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Washitsu : pièce japonaise traditionnelle, tatami et manières

Washitsu : pièce japonaise traditionnelle, tatami et manières

Ce guide présente le washitsu, pièce japonaise à tatamis : fusuma, shōji, façon de s'asseoir, chaussures et bonnes manières en ryokan.

L'essentiel

L'attrait en un mot

Le washitsu, espace traditionnel japonais composé de tatamis, de fusuma et de shôji, offre dans les ryokans et les centres culturels une détente paisible et un contact avec l'esthétique japonaise.

Éléments principaux du washitsu

Tatamis (au parfum d'igusa), fusuma (portes coulissantes en papier ou tissu), shôji (claustras en washi à treillis), tokonoma, table basse et futon : autant d'éléments traditionnels qui composent l'espace.

Dimensions standards des tatamis

Elles varient selon les régions : Edo-ma environ 176 × 88 cm, Kyô-ma environ 191 × 95,5 cm. On y circule pieds nus ou en chaussettes.

Où en faire l'expérience et tarifs

Ryokans (15 000 à 30 000 yens par personne, une nuit avec deux repas), centres culturels (2 000 à 5 000 yens), visites de temples (300 à 1 000 yens), cafés en kominka, etc.

Durée estimée

Dans les centres culturels, comptez environ 60 à 90 minutes. Même brève, l'expérience permet de toucher tatamis et menuiseries et d'apprécier cet espace japonais.

Comment en profiter

Sentez le parfum des tatamis, admirez le kakejiku et l'ikebana du tokonoma, partagez repas ou thé à la table basse, dormez sur un futon : autant d'étapes pour toucher au wabi-sabi.

Étiquette et précautions

Ne marchez pas sur les tatamis avec chaussures ou chaussons, manipulez fusuma et shôji des deux mains avec lenteur, ne posez rien dans le tokonoma, et prenez garde aux roulettes des valises et au seiza prolongé.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Qu'est-ce qu'un washitsu ? Découvrir l'espace traditionnel japonais

Le washitsu est une pièce traditionnelle japonaise recouverte de tatamis (tatami), caractérisée par une atmosphère paisible créée par les fusuma (cloisons coulissantes) et les shōji (panneaux en papier).

On en rencontre dans de nombreux lieux touristiques au Japon : ryokan (auberges traditionnelles), onsen (sources thermales), pavillons d'accueil de temples, cafés installés dans d'anciennes maisons, salons de thé, sites de découverte culturelle, etc.

La principale différence avec une chambre de style occidental, c'est que l'on y vit à hauteur du sol.

Contrairement aux espaces organisés autour de chaises et d'un lit, le washitsu permet d'enchaîner avec souplesse les gestes du quotidien dans une seule et même pièce : s'asseoir, dormir, se détendre.

Pour le voyageur étranger, le washitsu est l'un des lieux où l'on ressent le mieux l'atmosphère japonaise.

Toutefois, il existe quelques règles à connaître, comme retirer ses chaussures avant d'y entrer et veiller à ne pas abîmer les tatamis.

Dans cet article, nous expliquons clairement les caractéristiques du washitsu, la manière de l'utiliser, les règles de politesse à respecter et les lieux où vous pouvez en faire l'expérience, même si c'est votre première fois.

Caractéristiques du washitsu : tatami, fusuma, shōji et autres éléments

Le washitsu se compose de plusieurs éléments emblématiques.

Connaître leurs noms aide à mieux comprendre les explications affichées dans les ryokan et les sites touristiques, ainsi que les commentaires des guides.

Tatami

Le tatami est un revêtement de sol traditionnel japonais composé d'une surface en jonc (igusa) et d'un cœur en paille (wara) ou en panneau composite.

Sa souplesse et son élasticité rendent la position assise ou allongée très agréable, et l'on apprécie aussi son léger parfum d'igusa.

La taille d'un tatami varie selon les régions : le type « edoma », courant dans la région de Kantō, mesure environ 176 × 88 cm, tandis que le « kyōma », typique du Kansai, mesure environ 191 × 95,5 cm.

La surface d'une pièce est traditionnellement exprimée en nombre de tatamis : une pièce de « 6 jō » ou de « 8 jō » (jō = tatami).

Sur les tatamis, la règle de base est de ne pas marcher avec des chaussures ou des chaussons : on s'y déplace pieds nus ou en chaussettes.

Tirer fort une valise ou des objets durs peut endommager la surface en igusa : un peu de vigilance s'impose.

Fusuma et shōji

Le fusuma est une porte coulissante composée d'un cadre en bois recouvert de papier ou de tissu, qui sépare les pièces ou les rangements.

Le shōji est un panneau formé d'un cadre en bois ajouré et recouvert de papier japonais (washi), qui adoucit la lumière extérieure en filtrant son passage.

Tous deux paraissent légers, mais ils sont en papier : ils peuvent se déchirer si on les pousse fort ou si on les manipule trop vite.

Les déplacer en les soutenant des deux mains, calmement, est un geste qui s'accorde parfaitement à la sobriété du washitsu.

Toko-no-ma

Le toko-no-ma est un espace surélevé aménagé dans un coin du washitsu, destiné à la décoration.

On y dispose un kakejiku (rouleau peint suspendu), une composition florale (ikebana) ou un objet saisonnier. Cet espace exprime l'esprit d'accueil de la maison ou du ryokan.

Dans le washitsu d'un ryokan, la règle générale est de ne pas y poser ses bagages, ni d'y installer un coussin (zabuton) pour s'y asseoir.

Table basse et futon

Dans le washitsu, on utilise souvent une table basse (zataku) et des coussins (zabuton) pour prendre les repas ou le thé.

Dans certains hébergements, on sort le futon (matelas et couverture) du placard (oshiire) le soir et on le replie le matin.

Le fait que l'usage de la pièce change entre le jour et la nuit est l'un des aspects fascinants du washitsu.

Pouvoir utiliser le même espace pour manger, se reposer et dormir, en modulant ses fonctions, illustre la souplesse fonctionnelle du washitsu.

Comment utiliser un washitsu : conseils pour ne pas se sentir perdu

Dans un washitsu, les habitudes diffèrent légèrement de celles d'une pièce occidentale.

Pas besoin de trop s'inquiéter : il suffit de retenir quelques principes de base pour y passer un moment vraiment agréable.

Retirer ses chaussures à l'entrée

Avant d'accéder à un washitsu, on retire toujours ses chaussures.

Dans les ryokan et les anciennes maisons traditionnelles, l'entrée comprend en général une marche appelée « agarikamachi », au niveau de laquelle on retire ses chaussures pour pénétrer dans le bâtiment.

Disposez ensuite vos chaussures alignées, pointes vers l'extérieur : c'est une marque de politesse.

En cas de doute sur l'endroit où poser ses chaussures, suivez les indications du casier à chaussures (getabako) ou demandez tout simplement au personnel.

Bouger avec délicatesse sur les tatamis

Sur les tatamis, évitez de pousser fort vos valises ou de faire rouler directement leurs roulettes rigides.

Pour les bagages volumineux, soulevez-les pour les déplacer, ou posez-les sur l'espace prévu à cet effet (souvent une zone en plancher) indiquée par le personnel.

Pour les boissons et la nourriture, l'utilisation d'un dessous-de-verre ou d'un plateau sous les tasses (yunomi) et les bols évite les renversements et les taches sur le tatami.

Comme le washitsu se vit au ras du sol, la moindre saleté ou un cheveu sont visibles : un peu d'attention à la propreté de ses chaussettes contribue au confort.

Pas besoin de se forcer à s'asseoir en seiza

Le seiza (assise traditionnelle, agenouillée sur les talons) est l'image la plus répandue du washitsu, mais il n'est pas nécessaire de tenir cette posture longtemps pendant une visite touristique ou un séjour.

Si vos jambes s'engourdissent, vous pouvez passer en agura (jambes croisées), en yokozuwari (jambes sur le côté) ou en kuzushizuwari (assise détendue), sans inconvénient.

Certains ryokan mettent à disposition des chaises basses (zaisu) ou des tables hautes pour les personnes peu à l'aise avec le seiza.

En revanche, pour des activités formelles comme la cérémonie du thé ou la calligraphie, suivez les indications données sur place.

Règles de politesse à respecter dans un washitsu

Plutôt que de mémoriser toutes les règles à la perfection, il s'agit avant tout d'adopter une attitude respectueuse envers ce type d'espace.

En connaissant les principes essentiels, vous serez à l'aise pour votre première visite dans un ryokan ou un temple.

  • Ne pas marcher avec des chaussures ou des chaussons sur les tatamis (pieds nus ou en chaussettes).
  • Ne pas manipuler brutalement les fusuma et les shōji : les ouvrir et les fermer doucement, à deux mains.
  • Ne pas traîner ses bagages sur les tatamis ; les soulever pour les déplacer.
  • Ne pas poser de bagages dans le toko-no-ma ni s'y asseoir.
  • Lire attentivement les indications dans la pièce, les règles de l'auberge et les affichages.
  • Veiller au volume de sa voix et au bruit de ses pas la nuit et tôt le matin.

Dans les washitsu des temples et des bâtiments historiques, les exigences sont parfois plus strictes que dans un hébergement classique.

Pour la possibilité de prendre des photos, les zones accessibles ou les restrictions concernant la nourriture, suivez les panneaux explicatifs sur place ou les instructions du personnel ou des moines.

Apprécier pleinement le washitsu : ses charmes pour un séjour plus profond

Le charme du washitsu ne se limite pas à la beauté visuelle.

La sensation d'espace, le sens du vide (yohaku) et l'harmonie avec les saisons font partie de ses caractéristiques essentielles.

Une utilisation de l'espace très libre

Avec peu de mobilier, le washitsu donne une impression d'espace plus ample.

Une même pièce peut servir tour à tour à manger, prendre le thé ou dormir grâce aux futons : cette flexibilité varie selon le moment de la journée.

Au matin, on se réveille à la lumière douce filtrée par les shōji ; le soir, on baisse l'éclairage pour s'endormir paisiblement. La cohabitation avec la lumière naturelle est l'un des plaisirs du washitsu.

Au plus près de l'esthétique japonaise

Les textures naturelles du tatami, du bois, du papier et du tissu permettent de ressentir profondément la beauté discrète typiquement japonaise.

L'esthétique du « wabi-sabi », qui met en valeur le vide, le silence et l'harmonie, plutôt que la décoration tape-à-l'œil, s'y exprime pleinement.

Les rouleaux suspendus et les compositions florales saisonniers du toko-no-ma sont des scènes éphémères que l'on ne retrouve qu'à cette date précise : c'est un véritable « ichigo ichie » (rencontre unique).

Une expérience qui marque durablement le voyage

Comme les usages diffèrent d'une chambre occidentale, un séjour ou un passage dans un washitsu reste une expérience mémorable.

Déguster un repas kaiseki sur le tatami ou passer la nuit sur un futon offre des souvenirs inoubliables à toute personne souhaitant se rapprocher de la culture japonaise.

Où rencontrer le washitsu en voyage ?

Le washitsu ne se trouve pas seulement dans des lieux spécifiques : on peut le découvrir dans de nombreuses situations de voyage.

Ryokan et hébergements traditionnels

Le ryokan, le minshuku ou l'auberge thermale sont parmi les lieux les plus accessibles pour expérimenter un washitsu.

Outre les chambres entièrement aménagées en washitsu, on en trouve parfois aussi dans les halls et les espaces communs.

Un séjour en washitsu dans un ryokan inclut généralement les deux repas (dîner et petit-déjeuner). Le tarif indicatif se situe entre 15 000 et 30 000 yens par personne et par nuit, mais il varie en fonction de l'emplacement et du standing.

Sites de découverte culturelle et anciennes maisons

Les programmes d'initiation à la cérémonie du thé, à la calligraphie, au kitsuke (habillage en kimono) ou au shakyō (copie de sutras) se déroulent souvent dans un washitsu.

La durée est généralement de 60 à 90 minutes, et le tarif tourne autour de 2 000 à 5 000 yens.

Dans les anciennes maisons traditionnelles transformées en cafés ou en hébergements, on retrouve l'atmosphère originelle du washitsu utilisé au quotidien.

Temples et bâtiments historiques

À Kyoto, Nara ou Kanazawa, certains temples, châteaux et résidences de samouraïs ouverts au public comportent des washitsu accessibles à la visite.

Les zones autorisées, la possibilité de photographier et le tarif d'entrée (souvent de 300 à 1 000 yens) varient selon les lieux. Suivez les indications fournies sur place.

Tenue et accessoires pour profiter confortablement d'un washitsu

Quelques préparatifs simples permettent de passer un moment encore plus agréable dans un washitsu.

Bien choisir sa tenue

Comme on s'assoit et se relève fréquemment sur le tatami, privilégiez un bas ample ou un vêtement extensible, plus facile à porter.

Une jupe ajustée ou un jean rigide rendent difficile la position en seiza ou en agura.

De nombreux ryokan mettent à disposition un yukata (kimono d'été léger) ou un samue (vêtement de travail traditionnel). Se changer pour porter ces vêtements à l'intérieur du ryokan permet de se détendre davantage.

Quelques accessoires bien pratiques

Des chaussettes propres permettent de marcher agréablement sur les tatamis.

En hiver, les pieds peuvent vite avoir froid : prévoyez des chaussettes épaisses ou des jambières (leg warmers) pour plus de confort.

Si la position en seiza prolongée vous inquiète, emportez un petit banc de seiza pliable ou un petit coussin pour soulager vos jambes.

En résumé : le washitsu, porte d'entrée vers la culture japonaise

Le washitsu est un espace où l'on peut ressentir avec tous les sens le charme japonais, à travers le tatami, les fusuma, les shōji et le toko-no-ma.

Connaître ses caractéristiques, ses usages de base et ses règles de politesse permet de passer un moment serein dans un ryokan, un temple ou un site de découverte culturelle.

Pas besoin de mémoriser toutes les bonnes manières : il suffit de retenir l'essentiel, retirer ses chaussures, manipuler avec délicatesse les tatamis et les portes, et ne rien poser dans le toko-no-ma.

Lorsque vous découvrez un washitsu, prenez le temps d'observer le silence, la douceur des matériaux et la décoration saisonnière : vous savourerez ainsi tranquillement la culture japonaise.

Foire aux questions

R. Le washitsu est une pièce traditionnelle japonaise composée de tatamis, de fusuma et de shoji. On y pratique le yukaza (le fait de vivre assis directement sur le sol) : avec une table basse, c'est un salon ; avec un futon déroulé, une chambre. Cette souplesse, qui permet d'utiliser une même pièce de jour comme de nuit, se ressent particulièrement dans les ryokan, où elle reflète la manière de vivre japonaise.
R. La taille des tatamis varie selon les régions et les bâtiments, avec notamment les normes Kyo-ma et Edo-ma. Le Kyo-ma mesure environ 1,91 m × 0,955 m, l'Edo-ma environ 1,76 m × 0,88 m. Pour une pièce dite « de 6 tatamis », l'impression de surface change donc : c'est aussi ce qui explique pourquoi de vieilles maisons (machiya) ou des ryokan paraissent plus spacieux.
R. Le fusuma est une porte coulissante qui laisse peu passer la lumière, tandis que le shoji est composé d'une trame de bois recouverte de papier washi, qui laisse passer une lumière douce. On utilise le fusuma pour bien séparer deux pièces, et le shoji du côté des fenêtres pour profiter d'un éclairage tamisé. Les ouvrir et les fermer en douceur permet de respecter le calme des ryokan ou des temples.
R. Le tokonoma est un espace décoratif d'apparat, où l'on dispose un rouleau peint (kakejiku), des fleurs ou des ornements de saison. C'est le coin le plus formel de la pièce, où l'on ne pose ni bagages ni manteaux. Les places proches du tokonoma sont souvent considérées comme la place d'honneur (kamiza) : s'installer là où l'on est conduit aide à respecter l'étiquette japonaise sans hésiter.
R. On évite de marcher sur la bordure du tatami par politesse, car ces mon-beri (bordures pouvant porter un blason familial) sont aussi une partie fragile. Autrefois, cette bordure marquait aussi le rang et la limite des espaces. Dans les ryokan actuels, l'enjamber suffit à donner une impression de respect, ce qui en fait une règle facile à retenir pour les voyageurs.
R. Avant d'entrer dans un washitsu, on retire ses chaussures et l'on accède au tatami pieds nus ou en chaussettes. Dans les ryokan, on évite aussi de monter sur le tatami avec des chaussons. On n'ouvre pas un fusuma debout d'un geste brusque : s'agenouiller pour le faire glisser doucement permet de garder une posture posée, y compris dans les salles de thé ou les temples.
R. Même si vous n'êtes pas à l'aise en seiza, vous pouvez profiter du washitsu dans la plupart des ryokan et restaurants, en adoptant une posture confortable. Lors d'occasions formelles, restez en seiza au début, puis passez à une position en tailleur ou sur le côté quand cela vous est proposé. Certains établissements fournissent des chaises basses ou des sièges de sol : n'hésitez pas à en parler à l'arrivée.
R. Pour un zabuton, on place le côté sans couture vers le haut et on dirige le « wa » (la pliure) vers l'avant. Plutôt que de s'y installer de soi-même, on attend d'y être invité, par politesse en tant qu'invité. En se levant, on ne marche pas dessus : descendre d'abord sur le tatami rend le geste plus élégant.

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