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Kendama, koma, taketonbo : jouets traditionnels japonais

Kendama, koma, taketonbo : jouets traditionnels japonais

Ce guide présente les jouets traditionnels japonais comme kendama, koma et taketonbo : culture locale, dextérité et souvenirs à rapporter.

L'essentiel

L'attrait en un mot

Guide pour vivre la culture ludique japonaise à travers les jouets traditionnels — kendama, toupies, taketombo — et leurs formes simples nées d'un savoir-faire artisanal.

Points clés du kendama

Un manche en bois pointu et trois coupelles permettent de manier la boule. La ville de Hatsukaichi (préfecture d'Hiroshima) est connue comme le « berceau du kendama ».

Types de toupie et particularités régionales

On distingue nage-goma, hineri-goma et momi-goma, auxquels s'ajoutent les variantes régionales comme la hakata-goma, la zuguri-goma ou la kyô-koma.

L'intérêt du taketombo

Ce jouet en matériau naturel — pales et axe en bambou — se lance en frottant l'axe entre les paumes. Il fait comprendre par l'expérience le principe de l'hélicoptère.

Facilité d'apprentissage

Le kendama débute avec des figures de base comme la grande ou la petite coupelle, puis se complexifie progressivement, ce qui le rend accessible aux débutants.

Conseils d'achat

On en trouve dans les boutiques de souvenirs touristiques et les magasins d'arts populaires pour environ 800 à 3 000 yens. Le Japan Toy Museum (Himeji) ou les sites associés de Hatsukaichi sont aussi des lieux d'achat.

Conseils pour choisir un souvenir

Distinguez les pièces décoratives des jouets fonctionnels, vérifiez le matériau, le caractère artisanal ou non, et la spécificité régionale. Pensez aussi à la fragilité et à la facilité de transport.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Les denshō gangu (jouets traditionnels japonais) sont des jouets anciens transmis de génération en génération à travers les régions et la vie quotidienne du Japon.

Leur apparence est simple, mais ils offrent le plaisir de bouger les mains, d'apprendre à utiliser son corps et de faire preuve d'ingéniosité en jouant.

Parmi les jouets traditionnels japonais représentatifs comme le kendama, le koma (toupie) et le take-tonbo (hélicoptère en bambou), beaucoup utilisent des matériaux naturels tels que le bois et le bambou, condensent une grande technicité dans des formes simples, et se prêtent à un partage en famille ou entre amis.

C'est pourquoi, plutôt que de simples jouets, leur charme se révèle pleinement lorsqu'on les considère comme des objets qui reflètent la culture de la vie quotidienne au Japon.

Pourquoi les jouets traditionnels japonais sont-ils si fascinants ?

  • Les règles sont simples et l'on comprend facilement comment commencer à jouer, même la première fois
  • On peut s'amuser non seulement en regardant, mais aussi en manipulant soi-même
  • Les matériaux et les formes conservent la sensibilité de l'artisanat japonais
  • Ils paraissent destinés aux enfants, mais les adultes s'y passionnent aussi facilement
  • Ils permettent de partager un moment avec les voyageurs étrangers, par-delà la barrière de la langue

Le charme du kendama : simplicité de la forme et richesse des figures

Le kendama est un jouet traditionnel emblématique du Japon : il se compose d'un manche en bois avec une pointe et trois coupelles (grande, petite et moyenne), sur lesquelles on tente de réceptionner ou d'embrocher une boule.

Les mouvements paraissent simples, mais la posture, l'utilisation du poignet et la concentration changent considérablement les sensations.

L'histoire du kendama et son lieu de naissance

Des jeux similaires au kendama existaient depuis longtemps à l'étranger, et au Japon, des jeux apparentés sont évoqués dans le « Kenkai Sumō Zue », un ouvrage de l'époque Edo.

Le « Nichigetsu Ball », considéré comme l'ancêtre du kendama actuel, fut conçu et déposé en 1918 (Taishō 7) par Hamaji Egusa, originaire de Kure dans la préfecture de Hiroshima, puis enregistré comme modèle d'utilité en 1919 (Taishō 8).

Par la suite, la fabrication à grande échelle débuta à Hatsukaichi (préfecture de Hiroshima), où la technique du tournage du bois était très développée, ce qui vaut aujourd'hui à cette ville le titre de « berceau du kendama ».

La Japan Kendama Association (association d'utilité publique) fut fondée en 1975, et aujourd'hui, les compétitions et les échanges se développent au Japon comme à l'étranger.

Pourquoi le kendama plaît tant aux voyageurs

L'attrait du kendama réside dans le fait que sa pratique se transmet facilement par la vue.

Même sans parler la même langue, il suffit d'une démonstration pour comprendre « comment jouer », ce qui en fait un excellent prétexte d'échange avec les voyageurs étrangers.

De plus, la réussite et l'échec étant clairement visibles, on ressent rapidement un sentiment d'accomplissement, même en peu de temps.

Ce n'est pas seulement la réussite qui compte : le plaisir vient aussi du processus consistant à acquérir peu à peu la bonne sensation.

Pour les débutants, il est conseillé de commencer par les figures de base comme « poser la boule sur la grande coupelle » ou « sur la petite coupelle » ; certains parviennent à en saisir l'astuce en 5 à 10 minutes.

Une fois à l'aise, on peut s'attaquer progressivement à des figures plus difficiles comme « tomeken », « hikōki » ou « moshikame ».

Le koma (toupie) : artisanat japonais et sens de l'équilibre

Le koma (toupie japonaise) est un jouet traditionnel dont le principe est simple — faire tourner — mais dont la forme et le poids cachent un véritable savoir-faire.

Il existe différentes façons de jouer : la « nage-goma » (toupie qu'on lance avec une ficelle enroulée), la « hineri-goma » (toupie que l'on fait tourner à la main en pinçant l'axe), ou encore la « momi-goma » (toupie que l'on fait tourner en la frottant entre les deux paumes). Comparer ces différences visuelles fait partie du plaisir.

L'histoire des koma japonaises et leurs particularités régionales

L'histoire des toupies au Japon est ancienne : on a retrouvé des toupies en bois datant probablement de la fin du VIe au début du VIIe siècle.

À l'époque Edo, elles se diffusent partout dans l'archipel comme jeu populaire, et chaque région développe des modèles enracinés dans son territoire.

Ainsi, la « Hakata-goma » de Kyūshū est connue comme l'ancêtre des toupies d'acrobatie (kyoku-goma) ; dans la région du Tōhoku, la « zuguri-goma » peut tourner sur la neige ; et à Kyoto, la « Kyō-goma », appréciée comme porte-bonheur, est encore fabriquée aujourd'hui : autant de variantes régionales pleines de caractère.

Que regarder quand on observe une toupie ?

Les différences de forme

De légères variations de forme modifient sensiblement la rotation et l'impression de stabilité.

Si vous croisez des toupies en voyage, observez non seulement les couleurs et les motifs, mais aussi la répartition du centre de gravité et la finesse de la fabrication.

Les toupies tournées au tour par les artisans appelés kijishi reflètent particulièrement bien, par la douceur de leur surface et la rectitude de leur axe, le niveau de l'artisanat local.

Les différentes manières de jouer

Avec les toupies, on peut chercher à « la faire tourner longtemps », « la faire tourner avec élégance », ou encore « la faire tomber à un endroit précis » : il n'y a pas qu'une seule façon de jouer.

Au-delà de la simple victoire ou défaite, on apprécie la mise en scène des figures et le plaisir de l'entraînement répété.

Dans certaines régions se transmettent même des manières de jouer comme la « kenka-goma », où l'on fait se heurter les toupies, ainsi que des techniques particulières pour enrouler la ficelle — autant d'occasions de toucher au contexte culturel.

Le take-tonbo, un jeu né de l'ingéniosité avec les matériaux naturels

Le take-tonbo (hélicoptère en bambou) est un jouet traditionnel connu pour s'envoler grâce à la rotation et à la portance du vent.

La légèreté du matériau et la forme des pales influencent le vol : ce petit objet condense le plaisir de l'observation et de l'expérimentation.

L'histoire du take-tonbo et son caractère japonais

Au Japon, un « ki-tonbo » en hinoki (cyprès japonais) très semblable au take-tonbo actuel a été mis au jour sur le site du palais de Heijō, datant de la seconde moitié de l'époque Nara : l'histoire du take-tonbo remonterait donc à l'Antiquité.

À l'époque Edo, il devient un jeu très populaire chez les enfants, et reste aujourd'hui un jouet traditionnel apprécié dans les écoles de nature et les ateliers d'artisanat.

Comment jouer au take-tonbo et où réside son charme

Tout le charme du take-tonbo tient au fait que le jeu naît d'un matériau familier : le bambou.

En utilisant un matériau naturel, en le façonnant à la main, en essayant différentes manières de le lancer et en l'ajustant à plusieurs reprises, on retrouve la sagesse simple présente dans la vie quotidienne japonaise.

La technique de base consiste à faire rouler vigoureusement entre ses deux paumes l'axe central traversant les pales en forme d'hélice, puis à le lâcher droit vers le haut.

Bien lancé, il s'élève haut dans les airs et permet de ressentir le principe du rotor, le même que celui des hélicoptères.

D'apparence légère, il demande pourtant une certaine maîtrise dans la prise en main et la force appliquée pour voler droit.

C'est donc un jouet qui se révèle bien plus marquant lorsqu'on le prend en main que lorsqu'on se contente de l'observer.

Comment apprécier les jouets traditionnels en voyage et bien choisir ses souvenirs

Lorsque vous découvrez un jouet traditionnel japonais, ne vous arrêtez pas à « ce qu'il fait » : intéressez-vous aussi à « dans quels matériaux il est fait » et « dans quel cadre on s'en sert traditionnellement ».

Connaître ce contexte change beaucoup l'impression que l'on a, même d'un kendama ou d'une toupie.

Les points à observer

  • Est-il destiné à être exposé, ou réellement utilisé pour jouer ?
  • En quoi le caractère du matériau (bois, bambou, papier...) s'exprime-t-il ?
  • Est-il pensé pour les enfants, ou aussi pour les adultes ?
  • Les couleurs et motifs traduisent-ils une identité régionale ?
  • S'agit-il d'une pièce artisanale ou d'un produit fabriqué en série ?

Où croiser des jouets traditionnels

On trouve les jouets traditionnels dans les boutiques de souvenirs des sites touristiques, dans les magasins d'artisanat populaire (mingei), mais aussi dans des musées spécialisés rassemblant des jouets régionaux de tout le pays.

Le Japan Toy Museum à Himeji (préfecture de Hyōgo), ou les sites liés à Hatsukaichi (préfecture de Hiroshima), berceau du kendama, proposent parfois des expositions et des ateliers de découverte.

Dans les boutiques de souvenirs des grandes destinations touristiques comme Asakusa ou Kyoto, on peut acquérir un véritable kendama ou take-tonbo en bois pour 800 à 3 000 yens, et certaines boutiques proposent l'expédition à l'étranger.

Quel jouet choisir comme souvenir ?

Pour un premier achat, mieux vaut opter pour un modèle dont on imagine facilement l'usage et d'une taille pratique à rapporter.

Il est également utile de décider à l'avance si vous l'achetez pour jouer ou pour décorer : cela facilite grandement le choix.

Si une explication est donnée en boutique, n'hésitez pas à vous renseigner sur les matériaux et l'entretien.

Quand une démonstration est possible, observez d'abord le mouvement avant de choisir : vous saisirez mieux le charme du jouet.

Pour un format compatible avec un bagage cabine (un kendama de taille standard, environ 18 cm de long), le rapatriement à l'étranger se fait sans difficulté particulière.

Conclusion : découvrir la vie japonaise à travers les jouets traditionnels

Le kendama, le koma et le take-tonbo sont à la fois des jouets et des témoins de l'artisanat et du quotidien japonais.

Chacun a son charme propre, mais tous partagent un point commun : « une forme simple, mais pensée avec ingéniosité ».

Si vous croisez un jouet traditionnel japonais en voyage, ne vous demandez pas seulement si vous savez bien y jouer : observez aussi les matériaux, la forme, la manière de s'en servir et la façon dont il a été transmis.

Vous verrez alors apparaître, à travers un simple souvenir ou un objet exposé, toute la délicate profondeur de la culture japonaise.

Foire aux questions

R. Les jouets traditionnels japonais sont d'anciens jouets reflétant les matériaux locaux, les manières de jouer et les souhaits des régions. On y trouve le kendama, la toupie (koma), la libellule en bambou (taketonbo) ou la daruma. Au-delà du simple jeu, certains sont aussi appréciés comme porte-bonheur ou souvenirs régionaux.
R. Le kendama moderne est étroitement lié à la ville de Hatsukaichi, dans la préfecture de Hiroshima. On dit qu'Egusa Hamaji aurait conçu le « Nichigetsu Ball » en 1918. Aujourd'hui encore, des compétitions et événements y sont organisés, ce qui en fait aussi un thème de voyage participatif.
R. Le kendama se trouve dans les magasins de jouets, les boutiques de souvenirs, les magasins spécialisés et les boutiques des sites touristiques. Pour débuter, choisir un modèle d'entraînement avec des coupelles légèrement plus grandes facilite la prise en main. Comparer les essences de bois et les finitions est aussi un plaisir à part entière.
R. Le jeu de koma ne se limite pas à enrouler la corde et lancer la toupie : on peut aussi la rattraper sur la main et enchaîner des figures. Certaines installations touristiques ou événements de jeux anciens proposent l'expérience. Pour débuter, il vaut mieux essayer dans un espace dégagé afin d'éviter tout incident.
R. La Kendama World Cup est une compétition internationale de kendama qui se tient à Hatsukaichi, dans la préfecture de Hiroshima. Le nombre de pays et de participants varie selon les années, mais des joueurs étrangers y participent, et on peut apprécier la mise en scène des figures et leur association à la musique.
R. La daruma est à la fois un jouet et un porte-bonheur sur lequel on formule un vœu. La coutume veut que l'on dessine un œil au moment de faire un vœu, puis le second une fois le vœu exaucé. Les couleurs et les expressions varient selon les régions, ce qui en fait aussi un objet à observer attentivement.
R. Le taketonbo est un jouet que l'on fait tourner en frottant la tige entre les paumes, pour qu'il s'élève grâce à ses ailes. Même léger, il s'envole avec force ; il est donc préférable de jouer en extérieur, dans un endroit dégagé et orienté à l'écart des autres personnes pour plus de sécurité.
R. Des jouets en bois similaires au taketonbo ont été retrouvés sur des sites archéologiques de l'époque de Nara. Bien qu'il ressemble à un simple jouet d'enfant, il permet de ressentir physiquement les principes de rotation et de portance, ce qui lui donne aussi un côté scientifique intéressant.

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