Profitez de votre voyage au Japon !

Tōji au Japon : guide du solstice d'hiver et des traditions

Tōji au Japon : guide du solstice d'hiver et des traditions
Découvrez le Tōji au Japon : bain au yuzu, citrouille, origine du solstice d'hiver et coutumes à connaître pour mieux comprendre cette journée.

L'essentiel

L'essentiel en un coup d'œil

Le tōji japonais, qui marque le jour le plus court de l'année, est une fête saisonnière où l'on souhaite santé et longévité avec de la courge et un bain au yuzu. Même en voyage, on découvre la culture des saisons japonaises à travers la cuisine et le bain.

Période

Habituellement vers les 21 ou 22 décembre, donc fin décembre. C'est l'un des 24 termes solaires, appelé « ichiyō raifuku », un moment de bon augure.

Plat emblématique

La courge du tōji. Son nom « nankin » formant un jeu de mots porte-bonheur, on la prépare classiquement mijotée. Selon les régions, il existe aussi des spécialités locales comme l'« itoko-ni ».

Les sept aliments porte-bonheur de l'hiver

Renkon (lotus), ninjin (carotte), ginnan (noix de ginkgo), kinkan (kumquat), kanten (agar-agar), udon et nankin (courge). Ces aliments dont le nom contient deux fois la syllabe « n » seraient propices à la chance.

Le bain au yuzu

Cette coutume serait née à l'époque d'Edo des jeux de mots entre « tōji » (solstice) et « tōji » (cure thermale), et entre « yuzu » et « yūzū » (souplesse), comme attraction pour les bains publics. On laisse flotter les yuzu entiers dans la baignoire, ou on les place dans un sachet de gaze pour les peaux sensibles.

Où le découvrir en voyage

Cuisine de saison des restaurants japonais et auberges, plats obanzai, rayons de plats préparés et de fruits/légumes des supermarchés et sous-sols de grands magasins, bains publics et établissements thermaux, boutiques de souvenirs et de wagashi des sites touristiques.

Conseils et protection contre le froid

Dans les bains, respectez les règles de base, comme ne pas mettre la serviette dans la baignoire. Comme les jours sont courts et froids, prévoyez vêtements chauds, chaufferettes et chaussures antidérapantes.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

Articles populaires sur Toutes les zones

Le Tōji : découvrez ce tournant majeur des saisons au Japon

Le Tōji (solstice d'hiver) est l'un des 24 termes solaires (nijūshi sekki) du calendrier traditionnel japonais. Il correspond à la période de l'année où le jour est le plus court et la nuit la plus longue.

Il a généralement lieu fin décembre, autour du 21 ou du 22 décembre.

Le moment exact du solstice est atteint lorsque la longitude écliptique du soleil franchit 270 degrés : à partir du lendemain, les jours recommencent progressivement à rallonger.

Le Tōji est aussi appelé « ichiyō raifuku », une expression signifiant que, après le point culminant du yin, le yang revient : un moment de transition de bon augure.

Au Japon, cette date n'est pas seulement un repère astronomique : elle représente un jalon dans l'année, propice à traverser en bonne forme la période la plus froide de l'année.

Si des plats de saison et des rituels de bain se perpétuent encore aujourd'hui, c'est parce qu'ils traduisent la volonté de prendre soin de soi au changement de saison et de prier pour une bonne santé (mubyō-sokusai).

Pourquoi mange-t-on de la courge (kabocha) au Tōji ?

Parmi les aliments emblématiques du Tōji, la kabocha (courge japonaise) est la plus connue.

La kabocha est aussi appelée nankin, et les aliments dont le nom japonais contient le son « n » sont traditionnellement associés à la chance (« un » en japonais) : c'est l'une des raisons pour lesquelles on la mange au solstice d'hiver.

En plus du nankin, d'autres aliments comme le renkon (racine de lotus), la ninjin (carotte), le ginnan (noix de ginkgo), le kinkan (kumquat), le kanten (agar-agar) et l'udon forment les « sept aliments de l'hiver » (fuyu no nanakusa), réputés porter chance lorsqu'on les consomme au Tōji.

Pourquoi de la kabocha en hiver ?

La kabocha est à l'origine un légume récolté en été, mais sa peau épaisse permet une longue conservation : c'est un aliment facile à consommer même au cœur de l'hiver, lorsque les légumes frais se font rares.

Bien conservée, sa saveur s'intensifie, et elle apporte vitamines et caroténoïdes : autant de raisons qui en ont fait un aliment privilégié du Tōji.

Autrefois, l'offre de légumes d'hiver était limitée ; la kabocha récoltée en été et stockée constituait donc une précieuse source de nutriments pour passer l'hiver en bonne santé.

Comment la déguster pendant votre voyage

À la maison, la kabocha se prépare le plus souvent en ragoût, mijotée avec de la sauce soja et du sucre jusqu'à obtenir une saveur douce et réconfortante.

Selon les régions, on trouve aussi des plats traditionnels comme l'itoko-ni, où la kabocha est cuite avec des haricots azuki : cette préparation est notamment appréciée dans la région du Hokuriku.

En voyage, vous pouvez rencontrer ces plats de kabocha typiques du Tōji dans les restaurants de cuisine japonaise sous forme d'obanzai, parmi les petits plats d'un teishoku (menu fixe), dans les menus de ryokan ou au rayon traiteur des supermarchés de saison.

Certains de ces plats sont transmis comme cuisine régionale et constituent une belle porte d'entrée vers la culture culinaire hivernale du Japon.

Yuzuyu : pourquoi prend-on un bain au yuzu au Tōji ?

L'autre tradition emblématique du Tōji est le yuzuyu (bain au yuzu).

De nombreux bains publics (sentō) proposent encore un yuzuyu le jour du solstice d'hiver, selon le dicton populaire selon lequel « prendre un bain au yuzu au Tōji protège du rhume pendant un an ».

Cette tradition se serait répandue à l'époque d'Edo grâce à un jeu de mots : tōji (solstice d'hiver) fait écho à tōji (cure thermale), et yuzu rappelle yūzū (flexibilité, prospérité). Les bains publics y ont vu un excellent argument pour attirer la clientèle en hiver.

Une tradition hivernale pour profiter du parfum du yuzu

Au-delà de l'effet réchauffant, le yuzuyu est apprécié pour son parfum frais, qui permet de ressentir pleinement la saison.

Son arôme frais évoque immédiatement l'hiver japonais.

Pour les voyageurs, c'est l'une des manières les plus accessibles de découvrir la culture japonaise du bain en hiver.

Les dates et modalités varient selon les établissements : si vous souhaitez vivre un yuzuyu dans un sentō ou un onsen urbain, consultez le site officiel ou les informations affichées sur place avant de vous y rendre.

Comment profiter du yuzuyu à la maison ou au ryokan

Même si votre hébergement ne propose pas de yuzuyu, vous pouvez simplement acheter quelques yuzu au supermarché ou dans une épicerie de fruits et les faire flotter entiers dans l'eau du bain pour profiter de leur parfum.

Si vous avez la peau sensible, laissez les fruits entiers sans les couper, ou placez-les dans un sachet en gaze pour atténuer leur effet irritant.

Comment vivre le Tōji pendant votre voyage au Japon ?

Le Tōji n'est pas une grande fête nationale célébrée partout de la même manière : sa pratique varie selon les foyers, les régions et les établissements.

Aussi, pour ressentir l'atmosphère du Tōji lors d'un voyage, plutôt que de chercher des événements spécifiques, il est plus efficace de se tourner vers les repas, les bains et les rayons de saison.

Où découvrir facilement les traditions du Tōji au Japon

  • Les plats de saison dans les restaurants de cuisine japonaise ou les ryokan, et les petits plats d'obanzai
  • Les rayons traiteur des supermarchés et des depachika (sous-sols gourmands des grands magasins), les yuzu et légumes d'hiver au rayon fruits et légumes
  • Les annonces de « yuzuyu » dans les sentō et les établissements thermaux de jour (parfois uniquement le jour même)
  • Les boutiques de souvenirs des sites touristiques, les décorations saisonnières, les wagashi (pâtisseries japonaises) en édition hivernale

Conseils pour en profiter simplement

La culture du Tōji n'est pas un rituel complexe qui nécessiterait une expertise particulière.

Choisir un plat de kabocha, prendre en main un produit parfumé au yuzu, s'initier à la culture du bain : même un petit geste suffit à faire l'expérience de la saisonnalité japonaise.

Une fois les origines connues, ces coutumes ne sont plus de simples habitudes hivernales, mais révèlent toute une sagesse de la vie quotidienne.

Tōji : bonnes pratiques et points de vigilance

Le Tōji n'est pas à proprement parler un rituel religieux : c'est plutôt une tradition saisonnière profondément enracinée dans la vie quotidienne.

En tant que voyageur, plutôt que d'apprendre un protocole particulier, l'important est de respecter les règles de chaque lieu visité.

Dans les bains, respectez les règles officielles

Dans les établissements thermaux et sentō, l'autorisation de prendre des photos, la possibilité d'apporter de la nourriture ou les mesures prises en cas d'affluence varient selon les lieux.

Même pour un yuzuyu organisé à l'occasion du Tōji, la date et le mode d'installation (yuzu flottant dans le bassin, dans un sachet, etc.) ne sont pas uniformes.

Consultez les affichages sur place ou le site officiel, et respectez les règles de base : ne pas plonger sa serviette dans le bassin, se laver avant d'entrer dans le bain, etc., afin de ne pas gêner les autres utilisateurs.

Considérer cela comme une culture culinaire à respecter

Les plats de kabocha et le yuzuyu incarnent le souhait, très japonais, de « traverser la saison froide en bonne santé ».

Plutôt que de les consommer comme de simples expériences exotiques, prêter attention à la saisonnalité et à la sagesse du quotidien qu'ils révèlent enrichit véritablement votre voyage.

Se préparer au climat et ménager sa santé

Le Tōji est la période où la durée d'ensoleillement est la plus courte de l'année et où les températures baissent : prévoyez des vêtements chauds, des chaufferettes de poche (kairo) et un stick à lèvres.

Selon les régions, il peut neiger : choisissez des chaussures antidérapantes et prévoyez une marge suffisante dans vos temps de déplacement.

En résumé

Le Tōji est le tournant saisonnier où la journée est la plus courte et la nuit la plus longue de l'année ; il tombe généralement autour du 21 ou du 22 décembre.

Au Japon, cette période s'accompagne de coutumes destinées à traverser la saison froide en douceur, notamment en dégustant de la kabocha et en prenant un yuzuyu.

En portant attention, pendant votre voyage, à la cuisine et aux bains de saison, vous accéderez plus facilement à des aspects de la vie japonaise que les seuls sites touristiques ne permettent pas toujours de percevoir.

Foire aux questions

R. Le toji est l'un des vingt-quatre sekki (divisions de l'année traditionnelle), correspondant à la période où le jour est le plus court et la nuit la plus longue. On l'appelait autrefois aussi « ichiyo raifuku », considéré comme un tournant favorable où la lumière recommence peu à peu à gagner du terrain. Les traditions de la citrouille kabocha et du yuzuyu s'enracinent dans cette perception saisonnière.
R. Le toji a lieu habituellement autour du 21 ou du 22 décembre, sans être exactement à la même date chaque année. Comme il suit la course du soleil, sa date varie légèrement : pour vivre l'expérience en voyage, repérez fin décembre les bains publics, rayons de supermarché et menus saisonniers où vous trouverez facilement des animations autour du toji.
R. La kabocha porte aussi le nom de « nankin », qui contient la syllabe « n » (répétée dans « nan-ki-n »), d'où l'idée d'un « unmori » attirant la chance grâce aux aliments contenant « ん ». Le fait de pouvoir conserver des courges d'été jusqu'en hiver en fait aussi un plat traditionnel utile pour compléter l'apport en bêta-carotène et vitamine C et prévenir les rhumes.
R. Les toji no nanakusa sont sept aliments porte-bonheur : nankin (courge), renkon (racine de lotus), ninjin (carotte), ginnan (noix de ginkgo), kinkan (kumquat), kanten (agar-agar) et udon. Les aliments contenant « ん » sont réputés attirer la chance : nul besoin de tous les réunir, un seul suffit. En voyage, on les retrouve facilement dans les petits plats des restaurants japonais ou dans les rayons traiteur.
R. Le yuzuyu serait né d'un jeu de mots hivernal entre toji (solstice) et toji (cure thermale), d'un côté, et entre yuzu (agrume) et yuzu (融通, fluidité ou souplesse), de l'autre. On y apprécie la fraîcheur du parfum tout en ressentant la saison, aussi bien à la maison que dans les sento. C'est l'une des traditions d'hiver japonaises les plus faciles à expérimenter.
R. Le plus simple : faire flotter quelques yuzu entiers dans l'eau du bain pour profiter du parfum. Les peaux sensibles peuvent laisser les fruits intacts ou les placer dans un sachet pour limiter l'irritation. Les modalités varient d'un établissement à l'autre : consultez l'affichage et suivez le même mode d'entrée que les autres baigneurs.
R. Le jour du toji, il est possible de trouver des sento et établissements thermaux qui proposent le yuzuyu. À Tokyo, l'association des bains publics « Tokyo-to Yokujo Kumiai » annonce le yuzuyu dans le cadre de ses bains aux herbes saisonniers, les dates et modalités variant d'un établissement à l'autre. Le jour même, consultez l'affichage du lieu ou ses annonces officielles pour en profiter à coup sûr.
R. « Ichiyo raifuku » vient du Yi Jing et désigne le moment où l'ombre atteint son maximum avant de céder la place à la lumière : il est utilisé comme synonyme du toji lui-même. Au sanctuaire Ana-hachimangu de Waseda (Tokyo), l'amulette « Ichiyo raifuku » pour la circulation de l'argent est distribuée du toji au setsubun ; dès l'aube, de longues files s'y forment, devenant l'une des scènes hivernales typiques de la capitale.

Spots recommandés à proximité

Découvrez les articles recommandés dans cette zone

※ Le contenu de l'article est basé sur des informations au moment de la rédaction et peut différer de la situation actuelle. De plus, nous ne garantissons pas l'exactitude et l'exhaustivité du contenu publié, merci de votre compréhension.