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Jour des enfants au Japon : histoire et traditions du printemps

Jour des enfants au Japon : histoire et traditions du printemps

Jour des enfants au Japon : histoire, koinobori, casques kabuto et chimaki. Guide simple pour comprendre cette fête de printemps en voyage.

L'essentiel

L'attrait en une phrase

Kodomo no Hi, jour férié du 5 mai, est un événement culturel printanier qui souhaite la croissance des enfants à travers koinobori, kabuto et mets de saison

Coutumes représentatives

Koinobori (vœu de réussite), kabuto et gogatsu-ningyo (protéger l'enfant des malheurs), shōbu-yu (bain aux feuilles de shōbu, acore odorant, pour chasser les mauvais esprits)

Mets de saison

Le chimaki est apprécié dans le Kansai, le kashiwa-mochi dans le Kanto ; aspect et goût varient selon la région et la boutique

Quand on peut le rencontrer

Le jour J est le 5 mai, mais durant la Golden Week d'avril–mai, des événements de koinobori sur les rivières et des expositions de gogatsu-ningyo dans les musées se tiennent un peu partout

Contexte historique

Originaire de la fête chinoise Tango no Sekku, l'événement remonte à l'époque de Nara où la cour utilisait le shōbu (acore odorant) pour chasser les mauvais esprits

Comment en profiter en voyage

Les koinobori des rivières et des parcs, les décorations des rues commerçantes ou les douceurs saisonnières des wagashi-ya laissent percevoir comment chaque région vit le printemps

Bonnes manières à la visite

Devant les décorations privées ou sur un terrain privé, gardez vos distances ; ne touchez pas aux objets exposés et installez-vous discrètement à l'écart des passages

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Kodomo no Hi : qu'est-ce que la fête des enfants du 5 mai au Japon ?

Kodomo no Hi (Journée des enfants) est un jour férié national au Japon célébré chaque année le 5 mai, l'un des événements traditionnels les plus appréciés du printemps au début de l'été.

Il a été instauré en 1948 (Shōwa 23) par la loi sur les jours fériés comme une journée destinée à « respecter la personnalité des enfants, œuvrer à leur bonheur et exprimer sa gratitude envers les mères ».

Au sein des familles, c'est avant tout un jour où l'on souhaite la croissance et la santé des enfants.

Si vous voyagez au Japon à cette période, vous croiserez sans doute des koinobori (manches à air en forme de carpe) flottant en ville ou au bord des rivières, ainsi que des pâtisseries de saison en vitrine : un véritable décor printanier japonais.

Certains lieux sont aussi animés qu'une fête, tandis qu'ailleurs la tradition se vit silencieusement à la maison : les façons de célébrer sont variées.

À l'origine, cet événement est lié à l'attention portée aux changements de saison, ce qui en fait un sujet idéal pour s'initier à la culture japonaise.

Voyons d'abord en quoi consiste exactement ce sekku (fête saisonnière) qu'est Kodomo no Hi.

Histoire de Kodomo no Hi : le lien avec Tango no Sekku

Pour comprendre Kodomo no Hi, il est essentiel de connaître son lien avec le Tango no Sekku.

Le Japon possède une tradition de sekku (fêtes marquant les transitions saisonnières), et Kodomo no Hi s'inscrit dans cette continuité.

Le contexte historique du Tango no Sekku

Les sekku sont des événements transmis de génération en génération pour souhaiter santé physique, mentale et bien-être lors des changements de saison.

Le passage du printemps au début de l'été étant marqué par un climat instable, on pense que les Japonais d'autrefois rythmaient leur vie quotidienne par ces fêtes saisonnières.

Le Tango no Sekku en fait partie.

Originellement importée de Chine, cette coutume était déjà présente à la cour impériale durant l'époque de Nara, où l'on utilisait le shōbu (acore odorant) pour repousser les mauvais esprits.

Aujourd'hui, l'image dominante est celle d'une fête de la croissance des enfants, mais à l'origine, il s'agissait aussi d'éloigner le mal et de protéger la santé.

Différences entre Kodomo no Hi et Tango no Sekku

Bien que tous deux célébrés le 5 mai, Kodomo no Hi et Tango no Sekku ont des natures distinctes.

Le Tango no Sekku est une fête traditionnelle ancienne, centrée sur la célébration de la croissance des garçons.

Kodomo no Hi, en revanche, est un jour férié national instauré en 1948 qui souhaite le bonheur de tous les enfants, sans distinction de sexe.

Connaître l'histoire change le regard

Une fois le contexte compris, on saisit mieux que les décorations et les mets ne sont pas de simples accessoires événementiels.

Kodomo no Hi est à la fois une fête du paysage printanier et la matérialisation des vœux d'une famille.

Les koinobori et les kabuto que vous croiserez en voyage prennent encore plus de sens lorsque l'on en connaît l'origine.

Au-delà de la simple photo, prenez le temps de vous demander « pourquoi cette forme ? » : votre voyage en sera enrichi.

Quelle est la signification des koinobori et des kabuto ?

Les emblèmes incontournables de Kodomo no Hi sont les koinobori (manches à air en forme de carpe) et les kabuto (casques de samouraï).

Ces objets aussi visuels que symboliques portent des vœux et des significations profondes.

Pourquoi les koinobori « nagent » dans le ciel : la légende de Tōryūmon

Les koinobori séduisent par leur silhouette ondulant au gré du vent.

Ils s'harmonisent à merveille avec le ciel bleu du printemps et les bords de rivière, et constituent un des paysages saisonniers les plus parlants pour les voyageurs.

Leur origine remonte à la légende chinoise de Tōryūmon (la « Porte du Dragon »).

D'après ce récit, une carpe qui parvenait à remonter les rapides de Ryūmon, sur le cours supérieur du fleuve Jaune, se transformait en dragon : de là est né le souhait de réussite sociale et de croissance saine pour les enfants.

Dans les compositions traditionnelles, la grande carpe noire en haut s'appelle magoi, la carpe rouge en dessous higoi, et les petites carpes bleues sont les kogoi.

Ainsi, les koinobori ne sont pas seulement de jolis ornements : ils incarnent les sentiments d'une famille.

Le sens des kabuto et des poupées du Gogatsu Ningyō

Le kabuto est une décoration inspirée des casques que les guerriers portaient pour se protéger.

Il porte donc le souhait de protéger l'enfant de tout malheur et de le voir grandir en bonne santé.

À l'époque d'Edo, les familles de samouraïs ont popularisé l'habitude d'exposer armures, casques et figurines de guerriers : c'est l'origine du Gogatsu Ningyō (poupées du mois de mai) que l'on connaît aujourd'hui.

Si vous avez l'occasion de voir ces décorations ou expositions pendant votre voyage, prêtez attention non seulement à leur splendeur, mais aussi à leur dimension protectrice.

Les fêtes japonaises associent souvent une beauté visible à une prière invisible.

Que manger pendant Kodomo no Hi : chimaki, kashiwa mochi et plaisirs de saison

À Kodomo no Hi, la dimension culinaire ajoute, en plus des décorations, une touche supplémentaire à l'atmosphère saisonnière.

Les spécialités les plus emblématiques sont le chimaki et le kashiwa mochi.

Chimaki et kashiwa mochi : différences et particularités régionales

Le chimaki, étroitement associé à Kodomo no Hi et au Tango no Sekku, est plutôt courant dans la région du Kansai.

Il s'agit d'une douceur sucrée à base de riz gluant ou de riz ordinaire, enveloppé dans des feuilles de bambou nain (sasa) ou de chigaya, puis cuit à la vapeur. Originaire de Chine, c'est un mets censé éloigner le mal.

Dans la région du Kantō, en revanche, le kashiwa mochi est plus fréquent.

Comme le chêne kashiwa ne perd pas ses anciennes feuilles avant l'apparition des nouveaux bourgeons, il est devenu un symbole de continuité de la lignée familiale et de prospérité.

L'apparence et le goût varient selon les régions et les boutiques : autant de différences culturelles à découvrir au fil du voyage.

La tradition du shōbu-yu : éloigner les mauvais esprits

À Kodomo no Hi, on a aussi coutume de prendre un bain de shōbu-yu, dans lequel on plonge des feuilles de shōbu (acore odorant).

Le shōbu, à l'arôme puissant, est censé depuis longtemps repousser les mauvais esprits.

Comme le mot « shōbu » (acore odorant) se prononce comme le terme shōbu signifiant « esprit martial », le lien avec le Tango no Sekku s'est renforcé au fil du temps.

Certaines stations thermales (onsen) et bains publics (sentō) proposent ce shōbu-yu à cette période.

Savourer ensemble cuisine et paysages

Pour vivre Kodomo no Hi en voyage, le mieux est de ne pas dissocier le paysage de la cuisine.

Après avoir contemplé les koinobori flottant au vent, partez à la recherche des spécialités de saison : la manière de vivre le printemps dans cette région se révèle naturellement.

Inutile d'assister à un grand événement : les décorations des galeries marchandes et les vitrines des pâtisseries traditionnelles suffisent pour ressentir l'esprit de la saison.

L'un des charmes des fêtes annuelles japonaises est précisément qu'elles s'intègrent discrètement à la vie quotidienne.

Quand et où voir les événements de Kodomo no Hi

Les décorations et événements liés à Kodomo no Hi ne se limitent pas au 5 mai : on peut souvent en voir un peu partout au Japon d'avril à mai.

Comme cette période chevauche la Golden Week (longue période de congés de fin avril au début mai), il est facile d'y être confronté en voyage.

Événements de koinobori au bord des rivières et dans les parcs

Dans tout le pays, certains parcs et rivières organisent des spectacles où l'on fait flotter simultanément un grand nombre de koinobori.

Le spectacle de centaines de carpes ondulant dans le vent est saisissant et constitue un excellent spot photo.

Les dates et les lieux varient selon les régions : il est conseillé de consulter les sites officiels des offices de tourisme ou des collectivités locales pour obtenir les informations les plus récentes.

Expositions de Gogatsu Ningyō dans les musées et sites historiques

Les musées et centres d'archives historiques organisent parfois, à cette période, des expositions spéciales de Gogatsu Ningyō, d'armures et de casques.

On peut y admirer des poupées historiques de grande valeur ou des décorations propres à la région : une belle occasion d'approfondir sa compréhension de la culture japonaise.

Profiter de Kodomo no Hi en voyage : regards et bonnes manières

Pour les voyageurs étrangers, l'expérience prend tout son sens lorsque l'on dépasse la simple consommation événementielle pour témoigner du respect envers la culture sous-jacente.

C'est particulièrement vrai devant les décorations et les expositions, où le respect des autres est essentiel.

À garder à l'esprit lors des photos

Les koinobori et les décorations de sekku sont très photogéniques, mais soyez attentif à la distance lorsqu'il s'agit de décorations privées ou d'espaces proches d'un terrain privé.

N'entrez pas dans les zones interdites au public et ne touchez pas aux objets exposés : ce sont des règles de base.

Lors des manifestations locales, choisissez bien votre point d'arrêt afin de ne pas gêner la circulation des autres visiteurs.

Dans les lieux fréquentés, agir avec considération permet à chacun de profiter sereinement du spectacle.

Respecter aussi la dimension familiale

Kodomo no Hi n'est pas qu'un événement touristique : c'est aussi une fête importante au sein des foyers.

Tout n'est donc pas forcément ouvert aux visiteurs.

Même si des décorations sont visibles depuis l'extérieur, l'attitude la plus appropriée est de les apprécier discrètement.

Manifester de l'intérêt pour la culture japonaise est généralement très bien perçu, mais éviter de pénétrer dans les espaces privés rendra votre expérience encore plus enrichissante.

Kodomo no Hi : un éclairage sur la culture japonaise au printemps

Plutôt que de réduire Kodomo no Hi à une « journée pour les enfants », il est plus intéressant de la voir comme une scène de la culture japonaise au printemps.

Paysages, cuisine, décorations et vœux familiaux y sont étroitement liés.

Repérer les traditions saisonnières au fil du voyage

Certains aspects du Japon authentique, peu visibles dans les grands sites touristiques, demeurent dans les fêtes saisonnières.

Kodomo no Hi en est une porte d'entrée parfaite : elle reflète à la fois le mode de vie local et le sens des saisons.

Même sans grand événement, un petit kabuto en vitrine ou un koinobori flottant dans le vent peut suffire à créer un souvenir marquant.

Si vous gardez à l'esprit la question « qu'est-ce qui compte au Japon au printemps ? », votre regard sur les paysages de votre voyage s'en trouvera transformé.

En résumé

Kodomo no Hi est un jour férié national japonais célébré chaque année le 5 mai, également apprécié sous le nom de Tango no Sekku : c'est l'un des événements emblématiques du printemps.

La culture qui consiste à souhaiter la croissance et la santé des enfants se transmet encore aujourd'hui.

Connaître l'histoire permet de mieux comprendre le sens des coutumes : koinobori, kabuto, chimaki, kashiwa mochi ou shōbu-yu.

Pour les voyageurs étrangers, c'est un sujet accessible que l'on peut apprécier comme un paysage saisonnier, sans connaissances particulières.

Si vous croisez Kodomo no Hi lors d'une promenade printanière, regardez au-delà de l'éclat visuel : tournez aussi votre attention vers les vœux qui se cachent derrière.

Foire aux questions

R. Kodomo no Hi est un jour férié national fixé chaque 5 mai, instauré en 1948. Tango no Sekku est une fête annuelle de longue date, principalement consacrée à célébrer la croissance des garçons, alors que Kodomo no Hi concerne tous les enfants, garçons comme filles. Un point souvent peu perçu des voyageurs : la loi mentionne aussi un esprit de « gratitude envers les mères ».
R. Le koinobori est une décoration du Tango no Sekku issue de la légende chinoise du Tatsumon. Selon ce récit, une carpe ayant remonté un courant impétueux se serait transformée en dragon, ce qui en fait un symbole de réussite et de croissance robuste pour les enfants. Dans les compositions traditionnelles, magoi, higoi et kogoi représentent la famille, et les variations de couleurs ou d'agencement selon les régions font partie de l'intérêt de la décoration.
R. Le kabuto-kazari traduit le souhait de protéger l'enfant des malheurs et de le voir grandir en bonne santé. À l'époque d'Edo, la coutume des familles guerrières d'exposer armures, casques et figurines de samouraï s'est diffusée, et c'est elle qui a donné naissance à la culture actuelle des gogatsu-ningyo. Aujourd'hui, les modèles compacts adaptés aux logements modernes se multiplient, et l'on peut comparer les designs récents dans les boutiques pendant le voyage.
R. Le chimaki est un mets festif d'origine chinoise, surtout apprécié dans la région du Kansai. Le kashiwa-mochi est, lui, une coutume proprement japonaise : la feuille de chêne (kashiwa) ne tombe qu'une fois apparues les nouvelles pousses, ce qui en fait un symbole de descendance prospère, surtout populaire dans le Kanto. Goûter les deux dans une wagashi-ya en voyage permet de découvrir cette différence est-ouest dans la culture culinaire de Tango no Sekku.
R. Le shobu-yu est une coutume du Tango no Sekku qui consiste à se baigner dans une eau parfumée de feuilles d'iris (shobu). On attribuait autrefois à son arôme puissant un pouvoir de purification, et la lecture du mot évoquant aussi shobu (« vertu martiale ») a renforcé son association au souhait d'une croissance saine pour les garçons. De nombreux ryokan ou onsen le proposent en tant que bain de saison : c'est une bonne occasion de toucher du doigt la culture des sekku.
R. Les événements de koinobori se déroulent dans tout le pays, généralement de mi-avril à début mai. Certains sont spectaculaires, avec plusieurs centaines de carpes ondulant au-dessus d'une rivière, comme à la rivière Tsuruuda à Tatebayashi (préfecture de Gunma) ou à l'onsen de Tsuetate dans la préfecture de Kumamoto. La fréquentation grimpe particulièrement durant la Golden Week ; pour visiter plus tranquillement et profiter d'une lumière douce, viser tôt le matin est une bonne stratégie.
R. Le 5 mai, jour de Kodomo no Hi, est l'un des jours fériés qui composent la Golden Week (GW). Cette grande période de congés enchaîne les jours fériés du 29 avril (Showa no Hi) au 5 mai, et les sites touristiques comme les transports y sont très fréquentés. La réservation à l'avance des Shinkansen et des avions est fortement recommandée, et se déplacer en semaine, les 1er et 2 mai, permet souvent de visiter de manière plus fluide.
R. Le musée des poupées d'Iwatsuki, à Saitama, ainsi que les expositions saisonnières du Musée national de Tokyo permettent d'admirer de près des gogatsu-ningyo et des poupées de samouraï. Iwatsuki, surnommée la « ville des poupées », offre en plus une rue caractéristique aux nombreuses boutiques spécialisées. Les expositions ont souvent lieu d'avril à début mai : il est utile de vérifier les dates avant de s'y rendre.

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