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Guide du temple Okuboji, 88e étape du pèlerinage Shikoku

Guide du temple Okuboji, 88e étape du pèlerinage Shikoku
À Sanuki, ce guide du temple Okuboji présente la 88e étape du pèlerinage de Shikoku, le hall principal, Daishido, osunafumi, saisons et prières.

L'essentiel

L'essentiel en un coup d'œil

L'Okuboji, 88e temple du pèlerinage de Shikoku, est le temple final où l'on accomplit le « kechigan » (achèvement du vœu) du tour des 88 temples. Dans le calme du pied du mont Nyotai, on y touche à la culture du pèlerinage.

Points forts

La porte Niten, le pavillon principal abritant le bouddha principal Yakushi Nyorai (un bouddha caché rare tenant une conque), la pagode tahoto à deux niveaux laquée de vermillon, et le Hojodo où l'on dépose les bâtons kongo et chapeaux de jonc offerts.

Activités possibles

Dans la salle d'exercice au sous-sol du Daishido, on peut faire l'« osunafumi », qui consiste à parcourir les bouddhas principaux des 88 temples, vivant ainsi un moment qui condense la prière en marchant.

Accès

À environ 30 min en voiture de la gare Kotoden Nagao ; du côté de la gare JR Shido, prendre le bus communautaire de la ville de Sanuki jusqu'à l'arrêt Okuboji. En voiture, environ 40 min de l'échangeur de Shido et environ 30 min de l'échangeur de Wakimachi.

Parking et équipements alentour

Le temple dispose d'un parking gratuit d'environ 40 places. Le long de l'allée, on trouve des restaurants comme « Yasoba », spécialiste de l'uchikomi udon. Les supérettes sont rares : prévoyez espèces et toilettes en ville.

Profiter selon les saisons

Au pied du mont Nyotai (776 m d'altitude), les saisons changent de visage. Haut lieu des feuilles d'automne, l'enceinte et les montagnes se parent de couleurs chaque année vers la mi-novembre.

Étiquette de la visite

Temple encore utilisé comme lieu de prière. Inclinez-vous à la porte Niten, joignez les mains dans l'ordre pavillon principal puis Daishido, regardez les offrandes à distance, et pour les photos à l'intérieur, suivez en priorité la signalétique sur place.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Le temple Ōkubo-ji : le temple de montagne où s'achève le pèlerinage de Shikoku

Le temple Ōkubo-ji se trouve à Tawa-kanewari, Sanuki (préfecture de Kagawa). C'est le 88e temple du pèlerinage de Shikoku, connu comme point d'arrivée du circuit des 88 temples.

Pour ceux qui accomplissent le pèlerinage de Shikoku (henro), c'est un lieu cher, celui de l'« accomplissement du vœu » (kechigan) qui clôt le voyage.

Pour les voyageurs étrangers aussi, c'est un site où, au-delà de l'architecture du temple, l'on touche à la culture du pèlerinage japonais.

Son nom de montagne est Iōzan, son école bouddhique relève du Shingon, et il se dresse paisiblement au pied du mont Nyotaisan, qui culmine à 776 mètres d'altitude.

Le sens du temple de l'« accomplissement du vœu »

Le kechigan désigne l'aboutissement d'un pèlerinage ou de prières menés avec une intention.

À l'Ōkubo-ji, on croise des pèlerins vêtus de blanc ou tenant un bâton de marche (kongō-zue), et l'écho d'un long voyage flotte dans l'enceinte.

Comme c'est le 88e temple où arrivent les pèlerins ayant parcouru l'intégralité des 88 temples de Shikoku, on le présente comme l'aboutissement du long chemin entamé au 1er temple.

Même lors d'une visite touristique, connaître le sens du lieu change un peu la façon dont on perçoit les marches de pierre et les bâtiments.

La quiétude d'un temple de montagne

Le charme de l'Ōkubo-ji, c'est de pouvoir prier dans l'atmosphère paisible d'un temple blotti au pied du mont Nyotaisan.

L'enceinte, où résonnent le son de la cloche et le tintement des clochettes des pèlerins, figure parmi les « 100 paysages sonores du Japon » sélectionnés par l'Agence de l'environnement (aujourd'hui le ministère de l'Environnement).

Marquer une pause avant de franchir la porte aide à remarquer la rareté des sons et la présence des arbres, bien différentes d'un temple urbain.

Plutôt que de parcourir les bâtiments à la hâte, marcher en accueillant l'atmosphère de l'enceinte fait mieux ressortir le caractère propre de ce temple.

La prononciation à connaître pour les voyageurs étrangers

Ōkubo-ji se lit « Ōkubo-ji ».

Dans les guides en anglais et sur les cartes, on trouve parfois la graphie « Okuboji Temple », mais en japonais, le suffixe « -ji » (temple) fait partie du nom.

Prononcer le nom du temple à voix haute aide à se faire comprendre lors des indications de transport ou quand on demande son chemin aux environs.

Que voir dans l'enceinte de l'Ōkubo-ji

À l'Ōkubo-ji, le pavillon principal (hondō), le pavillon du Maître (daishidō), la pagode à deux niveaux (tahōtō) et les objets de pèlerinage offerts composent un paysage digne d'un point d'arrivée de pèlerinage.

Plutôt que de chercher les décors somptueux, prêter attention à l'itinéraire des pèlerins et aux lieux où l'on joint les mains fait ressentir l'ensemble de l'enceinte comme un véritable récit.

De la porte Niten-mon au pavillon principal

En franchissant la porte Niten-mon, à l'entrée de l'Ōkubo-ji, l'envie de se diriger vers le cœur du temple se met naturellement en place.

Le pavillon principal est le centre du pèlerinage ; à l'Ōkubo-ji, il est lié à la dévotion envers Yakushi Nyorai (le Bouddha de la médecine), divinité principale du temple.

Ce Yakushi Nyorai est une statue secrète (hibutsu) : alors qu'un Yakushi Nyorai tient habituellement un pot de remède dans la main gauche, il est ici connu pour son aspect rare, tenant une conque (hora-gai).

Devant le pavillon, choisir une position qui ne bloque pas le passage des pèlerins avant de prendre des photos est plus prudent.

S'arrêter sur la pagode à deux niveaux derrière le pavillon principal

Derrière le pavillon principal se dresse une pagode tahōtō vermillon à deux niveaux, d'une grande sérénité.

Sur fond de verdure des montagnes, la pagode compose un paysage paisible, à l'image de ce lieu d'accomplissement du vœu.

Certains s'y prennent en photo : attendre son tour et ne pas occuper longtemps l'espace est de mise.

Les bâtons et chapeaux, traces du voyage

À l'Ōkubo-ji existe une coutume : les pèlerins ayant achevé sans encombre leur long voyage y déposent leur bâton de marche (kongō-zue) et leur chapeau de jonc (sugegasa).

Dans le pavillon Hōjō-dō, à côté du pavillon du Maître, sont conservés les bâtons et chapeaux offerts, régulièrement honorés lors de grandes cérémonies du feu (goma).

Ces objets offerts ne sont pas de simples pièces d'exposition : ils sont traités comme dépositaires de prières et du temps du voyage.

En ne les touchant pas et en les contemplant un peu à distance, vous gardez la juste distance d'un lieu de prière.

Le pavillon principal, le pavillon du Maître et l'expérience de l'osunafumi

L'une des expériences marquantes de l'Ōkubo-ji est l'osunafumi, liée au pavillon du Maître.

Elle est appréciée comme un moyen de rendre l'univers du pèlerinage accessible même à ceux qui ne peuvent pas longuement parcourir les temples de Shikoku.

Au pavillon principal, joindre les mains en silence

Le pavillon principal est le lieu où l'on se recueille devant Yakushi Nyorai, divinité principale du temple.

Même sans bien connaître les gestes du recueillement, respecter les bases — retirer son chapeau, baisser la voix, ne pas obstruer le passage central — permet de rester serein.

Si quelqu'un récite des soutras, ne parlez pas fort à proximité afin de ne pas troubler ce temps de prière.

Le pavillon du Maître, lieu de recueillement devant Kōbō Daishi

Dans le pèlerinage de Shikoku, il est largement connu que l'on se recueille au pavillon du Maître après le pavillon principal.

Au pavillon du Maître, beaucoup joignent les mains en hommage à Kōbō Daishi (Kūkai), considéré comme le fondateur du pèlerinage de Shikoku.

Même sans connaître en détail le contexte religieux, comprendre l'importance accordée à la fois au pavillon principal et au pavillon du Maître approfondit la compréhension de la culture du pèlerinage.

L'osunafumi, une expérience qui condense la prière en marche

L'osunafumi est une expérience proposée dans la salle au sous-sol du pavillon du Maître, où l'on peut vivre symboliquement le pèlerinage en se recueillant devant les divinités principales des 88 temples de Shikoku.

Ce n'est pas une attraction spectaculaire, mais un moment où l'on retrace lentement, en marchant, le chemin de la prière.

Avancer en vérifiant le sol et l'itinéraire, et en respectant le rythme des autres pèlerins, en fait une expérience paisible qui reste dans le cœur.

Dans le sanctuaire intérieur et les pavillons, suivre les indications

Dans les pavillons et le sanctuaire intérieur (naijin), des consignes sur la prise de vue et l'accès peuvent être affichées.

Pour les règles précises qui ne peuvent être confirmées officiellement, mieux vaut privilégier les indications sur place et, en cas de doute, suivre les consignes du temple.

Dans un lieu de culte, gardez à l'esprit que les espaces que l'on peut voir et ceux préservés pour la prière sont distincts.

Le déroulement de la visite pour ne pas être perdu lors d'un premier pèlerinage à l'Ōkubo-ji

Pour une première visite à l'Ōkubo-ji, connaître le déroulement général d'une visite de temple du pèlerinage facilite les déplacements.

Plutôt que de maîtriser parfaitement les rites, l'essentiel est d'avancer en silence et avec respect.

Organiser ce qu'il faut garder à l'esprit à chaque étape évite de se sentir pressé sur place.

Le déroulement de la visite d'un temple se comprend naturellement étape par étape, comme suit.

Étape Ce que l'on fait Point d'attention
Porte du temple une révérence se recueillir
Bassin d'ablution se purifier les mains et la bouche céder calmement
Pavillon principal prière dégager le centre
Pavillon du Maître prière baisser la voix
Bureau du nōkyō recevoir le nōkyō respecter l'ordre
Sortie une révérence sortir avec gratitude

Changer d'état d'esprit à la porte Niten-mon

La porte Niten-mon est perçue comme la limite entre l'espace quotidien et le domaine du Bouddha.

Une légère révérence devant la porte fait naturellement passer du pas du touriste au pas du pèlerin.

Pour les photos aussi, déplacez-vous d'abord en un lieu qui ne gêne pas le passage avant de décider du cadrage.

Se recueillir au pavillon principal puis au pavillon du Maître

Lors d'une visite classique des temples de Shikoku, on joint les mains au pavillon principal et au pavillon du Maître.

Si vous offrez des bougies ou de l'encens, veillez à les disposer sans gêner les autres pèlerins.

Même pour un voyageur qui ne récite pas de soutras, joindre les mains et s'incliner suffit amplement à exprimer le respect du lieu.

Le nōkyō et le goshuin, à envisager après le recueillement

Le nōkyō et le goshuin sont moins un souvenir de visite qu'un témoignage du recueillement accompli.

Si vous en souhaitez, le principe est de vous recueillir d'abord au pavillon principal et au pavillon du Maître, puis de vous diriger vers le bureau du nōkyō.

Vérifiez les modalités d'accueil sur place et, en cas d'affluence, attendez sans bousculer la file.

Les bonnes manières à l'Ōkubo-ji et la juste attitude face à la photo

L'Ōkubo-ji est un site touristique, mais c'est aussi un temple encore utilisé aujourd'hui comme lieu de prière.

Même en profitant des photos et des conversations, garder à l'esprit la présence de personnes en train de prier rend la visite agréable pour tous.

Plutôt que de compliquer les bonnes manières, les résumer autour de l'idée « ne pas déranger le temps de ceux qui prient » est plus simple.

Le comportement dans l'enceinte se décide plus facilement comme suit.

Situation Recommandé À éviter
Marches de pierre marcher sur le côté rester immobile
Devant les pavillons joindre les mains en silence parler fort
Prise de vue vérifier les indications photographier sans autorisation à l'intérieur
Objets offerts regarder à distance toucher et déplacer
Bureau du nōkyō attendre dans la file resquiller

Pour les photos, éviter l'itinéraire des pèlerins

La porte Niten-mon, les marches de pierre et l'avant du pavillon principal donnent envie de prendre des photos, mais ce sont aussi des lieux de passage des pèlerins.

Attendez le moment où le flux des personnes s'interrompt et ne restez pas longtemps au milieu du passage.

Si des personnes apparaissent sur la photo, optez pour un cadrage où elles sont difficilement identifiables : c'est une attention nécessaire en voyage.

À l'intérieur des pavillons, privilégier les indications sur place

À l'intérieur des pavillons, les lieux où l'on peut photographier et ceux où il faut s'abstenir peuvent être distincts.

Si les conditions de prise de vue précises de l'Ōkubo-ji ne peuvent être confirmées officiellement, privilégier les affichages sur place et les consignes du personnel est plus sûr.

Même là où la prise de vue est autorisée, demandez-vous si le flash ou un gros matériel ne troublent pas la prière des autres.

Voir les objets offerts comme des traces de prière

Les bâtons de marche et les chapeaux de jonc portent les pensées de ceux qui ont achevé un long pèlerinage.

S'en approcher trop par simple curiosité fait perdre de vue le sens de l'offrande.

Pour les photos aussi, privilégier d'abord le respect des personnes qui prient et des lieux entretenus.

Profiter de l'Ōkubo-ji au fil des saisons

L'Ōkubo-ji se trouvant au pied du mont Nyotaisan (776 mètres d'altitude), l'atmosphère et l'aspect des arbres au fil des saisons modifient l'impression du recueillement.

Il est notamment réputé pour ses feuilles rouges d'automne : chaque année, vers la mi-novembre, l'enceinte et les montagnes alentour se parent de couleurs.

Sans affirmer une période précise, savoir que la perception de l'enceinte change au printemps, en été, en automne et en hiver nourrit l'attente du voyage.

La perception au fil des saisons se résume ainsi.

Saison Aspect Façon de profiter
Printemps verdure tendre parcourir l'enceinte sans hâte
Été ombre dense penser à s'hydrater
Automne couleurs des montagnes vérifier aussi le sol
Hiver air limpide se couvrir pour prier

Ressentir l'air de la montagne

Contrairement aux sites touristiques urbains, à l'Ōkubo-ji, le bruit du vent et des pas restent en mémoire.

En tendant l'oreille au son de la cloche et au tintement des clochettes des pèlerins, retenus parmi les « 100 paysages sonores », vous touchez à un charme du temple qui ne passe pas que par la vue.

Comme les alentours sont calmes, baisser simplement le volume des conversations vous aide à vous fondre naturellement dans l'atmosphère de l'enceinte.

Adapter sa façon de marcher à la météo

Dans un temple de montagne, la météo modifie l'impression des marches de pierre et du sol.

Les jours de pluie ou de grand froid, marchez avec des chaussures antidérapantes et privilégiez la sécurité plutôt que les photos.

Garder des bagages légers facilite le fait de joindre les mains lors du recueillement et rend les déplacements plus aisés.

Comment aller à l'Ōkubo-ji et informations pratiques pour la visite

L'Ōkubo-ji étant en montagne, vérifier avant la visite les moyens de transport et les équipements sur place est rassurant.

On y accède en transports en commun comme en voiture ; le repère est l'arrêt de bus « Ōkubo-ji » ou le parking.

Accès en transports en commun

En transports en commun, comptez environ 30 minutes en voiture depuis la gare de Nagao (Kotoden, Takamatsu-Kotohira Dentetsu).

Depuis la direction de la gare de JR Shido, le bus communautaire de la ville de Sanuki, ligne « Shido-Zōda-Tawa », permet de rejoindre l'arrêt Ōkubo-ji.

Le nombre de bus étant limité, vérifier les horaires avant la visite évite de se presser pour le retour.

Accès en voiture et parking

En voiture, comptez environ 40 minutes depuis l'échangeur de Shido (Shido IC) sur l'autoroute de Takamatsu, et environ 30 minutes depuis Wakimachi IC sur l'autoroute de Tokushima.

Le temple dispose d'un parking gratuit d'environ 40 places : même en montagne, l'accès en voiture est aisé.

Comme la route passe par la montagne, prévoir de la marge au volant par temps de pluie ou en hiver est plus rassurant.

Les équipements à connaître pour la visite

Le long de l'allée d'accès, des restaurants comme le « Yasoba-an », connu pour accueillir les pèlerins venus accomplir leur vœu, permettent de goûter aux saveurs locales, dont les uchikomi-udon (nouilles udon en soupe).

S'agissant d'un temple de montagne, les bureaux de change et les supérettes sont rares à proximité : prévoir le retrait d'espèces et une pause toilettes en ville est plus prudent.

Pour toute question, vous pouvez vous renseigner auprès du temple (téléphone 0879-56-2278) ou de l'office du tourisme de la ville de Sanuki.

En résumé : visiter l'Ōkubo-ji sans se perdre lors d'un premier pèlerinage

L'Ōkubo-ji est le temple de l'accomplissement du vœu, connu comme le 88e temple du pèlerinage de Shikoku, un lieu où se superposent la quiétude de la montagne et la culture du pèlerinage.

Devant le pavillon principal, le pavillon du Maître, la pagode à deux niveaux, l'osunafumi et les bâtons et chapeaux offerts, adopter non seulement le regard du touriste mais aussi le respect d'un lieu de prière enrichit l'impression du voyage.

Pour une première visite, s'incliner à la porte Niten-mon, joindre les mains au pavillon principal et au pavillon du Maître, puis, au besoin, se diriger vers le bureau du nōkyō, permet de se recueillir sereinement.

Pour la prise de vue et l'accès aux pavillons, privilégiez les indications sur place et veillez à ne pas troubler le temps des autres pèlerins.

Le temps passé à l'Ōkubo-ji fait ressentir paisiblement la culture du pèlerinage japonais, aussi bien à ceux qui ont parcouru le pèlerinage de Shikoku qu'à ceux qui le découvrent lors d'un court voyage.

Foire aux questions

R. L'Okuboji, situé à Sanuki (préfecture de Kagawa), est le 88e et dernier temple du pèlerinage des 88 lieux saints de Shikoku, le temple du « kechigan (achèvement du pèlerinage) ». Situé sur le versant est du mont Yahazu (788 m d'altitude), il porte le nom de montagne Ioyama et relève de l'école Shingon. En tant que terme du long chemin de pèlerinage, l'écho du voyage se lit jusque sur les visages des pèlerins vêtus de blanc.
R. Okuboji se prononce « Ookuboji » et est connu comme le temple du kechigan, le 88e temple. Sur les cartes et guides en français, on écrit Okuboji Temple, mais en japonais, le nom officiel se termine par « ji » (temple). Vérifier la prononciation, par exemple le nom de l'arrêt de bus ou en demandant son chemin, facilite la compréhension par les habitants et évite de s'égarer aux embranchements de la montagne.
R. L'objet de culte principal de l'Okuboji est Yakushi Nyorai (le Bouddha de la guérison) ; alors que ce dernier tient en général un pot de remède dans la main gauche, il est connu ici sous une forme rare tenant une conque, et constitue une statue secrète. La conque est un instrument rituel dont jouent les ascètes yamabushi durant leur entraînement, ce qui témoigne du lien avec le culte des montagnes. Habituellement conservée dans un reliquaire et donc invisible directement, sa connaissance approfondit la vision du pavillon principal.
R. Le kechigan désigne le moment où un pèlerinage ou des prières menés de longue date arrivent à leur terme. Comme l'Okuboji est le 88e temple auquel parviennent les pèlerins ayant accompli l'ensemble des 88 lieux saints de Shikoku, on peut y croiser des fidèles en habit blanc ou portant le bâton kongozue. Percevoir l'écho du voyage qui flotte dans l'enceinte change beaucoup l'impression des marches de pierre et des pavillons.
R. Depuis la gare Kotoden Nagao, comptez environ 30 minutes en taxi ou en voiture ; en transports en commun, vous pouvez aussi rejoindre l'arrêt Okuboji en bus communautaire depuis la gare JR de Shido. La ligne utilisée est la ligne « Shido-Zoda-Tawa » du bus communautaire de Sanuki. Comme il n'y a que quelques bus par jour, repérer d'abord le bus du retour évite de rester bloqué en montagne après la visite.
R. L'Okuboji dispose d'un parking gratuit d'environ 100 places ; comptez environ 40 minutes depuis l'IC de Shido et environ 45 minutes depuis l'IC de Wakimachi. Comme l'itinéraire traverse une route de montagne, réduire sa vitesse dans les virages est plus sûr par temps de pluie ou en hiver. Les supérettes sont rares au pied de la montagne, donc faire le plein et ses achats en ville permet de visiter léger.
R. L'accueil du bureau du nokyo se fait de 8h à 17h, et le flux normal consiste à s'y rendre après s'être recueilli au pavillon principal. Le goshuin n'est pas un simple tampon souvenir, mais une attestation reçue en preuve de sa visite. Comme c'est l'exemplaire propre au lieu du kechigan, ce 88e temple, recueillez-vous d'abord au pavillon principal et au pavillon du Maître, et en cas d'affluence, attendez votre tour sans rompre la file.
R. L'osunafumi est un lieu, dans la salle souterraine du pavillon du Maître, où l'on vit symboliquement le pèlerinage en se trouvant face à tous les objets de culte des 88 lieux saints de Shikoku. Même pour ceux qui peinent à parcourir réellement les 88 lieux, c'est un temps qui condense la « prière en marchant » : avancer doucement est censé symboliser le parcours de tous les lieux saints. Vérifiez l'itinéraire et le sol, et progressez en respectant le rythme des autres fidèles.

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