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Okuizome : fête des 100 jours, sens, plats & rituel japonais

Okuizome : fête des 100 jours, sens, plats & rituel japonais

Ce guide présente l'okuizome, la fête japonaise des 100 jours du bébé, avec sa signification, les plats typiques, le déroulement et les règles de base.

L'essentiel

L'essentiel en un coup d'œil

L'okuizome (« fête des 100 jours ») est un rite traditionnel japonais célébré vers le 100e jour du bébé, par lequel on souhaite qu'il « ne manque jamais de nourriture toute sa vie ».

Origine et signification

Cette cérémonie remonte à l'époque de Heian. Aussi appelée « momoka-iwai » (« célébration du 100e jour »), elle exprime le souhait d'une croissance saine du bébé.

Période indicative

On la célèbre en principe vers le 100e jour, mais selon les régions ou les familles, vers le 110e ou le 120e jour, voire en l'avançant ou la décalant pour que la famille puisse se réunir.

Menu du plateau de fête

Sur le modèle « une soupe et trois mets », on prépare classiquement riz aux haricots rouges (sekihan), bouillon clair, poisson grillé (daurade), plat mijoté et pickles. Certaines régions ou familles ajoutent une pierre « ha-gatame » (pierre symbolique pour des dents solides).

Déroulé du rite

Un « yashinai-oya » (l'aîné) approche tour à tour riz, soupe et poisson de la bouche du bébé environ trois fois, sans réellement le faire manger.

À la maison ou au restaurant

À la maison, certaines familles utilisent leur propre vaisselle ; d'autres se rendent au restaurant ou à l'auberge. Mieux vaut vérifier au préalable contenu et conditions de réservation.

Précautions le jour J

Donnez la priorité à la santé et à l'humeur du bébé ; en cas de somnolence ou de pleurs, accordez-lui des pauses sans forcer.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Okuizome : quelle est cette célébration japonaise et d'où vient-elle ?

L'okuizome (o-kui-zome) est une fête traditionnelle japonaise organisée pour célébrer la bonne croissance d'un bébé et lui souhaiter « de ne jamais manquer de nourriture durant toute sa vie ».

Célébrée autour du 100e jour après la naissance, elle est aussi appelée momokaiwai (« célébration des cent jours ») et serait pratiquée depuis l'époque de Heian, ce qui en fait un rite transmis jusqu'à nos jours.

Le bébé ne mange pas réellement : on lui prépare un plateau de fête et on fait semblant de le nourrir, ce qui constitue le déroulement habituel de la cérémonie.

Au Japon, la culture accorde une grande importance aux grands moments de la vie familiale.

L'okuizome en fait partie : c'est une fête familiale qui célèbre la naissance du bébé et souhaite sa bonne croissance à venir.

Les noms et les façons de faire varient selon les régions et les familles, mais le fondement reste toujours le même : célébrer l'avenir de l'enfant.

L'accent est donc mis sur le temps chaleureux passé en famille, plus que sur le respect strict du protocole.

Des noms qui varient selon les régions

Le terme okuizome prend parfois d'autres noms selon les régions.

Ces variations révèlent les manières locales de célébrer cet événement, toujours empreintes de tradition.

Quand fête-t-on l'okuizome ? Le 100e jour et la période conseillée

L'okuizome se célèbre en général autour du 100e jour après la naissance du bébé.

C'est pourquoi on l'appelle aussi momokaiwai (célébration des 100 jours).

Le cap des 100 jours sert de référence, mais selon les régions et les familles, on peut la célébrer vers le 110e ou le 120e jour.

Il n'est toutefois pas obligatoire de la célébrer précisément ce jour-là.

Il est très courant d'avancer ou de retarder la cérémonie en fonction du jour où la famille peut se réunir et de l'état de santé de la mère et du bébé.

Mieux vaut une célébration sereine qu'une date parfaite

Si vous êtes voyageur et découvrez ces coutumes familiales japonaises, vous pouvez craindre qu'il soit impoli de ne pas respecter la date exacte.

Mais dans l'okuizome, ce qui compte le plus, c'est souvent que la famille puisse fêter dans la sérénité.

Le bébé étant le héros du jour, on veille à ce que la cérémonie ne soit pas trop longue et à choisir un cadre calme.

Plus que le respect à la lettre du protocole, on privilégie les attentions pour ne pas fatiguer l'enfant.

Beaucoup de familles préfèrent donc une célébration adaptée à leurs possibilités, sans se forcer.

Certaines familles choisissent un taian ou un jour faste

Les familles attachées à la tradition choisissent parfois un jour considéré comme propice (taian).

À l'inverse, il est aujourd'hui de plus en plus fréquent de ne pas tenir compte du rokuyō (calendrier des 6 jours) et de privilégier un week-end pratique pour la famille.

Les plats et la vaisselle de l'okuizome : une symbolique riche

Pour l'okuizome, on prépare habituellement un plateau de fête (iwai-zen).

Le contenu varie d'une région à l'autre, mais on met un point d'honneur à composer un repas digne d'une célébration, chaque mets portant un vœu particulier.

On suit traditionnellement la composition ichijū-sansai (une soupe et trois plats), avec 5 éléments : sekihan (riz gluant aux haricots rouges), soupe claire (osuimono), poisson grillé (de préférence une daurade, tai), plat mijoté (nimono) et condiments (kō-no-mono, légumes marinés).

Au-delà de leur aspect festif, ces plats symbolisent des vœux de croissance, de santé et de longévité.

Le sens des plats du plateau de fête

On dispose sekihan ou riz, soupe, poisson grillé, plat mijoté, légumes marinés, etc., pour composer un plateau d'iwai-zen porteur des vœux de la famille.

Le poisson grillé est souvent une daurade (tai), mais l'espèce et la composition exacte varient selon les régions et les foyers.

Qu'est-ce que la hagatame no ishi ? Signification et usage

Dans l'okuizome, on prépare parfois une hagatame no ishi (pierre pour durcir les dents).

Elle symbolise le vœu que l'enfant ait de belles dents solides.

La pierre est obtenue soit dans un sanctuaire (jinja), soit achetée, soit ramassée au bord d'une rivière, selon les usages locaux et familiaux.

Le geste courant consiste à toucher la pierre avec des baguettes, puis à approcher celles-ci des lèvres du bébé.

Bien entendu, on ne fait jamais manger la pierre à l'enfant.

Dans certaines régions, on utilise à la place une umeboshi (prune salée), une châtaigne, du poulpe, une pierre de go ou un kōhaku mochi (mochi rouge et blanc).

La vaisselle doit refléter l'esprit de fête

Côté vaisselle, certaines familles utilisent un plateau d'iwai-zen dédié, d'autres se servent de leur propre vaisselle.

La tradition veut un takaashi-zen (plateau sur pieds) en laque : pour les garçons, des bols laqués rouge à l'intérieur comme à l'extérieur ; pour les filles, des bols noirs à l'extérieur et rouges à l'intérieur.

L'essentiel n'est pas d'avoir du matériel luxueux, mais de préparer la cérémonie avec soin afin que l'intention festive soit ressentie.

Aujourd'hui, on prépare tout à la maison ou on réserve un restaurant ou un hébergement proposant un plateau d'iwai-zen.

Les coffrets okuizome vendus en ligne ou la location de vaisselle sont également de plus en plus populaires.

Le contenu et les conditions variant selon les établissements, il est conseillé de vérifier directement auprès du prestataire choisi.

Comment se déroule l'okuizome ? Les étapes du jour J

Il n'existe pas une seule façon « correcte » de célébrer l'okuizome.

La cérémonie suit en général un schéma simple : la famille se réunit, puis on fait semblant de nourrir le bébé devant le plateau de fête.

Le déroulement et l'ordre des plats

Un adulte porte le bébé et approche chaque plat, un à un, de ses lèvres en simulant le geste de le nourrir.

Plusieurs ordres existent pour les aliments ; un exemple courant consiste à porter riz, soupe, poisson, etc., jusqu'aux lèvres et à répéter ce geste environ 3 fois.

L'ordre et le nombre de répétitions diffèrent selon les régions et les familles : certaines simplifient la cérémonie.

On enchaîne parfois avec le geste de toucher la hagatame no ishi.

Ces variations étant régionales, chaque famille reste libre de choisir la manière qui lui convient.

Qui joue le rôle ? Le rôle du yashinai-oya

Traditionnellement, c'est le yashinai-oya, la personne la plus âgée parmi les proches, qui joue ce rôle.

Pour un garçon, c'est le plus âgé des hommes ; pour une fille, la plus âgée des femmes.

Ce protocole est censé permettre au bébé de « bénéficier de la longévité » de l'aîné.

De nos jours, grands-parents, parents ou frères et sœurs tiennent ce rôle avec beaucoup de souplesse, selon la situation.

Ce qu'il est utile de savoir pour un voyageur : dans les cérémonies familiales japonaises, l'esprit familial prime souvent sur la rigidité du protocole.

L'okuizome se célèbre donc naturellement, en fonction des souhaits de chaque famille.

Les bonnes manières à connaître pour l'okuizome

L'okuizome est moins un rite religieux qu'une fête familiale.

Il n'y a donc pas de règles très strictes : il suffit d'adopter un comportement digne d'une célébration.

Le bien-être du bébé avant tout

Le plus important, c'est la santé et l'humeur du bébé.

Si la cérémonie ne se déroule pas comme prévu, il est naturel de ne pas insister.

Il est fréquent de faire une pause si le bébé s'endort ou pleure.

Plutôt que de vouloir aller au bout, mieux vaut préserver une ambiance sereine.

Photos et tenues adaptées à la fête

Beaucoup de familles souhaitent garder des photos souvenirs de l'okuizome.

En cas de célébration en dehors du domicile, vérifiez à l'avance les règles de photographie du lieu.

Côté tenue, il n'est pas nécessaire de porter un habit de cérémonie strict.

Les familles choisissent souvent une robe de baptême pour bébé, un body de style kimono ou une tenue festive adaptée.

Pour les adultes, une tenue soignée et adaptée à un moment de fête suffit pour donner un ton élégant à la cérémonie.

Vérifier à l'avance en cas de célébration au restaurant

Si vous optez pour un restaurant, un hôtel, un ryōtei ou un restaurant traditionnel japonais, le menu, la présence d'un salon privé, les conditions de réservation et la possibilité d'apporter des objets personnels varient d'un établissement à l'autre.

Les tarifs diffèrent également beaucoup selon l'établissement et le menu choisi.

Renseignez-vous donc en amont afin de profiter de la journée l'esprit tranquille.

Ce que l'okuizome apprend aux voyageurs sur la culture japonaise

L'okuizome est une cérémonie où l'on fait « semblant de manger » avec un bébé qui ne peut pas encore s'alimenter.

Cela peut sembler étrange à première vue.

Pourtant, cette pratique traduit très bien l'esprit japonais des vœux : on formule à l'avance le souhait du bonheur à venir, tout en exprimant la gratitude envers la nourriture et les liens familiaux.

La nourriture, au cœur de la culture japonaise

Au Japon, la nourriture est étroitement liée aux fêtes saisonnières et aux grandes étapes de la vie.

Osechi du Nouvel An, chitose-ame du Shichi-Go-San, chirashi-zushi de Hinamatsuri, kashiwa-mochi du Tango no sekku… chaque célébration a son plat emblématique.

L'okuizome n'est donc pas seulement la fête d'un bébé : elle illustre l'idée que « manger, c'est vivre », profondément ancrée dans la culture japonaise.

Pour ceux qui souhaitent découvrir la culture japonaise, c'est une belle porte d'entrée vers la compréhension de ses valeurs du quotidien.

Des rites de passage pour bébés, présents dans le monde entier

De nombreuses cultures à travers le monde ont leurs propres rites de passage pour célébrer la croissance des bébés.

L'okuizome permet justement de toucher du doigt l'attachement japonais à la nourriture et à la famille.

En résumé

L'okuizome est une belle tradition japonaise qui célèbre la croissance du bébé et lui souhaite un avenir heureux.

Elle se déroule généralement vers le 100e jour de vie du bébé : on lui prépare un plateau de fête composé de sekihan, soupe claire, poisson grillé, plat mijoté et condiments, et la famille mime le geste de le nourrir.

Chaque plat, comme la hagatame no ishi, porte des vœux particuliers, et les façons de faire varient d'une région et d'une famille à l'autre.

L'essentiel n'est pas de respecter un protocole parfait, mais de fêter ce moment en famille, dans le calme, autour du bébé.

La culture japonaise compte de nombreuses coutumes qui célèbrent avec soin les étapes de la vie.

Découvrir l'okuizome, c'est aussi mieux comprendre la vision japonaise de la famille et sa culture culinaire.

Foire aux questions

R. L'okuizome est une célébration organisée autour du 100e jour du bébé, avec le souhait qu'il ne manque jamais de nourriture. Également appelée hyakunichi-iwai (fête des 100 jours), elle ne consiste pas à faire manger réellement : on approche les plats de la bouche du bébé pour faire semblant de le nourrir et célébrer sa croissance.
R. On réalise habituellement l'okuizome vers le 100e jour après la naissance. Il n'est pas nécessaire de viser pile 100 jours : certaines régions célèbrent au 110e ou au 120e jour, et il est tout à fait acceptable de choisir une date selon la disponibilité de la famille ou la forme du bébé.
R. Le menu de l'okuizome repose sur la forme traditionnelle ichiju-sansai (une soupe et trois accompagnements). On sert souvent du riz aux haricots rouges, une soupe, du poisson grillé, un plat mijoté et des légumes marinés ; l'espèce de poisson et les détails varient selon la région et la famille, l'essentiel étant d'y mettre des vœux sincères.
R. Plusieurs ordres existent : par exemple, approcher riz, soupe puis poisson vers la bouche, et répéter ce geste environ trois fois. Il n'y a pas d'ordre unique, car les usages varient selon les régions, et en pratique on se contente d'imiter le geste sans faire réellement manger le bébé.
R. La pierre ha-gatame peut être reçue ou empruntée au sanctuaire, achetée, ou encore ramassée au bord d'une rivière. Pour l'utiliser, on touche légèrement la pierre avec les baguettes, puis on approche ces baguettes de la bouche du bébé en souhaitant des dents solides ; la pierre elle-même ne se met pas en bouche.
R. Pour la vaisselle traditionnelle, on entend parfois dire que les garçons utilisent du laque entièrement rouge et les filles du noir à l'intérieur rouge. Cela dit, l'inverse existe aussi selon les régions, et aucune règle nationale stricte ne s'applique à la tenue ; privilégier des vêtements confortables pour le bébé est plus rassurant que de viser la photo parfaite.
R. Traditionnellement, c'est la personne âgée appelée yashinai-oya (parrain/marraine nourricier) qui officie. Pour un garçon, un homme aîné ; pour une fille, une femme aînée ; aujourd'hui, grands-parents ou parents s'en chargent souvent avec souplesse, selon les circonstances familiales.
R. Le coût varie fortement selon l'option choisie : maison, livraison ou restaurant. À domicile, on peut n'acheter que la quantité nécessaire d'ingrédients ; la livraison et le restaurant réduisent le temps de préparation. Plutôt que le budget seul, choisir selon le confort du bébé et la mobilité de la famille évite les déconvenues.

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