Profitez de votre voyage au Japon !

Nouvel An japonais : origines, traditions et infos voyageurs

Nouvel An japonais : origines, traditions et infos voyageurs

Nouvel An japonais (Shogatsu) : origines, hatsumode, osechi et horaires des commerces. Repères essentiels pour profiter du séjour.

L'essentiel

L'attrait en une phrase

Le Shogatsu est l'événement japonais de Nouvel An où l'on accueille le toshigami-sama et formule des vœux pour l'année : il rassemble des coutumes propres comme le hatsumode, l'osechi et le kadomatsu

Événements représentatifs

Hatsumode (visite à un sanctuaire ou temple), joya no kane (108 coups de cloche le 31 décembre), kakizome, et jeux de Nouvel An comme hanetsuki ou tako-age

Période et durée

Le cœur va du 1er au 3 janvier (san-ga-nichi) ; selon les régions, le Shogatsu inclut aussi le matsu no uchi, jusqu'au 7 ou 15 janvier

Culture culinaire du Shogatsu

L'osechi est un repas en jubako rempli de mets porte-bonheur ; le zoni varie beaucoup selon les régions : kaku-mochi en bouillon clair dans le Kanto, maru-mochi en miso blanc dans le Kansai

Ouverture des commerces

Beaucoup de magasins ferment ou réduisent leurs horaires autour du 1er janvier, mais certains centres commerciaux deviennent connus pour leurs hatsuuri et fukubukuro

Gestes de base pour prier

Au sanctuaire : deux inclinations, deux frappements de mains, puis une inclination. Au temple : joignez les mains en silence. Suivez calmement le mouvement autour de vous

Signification des décorations

Le kadomatsu sert de repère pour accueillir le toshigami-sama, et la shimekazari indique que le lieu a été purifié

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

Articles populaires sur Toutes les zones

Quelle est l'origine de Shōgatsu (Nouvel An japonais) ?

Shōgatsu, le Nouvel An japonais, est une fête importante qui célèbre le début d'une nouvelle année.

Aujourd'hui, on le connaît surtout comme une période passée en famille, mais à l'origine, il s'agissait d'une fête où l'on accueillait Toshigami-sama (la divinité de l'année) en priant pour la sécurité et les bonnes récoltes.

Une fête pour accueillir Toshigami-sama au Nouvel An

Au Japon, depuis longtemps, le passage d'une année à l'autre est considéré comme un moment particulier.

Sur cette idée se sont superposées les croyances et les habitudes de vie, façonnant la culture de Shōgatsu telle qu'on la connaît.

La période de Shōgatsu désigne généralement les jours allant du Jour de l'An (1er janvier) jusqu'au 3 janvier (san-ga-nichi), mais on inclut parfois aussi le matsu-no-uchi (jusqu'au 7 ou au 15 janvier selon les régions).

Les décorations et les plats ont aussi un sens

Le kadomatsu et la décoration shimekazari sont connus comme des signes servant à accueillir Toshigami-sama.

Le kadomatsu est une décoration faite de pin et de bambou, qui sert de repère permettant à Toshigami-sama de trouver la maison.

La shimekazari indique que le lieu a été purifié.

Les osechi et les mochi symbolisent également la célébration du Nouvel An et le souhait d'une bonne année.

Coutumes et événements typiques de Shōgatsu

Shōgatsu se distingue par le fait qu'il ne se limite pas à des manifestations destinées au tourisme : c'est une fête profondément ancrée dans la vie quotidienne.

C'est aussi une période où les voyageurs en quête de l'atmosphère du Nouvel An japonais peuvent découvrir la culture de très près.

Hatsumōde (première visite au sanctuaire)

Le hatsumōde est la coutume qui consiste à se rendre dans un sanctuaire shintō ou un temple bouddhiste au début de la nouvelle année.

C'est l'événement le plus emblématique de Shōgatsu, et beaucoup y vont prier pour la santé et la sérénité de l'année.

L'affluence est maximale du Jour de l'An au 3 janvier, mais en général, toute visite effectuée pendant le matsu-no-uchi est considérée comme un hatsumōde.

Les sanctuaires et temples célèbres peuvent accueillir un très grand nombre de visiteurs : prévoyez une marge de temps confortable.

Joya no kane (la cloche de la nuit du Nouvel An)

Joya no kane désigne la cloche que l'on fait sonner dans les temples bouddhistes au cœur de la nuit du 31 décembre.

Selon la tradition, on la frappe 108 fois, ce nombre correspondant aux passions humaines (bonnō), et c'est une coutume typiquement japonaise pour aborder le passage à la nouvelle année dans une atmosphère solennelle.

Certains temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche eux-mêmes, ce qui constitue une expérience marquante pour les voyageurs séjournant au Japon entre fin décembre et début janvier.

Kakizome (première calligraphie de l'année)

Le kakizome est la coutume qui consiste à écrire au pinceau les premiers caractères de la nouvelle année.

On y inscrit souvent ses bonnes résolutions ou un mot favori : c'est l'une des coutumes typiques du Nouvel An japonais.

Pratiqué surtout au début de l'année, on l'apprécie aussi comme « kotohajime », l'acte symbolique de commencer quelque chose en début d'année.

Les jeux typiques du Nouvel An

Le hanetsuki (sorte de badminton traditionnel), le takoage (lancer de cerf-volant), le karuta (jeu de cartes) et le fukuwarai sont bien connus comme des jeux symboliques de Shōgatsu.

Aujourd'hui, la manière de passer Shōgatsu varie selon les familles, mais ces jeux transmettent encore le sentiment de la saison.

Bonnes manières de base pour le hatsumōde

Pour le hatsumōde, plutôt que de mémoriser parfaitement chaque détail du protocole, l'essentiel est d'agir calmement en suivant le mouvement général.

Même pour une première fois, en connaissant les bases, vous pourrez prier en toute sérénité.

Points à garder à l'esprit pendant la visite

  • Ne pas gêner la circulation des autres sur l'allée du sanctuaire (sandō)
  • Ne pas parler fort de manière prolongée
  • Suivre les panneaux d'information et les consignes du personnel

Le rituel diffère entre sanctuaires et temples

Dans un sanctuaire shintō, le rite de base est « ni-hai ni-hakushu ippai » : deux saluts profonds, deux frappes de mains, un salut profond.

Dans un temple bouddhiste, on ne frappe pas dans les mains : on joint simplement les mains en silence (gasshō).

Mais ne vous inquiétez pas si vous n'êtes pas sûr du protocole.

Il suffit d'observer les gestes des autres visiteurs et de joindre les mains avec recueillement.

Précautions pour les photos

L'autorisation de photographier varie d'un lieu à l'autre.

Près des personnes en prière ou dans les zones très fréquentées, mieux vaut faire preuve de discrétion par égard pour les autres.

Comment changent les horaires des commerces pendant Shōgatsu

Pendant un voyage à la période de Shōgatsu, il est important de garder un œil sur les horaires des magasins et des établissements.

Si vous vous déplacez comme d'habitude, votre planning peut facilement se décaler.

Fermetures et horaires réduits sont fréquents

À Shōgatsu, les commerces indépendants, restaurants et sites touristiques peuvent être fermés ou avoir des horaires réduits.

Les grands magasins et centres commerciaux peuvent eux aussi fonctionner selon des horaires différents de ceux du quotidien.

C'est surtout autour du Jour de l'An que les fermetures et changements d'horaires sont les plus fréquents, et selon les types de commerces, le choix peut être limité.

Les hatsu-uri (premières ventes de l'année) ont également lieu

À l'inverse, dans les centres commerciaux, les hatsu-uri (premières ventes de l'année) font souvent parler d'elles.

Les fukubukuro, ces sacs surprises avantageux, sont fréquemment vendus, et certains magasins voient se former de longues files d'attente.

Si vous souhaitez faire du shopping, vérifiez tout de même la date d'ouverture et les horaires de chaque établissement.

Points à garder en tête pour les voyageurs

  • Vérifier à l'avance les informations officielles des magasins et lieux que vous voulez visiter
  • Ne pas se limiter à un seul choix pour les repas
  • Repérer à l'avance les magasins où vous pourriez vous arrêter avant ou après vos déplacements

Pendant Shōgatsu, le rythme des villes est un peu différent de l'ordinaire.

Profitez-en aussi comme d'une atmosphère propre à la saison, et organisez un planning avec de la marge pour vous déplacer plus facilement.

Comment se déroule généralement Shōgatsu au Japon

Les manières de passer Shōgatsu varient selon les familles, mais certains éléments communs se retrouvent souvent.

Connaître ces habitudes générales aide à mieux comprendre l'atmosphère des villes et le comportement des gens.

Accueillir la nouvelle année tranquillement en famille

Shōgatsu est une période où l'on se réunit souvent en famille pour partager des repas et passer du temps tranquillement à la maison.

Beaucoup tiennent à l'idée d'accueillir la nouvelle année dans le calme.

Profiter des osechi et du zōni

Sur la table de Shōgatsu apparaissent souvent les osechi et le zōni.

Les osechi sont des plats disposés dans des boîtes empilées (jūbako), et chaque mets a une signification porte-bonheur : les kuromame (haricots noirs) pour vivre en bonne santé et avec persévérance, les kazunoko (œufs de hareng) pour la prospérité de la descendance, le tazukuri (petites sardines) pour de bonnes récoltes…

Le zōni est une soupe avec du mochi : l'assaisonnement et les ingrédients varient grandement selon les régions.

Dans la région du Kantō, on trouve typiquement le mochi carré dans un bouillon clair (sumashi-jiru) ; dans le Kansai, le mochi rond dans un bouillon au miso blanc. Mais il existe encore bien d'autres variantes : c'est un plat où l'on perçoit aisément la diversité de la culture culinaire japonaise.

La coutume de l'otoshidama

L'otoshidama est la coutume bien connue qui consiste à offrir de l'argent aux enfants à Shōgatsu.

Il est généralement glissé dans une petite enveloppe (pochi-bukuro) et remis lorsque la famille et les proches se réunissent : c'est une scène typique du Nouvel An.

Échanger les vœux du Nouvel An

« Akemashite omedetō gozaimasu » est la salutation emblématique de Shōgatsu.

L'entendre dans les magasins, les hébergements ou les événements locaux donne un sentiment plus tangible du Nouvel An japonais.

Les voyageurs qui utilisent cette salutation reçoivent souvent une réaction chaleureuse : il vaut donc la peine de la mémoriser.

Conclusion : connaître l'origine et les coutumes de Shōgatsu pour mieux en profiter

Shōgatsu est une fête saisonnière essentielle au Japon, où l'on accueille Toshigami-sama et où l'on prie pour la sécurité et le bonheur de la nouvelle année.

En connaissant son origine, on comprend mieux le sens des coutumes : hatsumōde, osechi, décorations, kakizome, otoshidama…

De plus, à Shōgatsu, les horaires des commerces changent par rapport à d'habitude, et toute la ville prend une atmosphère un peu particulière.

En comprenant les habitudes générales, vous pourrez profiter plus naturellement de la culture du Nouvel An japonais, même en voyage.

Foire aux questions

R. Shōgatsu est une fête annuelle japonaise au cours de laquelle on accueille et célèbre le Toshigami-sama (la divinité du nouvel an). Cette tradition, qui consiste à prier pour la sécurité et les bonnes récoltes de l'année, désigne en général la période allant du 1er au 3 janvier (san-ga-nichi). Selon les régions, on considère parfois la période jusqu'à la fin du matsu-no-uchi comme faisant partie du Nouvel An : il est donc utile de savoir que la fin des décorations et des événements peut varier.
R. L'osechi-ryōri est le repas de fête traditionnel du Nouvel An, présenté dans des boîtes laquées superposées (jūbako), où chaque mets a une signification porte-bonheur. Les haricots noirs (kuromame) symbolisent le travail assidu, les œufs de hareng (kazunoko) la prospérité de la descendance et les crevettes la longévité (jusqu'à ce que le dos se courbe). Les ingrédients changent selon les régions, comme à Hokkaido ou à Kyushu : déguster un osechi dans un hôtel ou un ryokan permet de découvrir les saveurs locales.
R. Le kadomatsu sert de repère pour accueillir le Toshigami-sama, et le shimekazari indique un lieu purifié pour le Nouvel An. Le pin et le bambou y expriment la vitalité et le souhait de prospérité, et les disposer à l'entrée prépare l'accueil de la nouvelle année. La date d'installation varie selon les régions, mais beaucoup de foyers choisissent le 28 (chiffre de bon augure car il « s'élargit »), tandis que la coutume d'éviter les 29 et 31 décembre est également bien connue.
R. Dans les sanctuaires shintō, la pratique courante est le « ni-hai ni-hakushu ippai » (deux inclinations, deux frappes des mains, une inclination). Dans les temples bouddhistes, on ne tape pas dans les mains : on joint silencieusement les paumes en prière (gasshō). Cela dit, ne vous inquiétez pas si vous n'êtes pas sûr du protocole : observer les fidèles autour de vous et joindre les mains avec recueillement suffit généralement pour participer respectueusement.
R. Autour du 1er janvier, de nombreux commerces indépendants, restaurants et sites touristiques sont fermés ou ont des horaires réduits. Les konbini fonctionnent presque normalement, mais les grands magasins et les supermarchés sont souvent fermés les 1er et 2 janvier. Les chaînes de restauration sont parfois ouvertes, mais beaucoup d'établissements indépendants renommés ferment durant les trois premiers jours : il est plus sûr de prévoir que les choix de repas seront limités.
R. Le joya no kane est la cloche que l'on fait sonner dans les temples bouddhistes la nuit du 31 décembre : la tradition veut qu'on la frappe 108 fois, soit le nombre des passions humaines. De nombreux temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche, certains distribuant des tickets numérotés et d'autres fonctionnant par ordre d'arrivée. Comme on attend longtemps en pleine nuit à l'extérieur, prévoyez une tenue bien chaude.
R. Les soldes du Nouvel An commencent souvent le 2 janvier dans les centres commerciaux, certains établissements ouvrant dès le 1er janvier. Les fukubukuro sont des assortiments dont le contenu n'est pas visible, proposés à un prix plus avantageux que d'habitude. Les fukubukuro des marques populaires attirent de longues files d'attente avant l'ouverture : utiliser les boutiques qui acceptent les réservations en ligne à l'avance est un moyen efficace de les obtenir.
R. L'ozōni est une soupe du Nouvel An dont la vedette est le mochi : son assaisonnement et ses ingrédients varient considérablement selon les régions. Dans le Kanto, on utilise typiquement du mochi rectangulaire et un bouillon clair (sumashi), tandis qu'au Kansai, le mochi rond avec un bouillon au miso blanc est représentatif. Dans la préfecture de Kagawa, on prépare même un ozōni avec du mochi fourré à l'anko, et certains amateurs voyagent pour comparer les recettes. Certains hôtels servent plusieurs sortes d'ozōni dans leurs buffets du Nouvel An.

Spots recommandés à proximité

Découvrez les articles recommandés dans cette zone

※ Le contenu de l'article est basé sur des informations au moment de la rédaction et peut différer de la situation actuelle. De plus, nous ne garantissons pas l'exactitude et l'exhaustivité du contenu publié, merci de votre compréhension.