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Rurikō-ji à Yamaguchi : pagode à cinq étages, trésor national

Rurikō-ji à Yamaguchi : pagode à cinq étages, trésor national
Guide de Rurikō-ji à Yamaguchi : pagode à cinq étages classée trésor national, parc Kōzan, culture Ōuchi et conseils de visite.

L'essentiel

En bref

Le temple Rurikō-ji, à Yamaguchi, est un site de balade historique où, autour de sa pagode à cinq étages (Trésor national), on parcourt aussi les vestiges et les jardins du parc Kōzan.

La pagode, Trésor national

Son charme tient à la douceur du toit en écorce de cyprès, à l'ampleur des avant-toits et à l'équilibre du fût qui s'affine vers le haut. Son autel bouddhique circulaire (shumidan), de style majoritairement japonais teinté de style zen, est unique parmi les pagodes à cinq étages.

Vestiges à parcourir au parc Kōzan

S'y trouvent disséminés des bâtiments liés à la fin de l'époque d'Edo comme le Chinryūtei et le Rozandō, le cimetière Kōzan de la famille Mōri, un dallage « chant du rossignol » (uguisubari) et une statue de Sesshū. Relier la pagode et ces vestiges approfondit la découverte de l'histoire de Yamaguchi.

Accès

Environ 13 à 15 min en bus communautaire municipal depuis la gare JR Yamaguchi. En voiture, comptez environ 20 min depuis la sortie (IC) Ogōri de l'autoroute Chūgoku.

Durée estimée

Environ 30 min pour les seuls abords de la pagode, ou environ 1 h 30 pour parcourir tranquillement l'ensemble du parc Kōzan.

Tarif d'entrée

La visite du parc Kōzan et de la pagode est gratuite, et le parc est ouvert toute l'année. Le musée du Rurikō-ji est payant ; l'accueil général et le goshuin varient selon les jours et les événements.

Plaisirs de chaque saison

L'aspect de la pagode change selon la saison de visite : cerisiers et pagode au printemps, verdure dense et jeux d'ombre en été, feuilles rouges et lignes des avant-toits en automne, silhouette paisible en hiver.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Le temple Rurikō-ji, c'est quoi ? Le lien entre la pagode à cinq étages classée Trésor national et le parc Kōzan

Le temple Rurikō-ji est un temple de l'école Sōtō dont le charme se révèle mieux lorsqu'on le visite comme un ensemble avec le parc Kōzan (Kōzan-kōen) de la ville de Yamaguchi, autour de sa pagode à cinq étages classée Trésor national.

Pour une première visite, prendre d'abord la pagode à cinq étages du Rurikō-ji, classée Trésor national, comme repère, puis relier lentement à pied le temple, le jardin et les sites historiques alentour facilite la compréhension.

La pagode à cinq étages, Trésor national, au cœur du voyage

La pagode à cinq étages du Rurikō-ji est connue comme l'un des monuments historiques emblématiques de Yamaguchi et transmet jusqu'à nous une architecture de l'époque Muromachi, achevée vers 1442 (Kakitsu 2).

Plutôt que de contempler brièvement la seule pagode, la regarder en incluant l'étang, les arbres et les montagnes en arrière-plan permet de voir comment cette pagode d'environ 31,2 mètres jusqu'à la pointe du sōrin (flèche) se fond dans le paysage du parc.

Parcourir le Rurikō-ji et le parc Kōzan sans les séparer

Le parc Kōzan abrite, outre la pagode à cinq étages, plusieurs sites historiques : le Rozandō, le Chinryūtei, les pavés « uguisu-bari » et le cimetière de Kōzan.

Plutôt que de les voir comme des points touristiques isolés, les parcourir comme un lieu où se superpose l'histoire de Yamaguchi les rend plus mémorables, même lors d'un court séjour.

Vérifier l'aspect après la grande restauration et l'état de l'accueil

Après la grande restauration de l'ère Reiwa, au cours de laquelle on a procédé pour la première fois en 70 ans à la réfection intégrale de son toit en écorce de cyprès (hiwadabuki), la pagode à cinq étages du Rurikō-ji se laisse désormais admirer sans son grand échafaudage.

La visite de la pagode et du parc Kōzan est gratuite, mais l'accueil général du Rurikō-ji, la remise des goshuin, le musée (payant) et la tenue d'événements pouvant varier, mieux vaut vérifier l'état de l'accueil avant de venir si votre but est la prière ou la visite du temple.

Contempler la pagode à cinq étages du Rurikō-ji en connaissant son histoire

La pagode à cinq étages n'est pas seulement un bel extérieur : c'est un bâtiment qui transmet la culture du clan Ōuchi et la formation de la ville de Yamaguchi.

En connaissant le contexte, un même paysage laisse apparaître « pourquoi une pagode se dresse ici ».

La mémoire du clan Ōuchi et du temple Kōshaku-ji

Se dressait autrefois ici le temple Kōshaku-ji (Kōshaku-ji), fondé par Ōuchi Yoshihiro, 25e chef du clan Ōuchi, qui y accueillit le maître zen Sekihei Shikai.

La pagode à cinq étages actuelle aurait été édifiée par Ōuchi Morimi, frère cadet de Yoshihiro, pour honorer la mémoire de ce dernier, mort au combat en 1399 (Ōei 6) ; elle est précieusement conservée comme vestige du Kōshaku-ji.

La voir comme une architecture de l'époque Muromachi

Selon les informations sur les biens culturels de la préfecture de Yamaguchi, la pagode à cinq étages du Rurikō-ji est présentée comme un Trésor national (monument) de l'époque Muromachi.

D'après une inscription à l'encre datée de Kakitsu 2 (correspondant à l'an 1442), découverte lors du démontage-restauration de l'ère Taishō, on estime qu'elle fut édifiée à cette époque, ce qui en ferait la dixième plus ancienne parmi les pagodes à cinq étages encore existantes au Japon.

Son statut de l'une des trois pagodes les plus célèbres du Japon

La pagode à cinq étages du Rurikō-ji compte, avec celle du Hōryū-ji (préfecture de Nara) et celle du Daigo-ji (préfecture de Kyoto), parmi les trois pagodes les plus célèbres du Japon.

Cette reconnaissance tient non pas à un caractère spectaculaire, mais se comprend mieux en prêtant attention à l'équilibre du corps de la pagode, à la profondeur des auvents et à l'harmonie avec la nature environnante.

Voici un bref récapitulatif, pour les voyageurs, des termes à retenir en lisant son histoire.

Terme Point à observer Sens en voyage
Clan Ōuchi La culture de Yamaguchi Clé pour comprendre le contexte
Kōshaku-ji Mémoire de l'ancien temple Origine de la pagode
Hiwadabuki Matériau du toit Impression de douceur
Wayō Base de l'architecture Allure paisible
Zenshūyō Une partie du décor Découverte dans les détails

Que voir dans l'architecture de la pagode à cinq étages du Rurikō-ji : observer avec soin le toit, les auvents et le corps de la pagode

La beauté des formes de la pagode à cinq étages du Rurikō-ji se saisit plus facilement en la contemplant à distance qu'en s'en approchant seulement.

Avant de photographier, suivre à l'œil nu les lignes de l'ensemble aide à percevoir l'équilibre paisible de l'architecture.

La douceur créée par le toit en hiwadabuki

Le toit de la pagode à cinq étages est en hiwadabuki (écorce de cyprès) et présente une expression douce, différente d'un toit de tuiles.

La pente du toit étant modérée et les avant-toits se relevant avec légèreté, la pagode ne s'impose pas trop, même associée au paysage des arbres et de l'étang alentour.

Observer les auvents profondément saillants

Les auvents de chaque étage débordent profondément vers l'extérieur et créent des ombres sur l'ensemble de la pagode.

Comme l'ombre sous les auvents varie selon l'orientation du soleil, l'impression diffère légèrement d'un moment à l'autre, même au même endroit.

Ressentir le corps de la pagode qui s'affine vers le haut

Le corps de la pagode se rétrécit à mesure qu'il s'élève, créant une silhouette qui n'accable pas par sa masse.

En comparant la stabilité du premier niveau et la légèreté des étages supérieurs, on perçoit une forme équilibrée, même de loin.

Des détails de style zenshūyō mêlés à une base wayō

La technique architecturale repose sur un wayō (style japonais) paisible, mais on trouve un peu de zenshūyō (style de l'école zen) dans les gyakurenchū (piliers en lotus inversé) de la double balustrade et dans le shumidan (autel) circulaire à l'intérieur du premier niveau.

Cet autel circulaire est sans autre exemple parmi les pagodes à cinq étages et montre que l'originalité ne réside pas seulement dans l'extérieur mais aussi dans les détails.

Savourer l'extérieur en silence plutôt que l'intérieur

Dans les biens culturels et les temples, l'étendue des zones ouvertes au public et l'autorisation de photographier peuvent varier selon les périodes.

Il est important de ne pas chercher à entrer dans les zones non ouvertes et de profiter de l'extérieur en suivant les panneaux d'information et les consignes du personnel.

Selon la position d'où l'on contemple la pagode, les points sur lesquels l'attention se porte changent, même pour un même bâtiment.

Position Point d'attention Façon de regarder
Près de l'étang Le reflet sur l'eau Contempler en silence
Vers la façade La superposition des auvents Regarder les ombres
Un peu à l'écart L'équilibre d'ensemble Regarder les cinq niveaux
Arrière-plan Arbres et montagnes Inclure le paysage
Pied de la pagode Détails architecturaux Vérifier sans toucher

Sites historiques et façon de se promener à voir aussi au parc Kōzan

Le parc Kōzan est un lieu de promenade historique qu'il serait dommage de réduire à la seule pagode à cinq étages.

Comme les sites du parc se rattachent aussi à la mémoire de l'époque moderne et de la fin de l'époque d'Edo, élargir un peu son regard après avoir vu la pagode approfondit l'esprit de Yamaguchi.

Toucher l'atmosphère de la fin de l'époque d'Edo au Chinryūtei et au Rozandō

Le Chinryūtei est présenté comme le bâtiment où, en 1867 (Keiō 3), Saigō Takamori et Ōkubo Toshimichi de Satsuma et Kido Takayoshi de Chōshū se seraient réunis pour des entretiens secrets en vue de renverser le shogunat.

Le Rozandō est décrit comme un salon de thé où le seigneur Mōri Takachika tenait des entretiens sans distinction de rang, sous prétexte de cérémonie du thé : au fond de ce bâtiment paisible, on ressent la tension politique.

Découvrir l'histoire de la famille Mōri au cimetière de Kōzan

Le cimetière de Kōzan abrite des sépultures liées à la famille Mōri, où l'on ressent combien Yamaguchi est profondément lié à l'histoire du domaine de Chōshū.

Dans les sépultures, mieux vaut prêter attention au volume de la voix et à sa façon de marcher, en les abordant comme un lieu de prière plutôt que comme un site touristique.

Les pavés « uguisu-bari », un endroit où écouter le son

Sur les pavés « uguisu-bari », il est indiqué que si l'on se tient dans le passage et que l'on frappe des mains ou tape du pied, un son semblable au chant de l'uguisu (rossignol du Japon) revient en résonnant sur les marches et les murs de pierre.

En période d'affluence ou en présence d'autres personnes, modérer le nombre d'essais et le volume du son permet aux autres voyageurs de passer un moment agréable.

Découvrir l'ampleur de la culture avec la statue de Sesshū et le jardin

La statue de bronze du peintre de lavis Sesshū rappelle que Yamaguchi était lié non seulement à la culture des samouraïs, mais aussi à la peinture à l'encre et à la culture zen.

En reliant à pied la pagode à cinq étages, le jardin et les sites historiques, on comprend intuitivement pourquoi Yamaguchi est surnommée la « Kyoto de l'Ouest ».

Comment profiter du Rurikō-ji selon les saisons

Le Rurikō-ji et le parc Kōzan sont des lieux à savourer non seulement pour leurs bâtiments, mais aussi en association avec la nature environnante.

Les impressions de couleur et de lumière changeant selon les saisons, une même pagode à cinq étages se présente différemment selon la période de la visite.

Au printemps, contempler la superposition des fleurs et de la pagode

Au printemps, la couleur des cerisiers en fleur et d'autres fleurs se superpose au ton paisible du toit en hiwadabuki : une saison facile à immortaliser en photo.

En cas d'affluence, ne pas bloquer le passage et se céder mutuellement le tour par de courtes prises de vue permet de se promener agréablement.

En été, profiter de la verdure et des ombres

En été, la verdure des arbres s'intensifie et les contours de la pagode ressortent au sein de la nature.

Les jours de chaleur, mieux vaut ne pas s'obstiner à marcher : parcourir le site en choisissant l'ombre et les lieux de repos apporte de la sérénité.

En automne, comparer les feuilles rouges et les lignes de l'architecture

En automne, la coloration des arbres s'ajoute, et les lignes des auvents et la forme du corps de la pagode ressortent en contraste avec les couleurs de l'arrière-plan.

En se déplaçant un peu de côté plutôt qu'en restant de face, la façon dont les feuilles rouges (momiji) et la pagode se superposent change.

En hiver, voir les contours dans le calme

En hiver, la palette du paysage s'apaise, ce qui facilite l'observation de la forme de la pagode et de la superposition des toits.

Cette saison convient à ceux qui veulent savourer les lignes mêmes du bâtiment et le calme du jardin, plutôt que l'éclat des saisons.

Voici un récapitulatif des aspects de chaque saison, sous l'angle de la promenade plutôt que de la photo.

Saison Aspect Conseil de visite
Printemps Cerisiers et autres fleurs Éviter de bloquer les passages
Été Verdure et ombre Prévoir des pauses
Automne Feuilles rouges Observer la pagode de côté
Hiver Contours nets Regarder les lignes du bâtiment
Pluie Reflets et calme Vérifier où l'on marche

Comment aller au Rurikō-ji et informations pratiques de visite

Le Rurikō-ji et le parc Kōzan se situent au centre de la ville de Yamaguchi et sont faciles d'accès aussi bien en transports en commun qu'en voiture.

Retenir avant le départ le trajet et une estimation du temps nécessaire permet d'utiliser sans perte un temps de séjour limité.

Accès en transports en commun

Depuis la gare JR de Yamaguchi, comptez environ 13 à 15 min pour rejoindre le parc Kōzan avec le bus communautaire de la ville.

La fréquence des bus variant selon les tranches horaires, vérifier l'arrêt et les horaires à la gare avant de partir réduit le temps d'attente.

Accès en voiture et estimation du temps de trajet

En voiture, comptez environ 20 min depuis l'échangeur (IC) d'Ogōri de l'autoroute Chūgoku.

Prévoyez environ 30 min pour les seuls abords de la pagode à cinq étages, et environ 1 h 30 pour parcourir tranquillement l'ensemble du parc : vous serez ainsi à l'aise.

Comment envisager le prix d'entrée et les horaires d'ouverture

La visite du parc Kōzan et de la pagode à cinq étages est gratuite, et le parc est ouvert toute l'année.

En revanche, le musée du Rurikō-ji est payant, et l'accueil général comme la remise des goshuin pouvant varier selon les jours et les événements, vérifiez l'état de l'accueil avant votre visite si vous avez un but précis.

Les bonnes manières à respecter au Rurikō-ji lors de la prière et de la prise de photos

Le Rurikō-ji est à la fois un site touristique et un temple de l'école Sōtō dont la figure principale de culte est Yakushi Nyorai (le bouddha de la médecine), aujourd'hui encore précieusement préservé comme lieu de dévotion.

Pour les voyageurs au Japon, marcher en silence, vérifier les indications et faire attention aux personnes alentour constituent les bonnes manières les plus simples à comprendre.

Garder à l'esprit le lieu de prière dans l'enceinte

Près du hondō (bâtiment principal) et des sépultures, baisser la voix et prêter attention aux endroits où l'on s'arrête apporte de la sérénité.

Même sans bien connaître le rite pour joindre les mains, des gestes comme ajuster son chapeau, libérer le passage ou ne pas occuper les lieux longtemps suffisent à exprimer le respect.

Donner la priorité aux personnes et aux panneaux pour les photos

La pagode à cinq étages et le jardin donnent envie de les immortaliser, mais évitez les photos où le visage d'autres personnes apparaît en gros plan et les prises de vue depuis des zones interdites d'accès.

Là où l'autorisation de photographier est clairement indiquée, suivez cette indication ; en cas de doute, le plus sûr est de choisir de ne pas photographier.

Vérifier l'état de l'accueil pour les goshuin et le musée

Au Rurikō-ji, l'accueil général, la remise des goshuin et le musée sont indiqués séparément.

L'accueil pouvant varier selon les jours et les événements, si votre objectif est d'obtenir un goshuin ou de visiter le musée, vérifiez son état avant votre visite.

Voici un récapitulatif des comportements sujets à hésitation, sous une forme facile à trancher en voyage.

Situation À éviter Comportement recommandé
Prière Occuper longtemps le passage S'arrêter brièvement et calmement
Photos Photographier les zones interdites Suivre les panneaux
Sépultures Parler fort Baisser la voix
Musée Arriver sans vérifier Confirmer l'accueil
Goshuin Insister pour l'obtenir Respecter l'état de l'accueil

En résumé : le Rurikō-ji, un lieu pour parcourir l'histoire de Yamaguchi, pas seulement sa pagode à cinq étages

Le Rurikō-ji est un site où ressentir la culture de Yamaguchi à travers la beauté de sa pagode à cinq étages classée Trésor national et les sites historiques disséminés dans le parc Kōzan.

En gardant à l'esprit l'histoire liée au clan Ōuchi, les détails de l'architecture Muromachi, le sens des saisons du jardin et le calme propre au temple, même un court séjour laisse une impression profonde.

Si votre objectif est la prière, l'obtention d'un goshuin ou la visite du musée, vérifiez l'état de l'accueil, et sur place, veillez aux panneaux d'information et à l'attention envers les autres en vous promenant.

Foire aux questions

R. La pagode à cinq étages du Ruriko-ji, dans le parc Kozan à Yamaguchi, est un trésor national construit à l'époque Muromachi, culminant à environ 31,2 mètres jusqu'à la pointe de la flèche. Elle se distingue par la douceur de ses toits en écorce de cyprès et l'équilibre de son corps ; l'estrade circulaire (shumidan) à l'intérieur du premier niveau est un décor unique, sans équivalent dans les autres pagodes à cinq étages. Suivre d'abord les lignes de l'ensemble de loin, puis s'approcher, en fait mieux ressentir la beauté.
R. Parce qu'elle est l'une des trois pagodes les plus renommées du Japon, aux côtés du Horyu-ji de Nara et du Daigo-ji de Kyoto. Considérée comme la dixième plus ancienne pagode à cinq étages encore existante du pays, sa valeur tient moins à l'éclat qu'à ses avant-toits profonds et à son harmonie avec la nature. C'est aussi un bâtiment qui transmet la culture du clan Ouchi, et connaître ce contexte permet de comprendre pourquoi cette pagode se dresse dans ce paysage.
R. On raconte qu'elle fut édifiée par Ouchi Morimi pour honorer la mémoire de son frère Ouchi Yoshihiro, mort au combat en 1399. Lors d'une restauration à l'ère Taisho, une inscription à l'encre datée de 1442 a été découverte, et l'on situe son achèvement vers cette époque. Vestige du Koshaku-ji qui se trouvait autrefois ici, c'est un bâtiment qui raconte à la fois l'histoire de la pagode et la formation de la ville de Yamaguchi.
R. Depuis la gare JR de Yamaguchi, comptez environ 13 à 15 minutes en bus communautaire municipal, jusqu'à l'arrêt Kozan-koen, tout proche. Depuis la sortie Ogori de l'autoroute Chugoku, comptez environ 20 minutes en voiture. La fréquence des bus variant selon les heures, vérifier l'horaire à la gare avant de bouger réduit le temps d'attente. Un office de tourisme se trouve devant le parc Kozan, où l'on peut obtenir plans et informations sur les environs.
R. L'entrée du parc Kozan et de la pagode à cinq étages (droit de visite du site) est gratuite, et le parc est ouvert toute l'année. Le parking est également gratuit pour les voitures comme pour les grands bus et sans réservation, ce qui rend la halte facile même en voyage motorisé. Toutefois, le musée du Ruriko-ji est payant (200 yens pour les adultes) ; retenez que la délivrance du goshuin (calligraphie et sceau vermillon souvenir de la visite) et l'accueil général varient selon les jours et les événements.
R. Comptez environ 30 minutes pour les seuls abords de la pagode à cinq étages, et environ 1 heure 30 pour parcourir tranquillement l'ensemble du parc Kozan. Comme le parc renferme des sites historiques disséminés tels que le Rozan-do, le Chinryu-tei, le cimetière Kozan et les dalles de pierre « uguisu-bari » (pierres qui renvoient un écho semblable à un chant d'oiseau), prévoir davantage de temps de promenade plutôt que de repartir après la seule pagode permet de ressentir les strates de l'histoire de Yamaguchi.
R. Le soir, la pagode est illuminée du coucher du soleil jusque vers 22h00, et son contour surgissant de l'obscurité offre une expression totalement différente de celle du jour. Sous la lumière, les toits en écorce de cyprès accentuent leurs ombres, et sa silhouette reflétée à la surface de l'étang rend le moment paisible et beau. Après une promenade de jour, avant de partir vers Yuda Onsen, s'y arrêter dans l'intervalle avant le dîner est une autre façon d'en profiter.
R. Au printemps, les cerisiers se superposent aux teintes sobres de l'écorce de cyprès ; en automne, les feuilles rouges rehaussent les lignes des avant-toits et du corps de la pagode. En été, le vert intense fait ressortir le contour de la pagode, et l'hiver, avec moins de couleurs, est la saison où l'on savoure la forme même du bâtiment. Pour qui veut observer à loisir les lignes de l'architecture, l'hiver est un bon choix ; pour qui veut ajouter de la couleur à ses photos, le printemps ou l'automne conviennent mieux, selon l'objectif de la visite.

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