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Onikenbai d'Iwate : danse traditionnelle classée à l'UNESCO

Onikenbai d'Iwate : danse traditionnelle classée à l'UNESCO
Guide de l'Onikenbai d'Iwate : danse de sabre aux masques de démons, inscrite à l'UNESCO via les Furyu-odori, à voir notamment à Kitakami et Oshu.

L'essentiel

Oni Kenbai en bref

L'Oni Kenbai est un art traditionnel d'Iwate : des danseurs portant des masques d'oni (démons du folklore japonais) évoluent au son des tambours, sabre à la main, pour chasser les mauvais esprits et prier pour de bonnes récoltes.

L'intensité du masque et du sabre

Les mouvements vigoureux où le sabre est abaissé puis planté en terre, ainsi que le climax aux pas très rapides, sont les moments forts.

Le rythme unique de l'accompagnement en direct

Tambours, flûtes et gongs (kane) résonnent ; leur tempo, parfaitement uni à la danse, transporte le public dans un autre monde.

Couleurs et rôles des masques

Les masques peuvent être rouges, bleus, noirs, etc. ; associés aux points cardinaux et aux saisons, ils représentent les Myōō (Rois de sagesse) bouddhiques, des présences sacrées.

Où le voir

Les représentations ont lieu lors du « Michinoku Geinō Matsuri » de Kitakami (autour de la gare de Kitakami), au musée municipal Oni-no-Yakata et à la salle Sakura Hall.

Accès (vers Kitakami)

Environ 2 h 30 en Shinkansen entre la gare de Tokyo et la gare de Kitakami. Rejoignez chaque site en bus ou en taxi depuis la gare.

Périodes recommandées

On le découvre facilement chaque année lors du « Kitakami Michinoku Geinō Matsuri » début août. Les représentations à Oni-no-Yakata, etc., ont des dates qui varient selon les années ; consultez les informations officielles.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Onikenbai : la danse traditionnelle d'Iwate inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO

Onikenbai est une danse folklorique traditionnelle transmise principalement dans les villes de Kitakami et d'Ōshū, dans la préfecture d'Iwate. Cette danse populaire se distingue par ses mouvements puissants et son maniement vigoureux du sabre.

Officiellement classé comme une variante du « Nenbutsu Kenbai », ce style est familièrement appelé « Onikenbai » (la danse des sabres-démons) en raison des masques de fureur (funnu) imposants portés par les danseurs.

En 1993 (Heisei 5), il a été désigné bien culturel folklorique immatériel important du Japon, puis inscrit en novembre 2022 (Reiwa 4) au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au titre du « Furyū-odori ».

Empreinte de prières pour la dispersion des esprits maléfiques, le repos des défunts et l'abondance des récoltes, cette danse impressionne par sa puissance et incarne l'une des expressions emblématiques de la culture traditionnelle d'Iwate.

Dans cet article, plongez dans l'histoire, les points forts et les meilleurs lieux pour assister à l'Onikenbai.


Que voir lors d'une représentation d'Onikenbai : les incontournables

1. Une danse puissante derrière le masque de fureur

Le trait le plus marquant de l'Onikenbai est sans conteste le masque de fureur (funnu) porté par les danseurs.

Bien qu'on les appelle « démons » (oni), il ne s'agit pas de démons ordinaires, mais d'incarnations bouddhiques (entités protectrices du bouddhisme) dont la danse vise à chasser les esprits maléfiques.

La troupe se compose en principe de huit danseurs, qui portent un ornement nommé « kezai » (composé de plumes d'oiseaux ou de crins de cheval) sur la tête, sur lequel vient se fixer le masque.

Les types de masques varient selon les troupes, mais le masque blanc joue souvent un rôle central, chaque danseur incarnant un personnage distinct.

Les costumes éclatants comprennent un plastron orné du blason sasarindō, des protège-bras inspirés de la cotte de mailles (kusari katabira) et bien d'autres éléments qui contribuent à l'atmosphère mystique du spectacle.

2. Un maniement de sabre spectaculaire et des mouvements dynamiques

Dans l'Onikenbai, les danseurs brandissent sabres et éventails au cours d'une chorégraphie héroïque.

Le répertoire compte une vingtaine de pièces : danses en cercle, séquences évoquant les arts martiaux, ou encore numéros aux accents acrobatiques.

Les coups de sabre tombants et les frappes du sol caractéristiques du « henbai » s'enchaînent avec rythme, captivant le public par leur intensité.

Cette danse symbolise la dispersion des forces maléfiques par les incarnations du Bouddha, apportant paix et sérénité aux hommes.

3. La musique traditionnelle jouée en direct et son rythme unique

L'accompagnement musical de l'Onikenbai mobilise tambours, flûte et cymbales (kane).

  • Taiko (tambour) (donne le rythme à la danse)
  • Fue (flûte) (porte la mélodie)
  • Kane (cymbale) (souligne le rythme en tant que percussion)

Ces instruments accompagnent les chants de nenbutsu pour créer une musique sans équivalent.

Le grondement des tambours et le souffle de la flûte fusionnent avec les mouvements des danseurs : le public a l'impression d'être transporté dans un autre monde.

En particulier, l'enchaînement des pas rapides et des battements rythmés du tambour au point culminant offre un moment proprement saisissant.

4. Origines et histoire de l'Onikenbai

Plusieurs hypothèses existent sur l'origine de l'Onikenbai :

  • Une tradition selon laquelle En no Ozunu, fondateur du Shugendō, aurait dansé en récitant des nenbutsu durant l'ère Taihō
  • Une transmission par le hōin (moine ascète) du mont Haguro durant l'ère Daidō, en tant que danse de nenbutsu pour repousser les démons

Cette danse a été préservée pendant plusieurs siècles, principalement dans la ville de Kitakami (préfecture d'Iwate).

Aujourd'hui, quatre troupes désignées comme biens culturels folkloriques immatériels importants du Japon perpétuent la tradition : l'association de préservation Iwasaki Onikenbai (Kitakami), l'association Nameta Onikenbai (Kitakami), l'association Honokisawa Nenbutsu Kenbai (Ōshū) et l'association Kawanishi Dainenbutsu Kenbai (Ōshū).

D'autres groupes sont actifs à Kitakami, et des associations d'amateurs existent aussi en dehors de la préfecture.


Où voir l'Onikenbai : événements et lieux de représentation

1. Festival des arts traditionnels Kitakami Michinoku Geinō Matsuri (3 jours en début août)

Cet événement réunit plusieurs troupes d'Onikenbai en un même lieu et célèbre les arts traditionnels d'Iwate.

  • Période : 3 jours au début du mois d'août chaque année
  • Lieu : Kitakami (autour de la gare de Kitakami, parc Shiika no Mori, etc.)
  • Points forts : non seulement l'Onikenbai, mais aussi de nombreux autres arts traditionnels d'Iwate
  • Le premier soir, le défilé aux flambeaux « Toronko » crée une atmosphère féérique

2. Spectacles et expositions au musée Oni no Yakata de Kitakami

Le musée municipal de Kitakami « Oni no Yakata » est un musée spécialisé dans le folklore et les arts liés aux démons (oni).

  • L'exposition permanente présente l'histoire, les costumes et les masques de l'Onikenbai, à observer de près
  • Des représentations d'Onikenbai sont proposées en plein air durant l'été, avec différentes troupes invitées
  • L'Onikenbai est aussi parfois dédié lors du Setsubun-e (en février)

3. Représentations aux flambeaux à Geto Onsen

À la station thermale isolée de Geto Onsen (Kitakami), l'Onikenbai est parfois exécuté en été à la lueur de flambeaux (kagaribi).

Assister à cette danse dans une station thermale de montagne offre une expérience onirique unique.

4. Festival Esashi Jinku Matsuri (Ōshū, en mai)

Lors de ce festival d'arts traditionnels organisé chaque année dans la ville d'Ōshū, l'Onikenbai est parfois également au programme.


Informations pratiques pour les voyageurs

Comment se rendre à Kitakami ?

Accès en train et en bus

  • Depuis la gare de Tokyo, environ 2 heures 30 en Shinkansen jusqu'à la gare de Kitakami
  • Depuis la gare de Kitakami, accès aux différents sites en bus ou en taxi
  • Pour le musée Oni no Yakata : environ 20 minutes en bus depuis la gare de Kitakami (arrêt Oni-no-Yakata-mae)

Accès en voiture

  • Depuis Morioka : environ 1 heure en voiture
  • Depuis Sendai : environ 2 heures en voiture
  • Parking disponible (transports en commun recommandés en période d'événements)

Informations sur le musée Oni no Yakata

  • Tarif d'entrée : tarif général environ 500 yens / lycéens environ 250 yens / élèves du primaire et du collège gratuit
  • Horaires d'ouverture : 9 h 00 à 17 h 00 (dernière admission à 16 h 30)
  • Jours de fermeture : lundi (le mardi en cas de jour férié) ; chaque lundi de décembre à mars ; vacances du Nouvel An

Wi-Fi

  • Wi-Fi gratuit disponible au Sakura Hall du Centre culturel d'échange de Kitakami et dans les offices de tourisme

Langues disponibles

  • Brochures en anglais et en chinois disponibles dans les offices de tourisme
  • Certaines manifestations proposent des explications en anglais


Conclusion

L'Onikenbai, désigné bien culturel folklorique immatériel important du Japon et inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO au titre du « Furyū-odori », est un art traditionnel emblématique de la préfecture d'Iwate.

Cette danse vigoureuse, où des incarnations bouddhiques chassent les forces maléfiques, offre une expérience inoubliable, à la croisée de l'histoire, de la culture et du divertissement.

Lors de votre voyage à Iwate, ne manquez pas l'occasion d'en ressentir toute la puissance en direct.


Foire aux questions

R. L'Oni Kenbai est un art populaire transmis autour de la ville de Kitakami dans la préfecture d'Iwate, dont les composantes de prière, comme l'apaisement des âmes ancestrales et le vœu de bonnes récoltes, sont très marquées. Connaître les gestes au préalable aide à distinguer les rythmes de tambour et à repérer les temps forts dès la première fois.
R. À Kitakami, le musée municipal Oni no Yakata propose des expositions pour découvrir l'Oni Kenbai, et lors d'événements des représentations peuvent y avoir lieu. Sur place, costumes et programmes varient selon les troupes, alors vérifier le nom de la troupe sur le dépliant rend la séance plus intéressante.
R. L'entrée au musée municipal Oni no Yakata de Kitakami coûte 500 yens en plein tarif, 240 yens pour les lycéens et 170 yens pour les écoliers de primaire et collège. Les fermetures sont le lundi (le jour ouvré suivant si férié) et les vacances de fin d'année (28/12 au 4/1), donc pour une longue distance, fixer un programme évitant le lundi est plus sûr.
R. Le Michinoku Geino Matsuri se tient en général début août et rassemble des arts variés dont l'Oni Kenbai. Pour avoir une bonne place, choisir son emplacement 30 minutes avant le début plutôt qu'à la dernière minute, et éviter les abords des entrées-sorties, garde le champ de vision dégagé.
R. Les règles de prise de vue varient selon les sites et les organisateurs, alors suivre l'affichage du jour est la base. Si vous filmez, évitez le flash, restez dans une position qui ne bloque pas les passages et visez les frappes de tambour ou les jeux de pieds pour saisir le mouvement en une seule image.
R. Un numéro dure souvent une vingtaine de minutes, et pour une première, prendre comme repère les passages où le tambour s'intensifie permet de saisir la montée. Mieux vaut ne pas couper le son avec des écouteurs et ressentir la basse rythmique dans le corps pour amplifier l'impact.
R. On peut le présenter comme « 鬼剣舞 » (danse folklorique locale liée aux prières et aux esprits des ancêtres) pour faire passer l'idée. Le « oni » n'est pas tant une figure effrayante qu'un rôle « sacré », alors ajouter un mot sur le sens des masques et des costumes suscite la curiosité.
R. Certaines salles ont un volume de tambour important, donc pour les jeunes enfants, des bouchons d'oreilles ou un casque antibruit rassurent. Se placer un peu en retrait du premier rang, sur le côté, permet de sortir vite en cas de pleurs et de gêner moins l'entourage.

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