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Hinamatsuri : histoire et sens des poupées – guide culturel

Hinamatsuri : histoire et sens des poupées – guide culturel

Hinamatsuri au Japon : fête des filles, hina-ningyo, Momo no Sekku, décorations et mets typiques. Guide pour comprendre poupées et symboles.

L'essentiel

L'attrait en une phrase

Hinamatsuri est un événement printanier japonais célébré le 3 mars, le Momo no Sekku : on expose des hina-ningyo en souhaitant la croissance saine et le bonheur des enfants

Points forts des hina-ningyo

Au-delà de la disposition en gradins (dairi-bina, sannin-kanjo, gonin-bayashi), prêtez attention aux motifs des kimonos et aux variations régionales des visages

Contexte historique

Le Joshi no Sekku d'origine chinoise s'est mêlé aux purifications japonaises, au nagashi-bina et au hiina-asobi, et la coutume d'exposer les hina-ningyo s'est développée à l'époque d'Edo

Mets de la fête

Chirashi-zushi, soupe claire aux palourdes hamaguri, hishi-mochi (en trois couleurs : vert, blanc, rose), hina-arare et shirozake ou amazake sont les plus représentatifs

Période et lieux où le voir

De février à mars, des expositions de hina-ningyo se tiennent dans les musées et les machiya ou shoka (maisons traditionnelles) un peu partout

Variations régionales

Dans certaines parties du Tohoku et du Hokuriku, on célèbre à un mois de décalage, le 3 avril ; les visages et la facture des poupées varient aussi selon les territoires

Bonnes manières à la visite

Les hina-ningyo étant des objets fragiles, on ne les touche pas. Pour les photos et le flash, vérifiez les indications sur place

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Hina Matsuri : qu'est-ce que cette fête ? La fête des poupées qui annonce le printemps au Japon

Hina Matsuri est une fête printanière japonaise célébrée chaque année le 3 mars, où l'on expose des poupées hina pour souhaiter aux enfants de grandir en bonne santé et dans le bonheur.

Elle trouve son origine dans Jōshi no sekku, l'une des cinq fêtes saisonnières (gosekku), et comme elle se déroule à la saison de la floraison des pêchers, on l'appelle aussi Momo no sekku (fête des pêchers).

Aujourd'hui, en plus des poupées hina exposées dans les foyers, on les retrouve dans les décors saisonniers des musées, des vieilles rues historiques et des anciennes maisons de marchands.

Pour les voyageurs, de février à mars, des expositions et événements liés à Hina Matsuri ont lieu dans diverses régions, ce qui en fait une période propice pour découvrir de près la culture traditionnelle japonaise.

Quelle est l'histoire de Hina Matsuri ? Comprendre simplement ses origines

La rencontre de Jōshi no sekku, d'origine chinoise, et des rites de purification japonais

Derrière Hina Matsuri se trouvent à la fois la fête Jōshi no sekku, venue de Chine, et les anciennes pratiques japonaises de purification au bord de l'eau et de conjuration des malheurs.

Jōshi no sekku désignait à l'origine « le premier jour du Serpent du 3e mois », mais elle a ensuite été fixée au 3 mars.

L'idée de transférer les malheurs et les impuretés sur des figurines (hitogata) en papier ou en herbe, puis de les laisser dériver sur l'eau pour se purifier, est considérée comme l'origine de Hina Matsuri.

Cette tradition du Nagashi-bina (poupées flottantes) perdure depuis l'époque de Heian et se transmet encore aujourd'hui dans diverses régions du Japon.

Les jeux de l'époque de Heian à l'origine de la culture des poupées hina

À l'époque de Heian, les jeunes filles aristocrates jouaient avec des poupées en papier dans un jeu appelé hiina asobi.

On pense que la combinaison de ce jeu et des rites de purification a donné naissance, en passant par des formes comme le Nagashi-bina, à la culture d'exposer des poupées hina à l'intérieur des maisons.

À l'époque d'Edo, la fête Jōshi no sekku fut officiellement reconnue comme l'une des cinq fêtes saisonnières et, avec le perfectionnement des techniques de fabrication des poupées, les poupées hina sont passées de « poupées que l'on fait flotter » à « poupées que l'on expose et admire ».

Connaître la signification des poupées hina change la façon de les regarder

Les poupées hina ne se contentent pas d'être belles à voir : elles ont été transmises comme des substituts qui prennent sur elles les malheurs des enfants, en portant les vœux de leur bonne croissance.

Sur les autels à plusieurs niveaux, on trouve souvent au sommet les Dairi-bina (couple impérial), puis les San-nin Kanjo (trois dames de la cour) et les Go-nin Bayashi (cinq musiciens).

Cependant, la composition de l'autel n'est pas la même selon les époques et les régions.

À l'époque d'Edo, on est passé d'un décor ne comportant que les Dairi-bina à des compositions plus larges incluant Go-nin Bayashi et dames de la cour, et de somptueux autels à plusieurs niveaux se sont développés.

Aujourd'hui, on trouve aussi couramment le shinnō-kazari, un décor compact (uniquement les Dairi-bina) adapté à la taille des logements.

Les poupées hina : pas seulement belles, à observer dans le détail

Si vous voyez des poupées hina pendant votre voyage, observez les motifs délicats des costumes, la finesse des accessoires miniatures et les différences dans les visages : c'est passionnant.

Il existe des particularités régionales dans les poupées hina, et l'impression des visages comme du travail varie beaucoup.

Les anciennes poupées hina reflètent l'esthétique, le savoir-faire artisanal et la sensibilité de la vie quotidienne de leur époque, et elles constituent une porte d'entrée pour découvrir la culture japonaise.

Les plats typiques de Hina Matsuri et leur signification

Pour Hina Matsuri, on trouve souvent sur la table le chirashi-zushi, la soupe claire aux palourdes hamaguri, le hishi-mochi (gâteau de riz en losange) et les hina-arare (petites perles de riz soufflé).

Le ministère japonais de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche présente lui aussi ces mets comme plats traditionnels de Hina Matsuri.

Les trois couleurs du hishi-mochi ont chacune une signification : le vert (à base d'armoise yomogi) symbolise la santé et la terre, le blanc (avec des graines de châtaigne d'eau) la prospérité de la descendance et la pureté, et le rose (à base de fruits de gardénia kuchinashi) la protection contre les mauvais esprits.

Les palourdes hamaguri, dont les deux coquilles forment une paire parfaite, sont quant à elles un symbole d'union heureuse et d'harmonie conjugale.

Le contenu des plats varie selon les régions et les familles, mais les couleurs printanières et le souhait du bonheur familial sont des points communs.

Si vous apercevez en voyage des produits saisonniers dans une pâtisserie japonaise (wagashi) ou un grand magasin, vous sentirez à quel point la culture de Hina Matsuri est encore vivante dans la vie quotidienne.

Il existe également la coutume de boire du shiro-zake (saké blanc) ou de l'amazake (boisson sucrée à base de riz), avec souvent du shiro-zake pour les adultes et de l'amazake pour les enfants.

Comment apprécier Hina Matsuri en voyage : regard et bonnes manières

Soyez attentif aux particularités régionales lors des expositions

Hina Matsuri ne prend pas la même forme partout au Japon : présentations d'anciennes poupées dans des maisons traditionnelles (machiya), expositions historiques dans des musées… les manières de les présenter varient.

Sur place, ne regardez donc pas seulement la « somptuosité », mais aussi dans quel lieu et de quelle manière la tradition se transmet : c'est ainsi que se révèle l'intérêt de Hina Matsuri en tant que culture régionale.

Dans certaines parties du Tōhoku et du Hokuriku, il existe des régions où l'on célèbre encore Hina Matsuri avec un mois de décalage, le 3 avril.

Vérifiez sur place les règles de photographie et de visite

Comme les poupées hina sont souvent des pièces anciennes et délicates, ne pas les toucher est la règle de base.

L'autorisation de photographier, l'usage du flash et les zones accessibles diffèrent selon les établissements : consultez les panneaux d'information et les indications officielles avant la visite.

Hina Matsuri, une porte d'entrée vers la culture japonaise

Hina Matsuri est une fête où se mêlent de nombreux éléments : sentiment du printemps, vœu familial pour la croissance des enfants, conjuration des malheurs, culture des poupées et plats traditionnels.

On peut la rencontrer non seulement dans les sites touristiques célèbres, mais aussi dans les musées locaux ou les expositions saisonnières des galeries marchandes : elle convient à ceux qui veulent ressentir, en voyage, une culture proche du quotidien japonais.

Conclusion

Hina Matsuri est une fête printanière typiquement japonaise, célébrée chaque année le 3 mars, qui souhaite à travers les poupées hina le bonheur des enfants.

En remontant son histoire, on comprend que Jōshi no sekku, Nagashi-bina et hiina asobi se sont superposés pour aboutir à la forme actuelle.

Si vous croisez des poupées hina pendant votre voyage, regardez non seulement la beauté de la mise en scène, mais aussi l'histoire et les souhaits qui s'y cachent.

Foire aux questions

R. Hinamatsuri est une fête printanière japonaise célébrée chaque année le 3 mars : on y expose des poupées hina pour souhaiter la croissance et le bonheur des enfants. Issue du Jōshi no sekku, l'une des cinq fêtes saisonnières, elle est aussi appelée « fête des pêchers » (Momo no sekku) car elle a lieu à la période où ces fleurs s'épanouissent. Dans certaines régions du Tōhoku et du Hokuriku, la coutume de la célébrer un mois plus tard, le 3 avril, perdure encore.
R. Les poupées hina seraient nées de la fusion du nagashibina et du hiina-asobi. La coutume de transférer les malheurs sur des figurines (hitogata) avant de les laisser flotter sur l'eau s'est combinée aux jeux de poupées de l'époque Heian, donnant naissance, à l'époque Edo, à une culture où l'on exposait ces poupées pour le plaisir. Lors des expositions, observer les différences de visages et de costumes selon les époques permet de mieux comprendre l'évolution historique.
R. L'appellation Momo no sekku (fête des pêchers) vient du fait que le 3 mars du calendrier lunaire correspondait à la saison des fleurs de pêcher. En Chine, le pêcher était considéré comme capable de chasser les esprits maléfiques, et cette symbolique de protection a aussi été adoptée au Japon. Comme la floraison ne coïncide souvent plus avec le 3 mars du calendrier grégorien actuel, savoir que ce nom conserve la sensibilité saisonnière d'autrefois aide à mieux le comprendre.
R. Le présentoir à étages comprend généralement les Dairi-bina (l'empereur et l'impératrice), les trois dames de cour (san-nin kanjo) et les cinq musiciens (go-nin bayashi). Lorsque le nombre d'étages augmente, on y ajoute aussi les zuijin et les shichō : un présentoir à sept étages compte habituellement quinze poupées. Aujourd'hui, les compositions plus compactes (shinnō-kazari) adaptées aux logements modernes sont fréquentes, et comparer les tailles et configurations dans les magasins ou expositions fait partie du plaisir.
R. Le chirashizushi, par sa présentation colorée, convient parfaitement aux festivités printanières : la crevette symbolise la longévité, le lotus la clairvoyance et les haricots la santé. Les palourdes hamaguri, dont les deux coquilles ne s'ajustent qu'à leur paire d'origine, symbolisent les bonnes alliances et l'harmonie conjugale. Les trois couleurs du hishimochi ont aussi un sens : le vert représente la santé, le blanc la pureté et le rose la protection contre le mal.
R. En général, on commence à les exposer entre le risshun (vers le 4 février) et la mi-février, puis on les range rapidement après le 3 mars. Une croyance populaire veut que « ranger les poupées trop tard retarde le mariage », mais il s'agit d'une superstition née pour inciter à ne pas être négligent. Comme les poupées se conservent mieux si elles sont rangées un jour ensoleillé et peu humide, il est plus judicieux de choisir le moment en fonction de la météo.
R. De février à mars, des événements liés à Hinamatsuri se tiennent partout au Japon. À Katsuura, dans la préfecture de Chiba, le « Katsuura Big Hinamatsuri » offre le spectacle impressionnant d'environ 30 000 poupées disposées sur les marches de pierre, et les « Hina no tsurushi-kazari » de Higashiizu (préfecture de Shizuoka) sont également célèbres. Les événements qui exposent des poupées hina transmises de génération en génération dans de vieilles maisons de marchands ou de villes anciennes permettent de comparer les visages des poupées de l'époque Edo avec ceux des poupées modernes.
R. Le nagashibina est une ancienne coutume consistant à transférer ses malheurs sur une poupée de papier que l'on laisse ensuite dériver sur la rivière. Le Nagashibina de Mochigase à Tottori et celui du sanctuaire Shimogamo à Kyoto sont parmi les plus connus, chaque région ayant ses propres rites et gestes. Connaître le geste consistant à souffler sur la poupée pour lui confier ses malheurs avant de l'observer permet de mieux ressentir l'origine de la culture des poupées hina.

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