par les cris puissants, mais ne forcez pas et restez dans le cadre des explications reçues.

En cas de douleur ou d'inquiétude, prévenez rapidement.

Indications sur la tenue et les affaires à apporter

De nombreux établissements proposent en location le kendōgi, le bōgu et le shinai. Néanmoins, prévoyez une tenue confortable (t-shirt, jogging), des chaussettes, des sous-vêtements de rechange, une serviette pour la transpiration et de l'eau pour plus de confort.

L'entraînement se faisant pieds nus, coupez vos ongles de pied courts pour plus de sécurité.

Conseils pour profiter de votre première observation de Kendō

Si vous découvrez le Kendō pour la première fois, vous n'avez pas besoin de comprendre tous les détails du jugement.

Observez d'abord la séquence « rei ni hajimari, rei ni owaru » (commencer par le salut, finir par le salut).

Au-delà des moments d'attaque, le Kendō se manifeste aussi dans les instants silencieux qui précèdent les techniques (semeai, échange de pression).

Dans les salles et les dōjō, la règle est de regarder en silence, en s'accordant à l'ambiance autour de vous.

Si vous hésitez sur le moment d'applaudir ou d'encourager à voix haute, observez les personnes autour de vous.

Observez également les mouvements de l'arbitre principal et des deux arbitres adjoints (3 arbitres au total) qui lèvent des drapeaux rouge et blanc.

Lorsque deux drapeaux ou plus se lèvent sur la même zone frappée, il s'agit d'un yūkō datotsu (ippon) : c'est un moment fort du combat.

Si un pratiquant ou un instructeur de Kendō se trouve près de vous, vous pouvez aussi lui demander ce qu'il faut observer.

Mémoriser les noms des quatre zones de frappe — men (tête), kote (poignet), dō (torse) et tsuki (gorge) — élargit déjà considérablement le plaisir de l'observation.

Où faire une initiation au Kendō au Japon : stages pour touristes étrangers

Pour découvrir la culture du Kendō pendant votre voyage au Japon, vous pouvez participer à des programmes d'initiation destinés aux touristes étrangers ou chercher un dōjō ouvert à la visite.

Dans les grandes villes comme Tokyo, Kyoto, Osaka, Yokohama, Sapporo et Fukuoka, des stages d'initiation au Kendō en anglais sont proposés ; certains opérateurs accueillent plusieurs milliers de participants étrangers chaque année.

La durée des sessions est souvent comprise entre 1 et 2 heures et peut inclure : explication des saluts (reihō), maniement du shinai, expérience du men-uchi (frappe à la tête), essai de l'armure et photographies.

Cependant, les dōjō n'étant pas, à l'origine, des installations touristiques, l'accueil de visiteurs ou de stagiaires varie selon les lieux.

Avant votre visite, vérifiez les points suivants sur le site officiel ou les indications de l'organisateur :

  • Proposent-ils des initiations ou des visites ?
  • Faut-il réserver (la plupart des stages exigent une réservation en ligne) ?
  • Tarifs (variables selon les formules : de quelques milliers à plus de 10 000 yens)
  • Tenue requise et affaires à apporter
  • Photographies et publications sur les réseaux sociaux autorisées ?
  • Langues prises en charge et méthode d'explication (présence d'un guide en anglais ou en plusieurs langues)

Le Kendō permet de ressentir une facette de la culture japonaise rien qu'en l'observant.

Cependant, c'est aussi un lieu où la politesse occupe une place centrale : ne participez pas dans un simple esprit touristique, mais avec une véritable volonté d'apprendre.

Connaissances complémentaires pour mieux apprécier le Kendō

Différences entre le Kendō et les autres arts martiaux

Parmi les arts martiaux japonais, on trouve, outre le Kendō, le judo, le karaté, l'aïkido, le kyūdō (tir à l'arc), le naginata et le iaidō.

Le Kendō est un art martial de confrontation centré sur la frappe (datotsu) et la politesse (rei) : sa pratique repose principalement sur des affrontements libres plutôt que sur des kata (formes codifiées).

Avec son contraste marqué entre immobilité et action, il est souvent considéré comme l'un des arts martiaux les plus accessibles à observer pour les débutants.

Déroulement de base d'un keiko

Un entraînement classique commence par le seiza et le mokusō (méditation), puis les saluts shōmen no rei et otagai no rei. Il se poursuit par le suburi, les frappes de base, l'uchikomi-geiko, le ji-geiko (entraînement libre), et se termine à nouveau par un salut.

Les programmes d'initiation reprennent souvent ce déroulement de manière simplifiée : écoutez attentivement les explications du début pour profiter au mieux de la séance.

Conclusion : mieux connaître la culture japonaise grâce au Kendō

Le Kendō n'est pas seulement une pratique spectaculaire avec le shinai : c'est un art martial traditionnel japonais qui valorise la politesse, la posture et la concentration.

Pour les débutants, connaître les noms du shinai et du kendōgu (men, kote, dō, tare) ainsi que les règles de base rend déjà l'observation et l'expérience plus agréables.

Si vous découvrez le Kendō en voyage, vérifiez sur les sources officielles les conditions d'expérience, les tarifs et l'autorisation de photographier, et n'oubliez jamais le respect dû au dōjō et aux participants.

À travers le Kendō, découvrez l'« esprit du respect d'autrui », l'« importance des formes » et l'esprit du « rei ni hajimari, rei ni owaru » qui imprègne la culture japonaise.

Foire aux questions

R. Le kendo est un art martial traditionnel japonais où deux pratiquants s'affrontent avec un sabre de bambou, appelé shinai, tout en portant une armure. Le nom kendo a été unifié en 1919 par la Dai Nippon Butokukai. Au-delà de la victoire, il valorise l'esprit du « commencer et finir par le salut », ainsi que la posture, la combativité et le zanshin.
R. L'équipement de kendo se compose de quatre pièces : le men, qui protège la tête, le kote pour les mains, le do pour le torse et le tare pour les hanches. On l'enfile dans l'ordre tare, do, men puis kote. Avant de mettre le men, on enroule un tenugui autour de la tête pour absorber la sueur et empêcher le casque de glisser ; ce geste, souvent difficile pour les débutants, est expliqué pendant l'expérience.
R. Un ippon, c'est-à-dire une frappe valide, est accordé quand l'esprit, la posture, l'alignement de la lame et le zanshin sont réunis. Les zones de frappe sont men, kote, do et tsuki, ce dernier étant réservé aux pratiquants avancés. Pour les spectateurs, observer le zanshin, la garde maintenue après la frappe, aide à mieux comprendre les décisions des arbitres.
R. Il est possible de participer à des expériences de kendo en anglais à Tokyo, Kyoto ou Osaka. Beaucoup de programmes durent 1 à 2 heures et incluent le prêt de la tenue, de l'armure et du shinai ; un T-shirt et des chaussettes confortables suffisent généralement. On y apprend aussi l'étiquette du dojo, ce qui en fait une bonne porte d'entrée vers la culture des arts martiaux japonais.
R. Le prix varie de quelques milliers de yens à environ 20 000 yens, selon le contenu, le nombre de participants et le prêt ou non de l'armure. Les expériences dans un dojo authentique sont souvent plus chères, mais les formules de groupe réduisent le coût par personne. Réserver avec sa famille ou ses amis peut donc être plus économique.
R. Portez un T-shirt avec un short, un survêtement ou tout autre vêtement qui permet de bouger librement. Une serviette, de l'eau et des chaussettes épaisses suffisent, car la tenue et l'armure sont généralement prêtées sur place. Comme on marche pieds nus sur le parquet, mettre deux paires de chaussettes peut aider les débutants à se concentrer sans gêne.
R. Un match de kendo dure en principe 5 minutes, au format des 3 ippons, et le premier à marquer deux ippons l'emporte. En cas d'égalité, le match passe en prolongation. Sur place, les combats s'enchaînent souvent toutes les 10 minutes environ ; se déplacer entre deux matchs respecte les autres spectateurs et évite de manquer les saluts.
R. Évitez de parler pendant les combats et gardez des applaudissements discrets, même après un bel ippon, afin de ne pas perturber la concentration des pratiquants. Les règles de photo et de publication varient selon les lieux. Lisez les affichages à l'entrée et les annonces, puis désactivez le flash et le bruit de l'obturateur pour profiter sereinement de la séance.

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