Rinzai-ji a commencé son histoire comme temple funéraire du clan Imagawa
Rinzai-ji, dans l’arrondissement d’Aoi à Shizuoka, est le temple funéraire du clan Imagawa qui gouverna Suruga, et un temple zen où se croisent les histoires d’Imagawa Yoshimoto et de Tokugawa Ieyasu.
Dans l’enceinte préservée comme lieu de formation monastique, le bâtiment principal, le jardin et le cimetière familial des Imagawa transmettent une culture allant de l’époque Sengoku au début de l’époque moderne.
Un temple zen issu de Zentoku-in
Zentoku-in, fondé par Imagawa Ujichika, est considéré comme le prédécesseur de Rinzai-ji.
Ce lieu où se rejoignaient la politique du clan Imagawa et la culture zen offre un point de départ pour comprendre l’histoire de Sunpu.
Le temple funéraire d’Imagawa Ujiteru
Fondé par Imagawa Ujichika, Rinzai-ji est présenté comme le temple funéraire d’Ujiteru, frère aîné de Yoshimoto et 8e chef du clan Imagawa.
Le nom du temple vient du nom bouddhique posthume d’Ujiteru, et l’enceinte conserve des tombes et des statues liées à Ujiteru et Yoshimoto.
Un ensemble monastique marqué par les guerres et les reconstructions
Rinzai-ji subit des incendies de guerre liés à Takeda Shingen et Tokugawa Ieyasu, et ses bâtiments furent reconstruits après chacun d’eux.
Il importe de ne pas considérer les bâtiments comme intacts depuis la fondation, mais comme des strates historiques ayant traversé destruction et renaissance.
Le passage du temple funéraire des Imagawa sous la protection des Tokugawa montre que le rôle du temple fut transmis malgré les changements de pouvoir à Sunpu.
| Personnage et période | Lien avec Rinzai-ji | Angle d’observation |
|---|---|---|
| Imagawa Ujichika | Fonde le prédécesseur | Le clan Imagawa et le zen |
| Imagawa Ujiteru | Origine du nom du temple | Rôle du temple funéraire |
| Imagawa Yoshimoto | Seigneur soutenu par Sessai | Foi d’un daimyō de l’époque Sengoku |
| Tokugawa Ieyasu | Études et reconstruction | Du clan Imagawa au clan Tokugawa |

Observer l’architecture hōjō dans le bâtiment principal classé Bien culturel important
Le bâtiment principal de Rinzai-ji est un Bien culturel important national, remarquable par son vaste plan de type hōjō et son décor d’inspiration kyotoïte.
Au-delà de l’aspect extérieur, observer l’organisation de l’espace qui soutenait la vie et les rites du temple zen aide à comprendre la valeur de l’édifice.
Un vaste bâtiment principal du début du 17e siècle
Le bâtiment principal daterait du début de l’époque d’Edo.
Il fut classé Bien culturel important national en 1983.
Il mesure 22,7 m de façade sur 16,8 m de profondeur et se distingue par un plan de type hōjō largement ouvert en façade.
En suivant l’étendue des avant-toits et la succession des travées, on distingue l’ossature qui soutient la grande toiture.
Le vestibule accolé à gauche de la façade est également compris comme annexe dans le classement et aide à imaginer le parcours cérémoniel menant au bâtiment principal.
Une toiture irimoya couverte en kokera-buki
Le bâtiment principal possède une toiture irimoya à un niveau, couverte en kokera-buki par superposition de fines planchettes.
Certaines parties de la toiture et de l’intérieur ont été modifiées ultérieurement, mais la charpente conserve bien sa forme d’origine.
| Élément architectural | Caractéristique | Point à observer |
|---|---|---|
| Plan | Type hōjō | Largeur des travées |
| Toiture | Type irimoya | Forme du faîte et des avant-toits |
| Matériau de couverture | Kokera-buki | Superposition des planchettes |
| Annexe classée | 1 vestibule | Raccord avec le bâtiment principal |

Lire la culture zen de Sunpu dans le jardin classé
Le jardin de Rinzai-ji, au nord du bâtiment principal, est un Site de beauté pittoresque national dont la composition exploite les différences de niveau et l’écoulement de l’eau.
Au lieu d’y voir un simple panorama, considérez le bâtiment, la pente, les bassins et les plantations comme un espace unifié pour en percevoir la profondeur.
Un jardin orienté au sud avec une pente en arrière-plan
Le jardin prend pour fond le terrain incliné au nord du bâtiment principal et s’ouvre vers le sud.
En intégrant la pente naturelle plutôt qu’un seul terrain plat, il crée le relief caractéristique d’un temple de montagne.
2 bassins reliés par le dénivelé
Une eau claire est conduite vers le bassin situé plus haut à l’est, puis s’écoule vers le bassin inférieur à l’ouest.
En suivant du regard l’arrivée d’eau, le bassin, la chute puis le bassin suivant, on découvre dans cet espace limité un paysage qui évoque une vallée.
Depuis le bâtiment principal vers le fond du jardin, le bassin proche se prolonge par la pente éloignée, révélant un dispositif qui donne une impression d’espace supérieure aux dimensions réelles.
La valeur du jardin révélée par son classement
Le jardin de Rinzai-ji fut classé Site de beauté pittoresque national en 1936.
Sa composition associant pins, cycas, azalées satsuki et autres plantations au socle rocheux forme un paysage culturel préservé avec l’histoire du temple.
| Élément du jardin | Emplacement | Effet perceptible |
|---|---|---|
| Pente | Au nord du bâtiment principal | Arrière-plan naturel |
| Bassin supérieur | Hauteur à l’est | Origine de l’eau claire |
| Bassin inférieur | Partie basse à l’ouest | Expression du dénivelé |
| Rochers et plantations | Autour des bassins | Paysage de montagne et d’eau |

Suivre les études de Taigen Sessai et Takechiyo
Rinzai-ji relie le moine zen Taigen Sessai, soutien d’Imagawa Yoshimoto, au jeune Tokugawa Ieyasu alors appelé Takechiyo.
La relation entre ces 2 hommes montre que le temple n’était pas seulement un lieu de prière, mais aussi un espace au service de l’éducation et de la politique.
Taigen Sessai, soutien d’Imagawa Yoshimoto
Taigen Sessai fut supérieur de Rinzai-ji et, comme maître d’Imagawa Yoshimoto, participa aussi à la politique et à la diplomatie.
Son parcours illustre l’époque Sengoku, où un moine zen pouvait devenir le soutien spirituel d’un daimyō et influencer l’administration du domaine.
Le temple où Ieyasu aurait étudié
Selon la tradition, pendant ses années d’otage, Ieyasu reçut l’enseignement de Sessai à Rinzai-ji et s’appliqua aux études.
Observer la salle d’apprentissage de l’écriture et les représentations des personnages permet d’imaginer concrètement l’enfance passée à Sunpu qui façonna le futur shogun.
Pour comprendre cette tradition, il faut éviter d’isoler Ieyasu et considérer avec lui Sessai, chargé de l’éducation sous les Imagawa, ainsi que l’environnement du temple.

Retrouver la mémoire du clan Imagawa dans le cimetière et les trésors
Le cimetière familial des Imagawa et les statues associées montrent que Rinzai-ji est un temple funéraire qui perpétue la mémoire du clan.
Clarifier les liens entre les personnes honorées et les trésors du temple, au-delà des bâtiments et du jardin, rend la continuité historique plus lisible.
Le cimetière Imagawa qui perpétue Ujiteru et Yoshimoto
Le cimetière familial des Imagawa est un Site historique classé par la ville de Shizuoka et rend visible la fonction de temple funéraire honorant Ujiteru et Yoshimoto.
Dans le cimetière, recueillez-vous en silence, n’entrez pas dans la zone des stèles de pierre ni ses abords et suivez les consignes du temple.
Relier les statues de Yoshimoto, Sessai et d’autres figures
Rinzai-ji conserve des statues et des objets représentant des figures liées au temple, dont Yoshimoto, Ujiteru et Sessai.
Au lieu de retenir seulement les noms, reliez chaque personnage à la fondation, l’éducation, la politique et la reconstruction pour mieux comprendre sa place.
Réunir le bâtiment principal, le jardin et le cimetière en un récit
Le bâtiment principal transmet l’histoire des reconstructions, le jardin la culture zen et le cimetière les rites commémoratifs consacrés au clan Imagawa.
Ne considérez pas ces 3 lieux comme des attractions séparées : voyez-y un patrimoine culturel continu exprimant la relation entre les maîtres de Sunpu et le temple zen.
Respecter les conditions d’ouverture et les règles de visite d’un temple de formation
Rinzai-ji est un lieu de formation religieuse, et non un site touristique où l’on peut librement visiter à tout moment le fond de l’enceinte et les biens culturels.
Même lors des rares ouvertures, les visiteurs doivent agir sans perturber la pratique ni la foi.
Vérifier les dates d’ouverture et les zones accessibles
Les occasions d’ouverture au public et les zones visitables étant limitées, vérifiez le calendrier et les conditions avant de venir.
Ne vous fiez pas uniquement à d’anciens articles de voyage ou à des informations événementielles : privilégiez les panneaux à l’entrée et les indications du personnel.
N’entrez pas dans les zones fermées. Même devant la porte ou les marches de pierre visibles de l’extérieur, observez depuis un endroit qui ne gêne ni le passage ni la pratique.
Privilégier le silence aux photos
L’autorisation de photographier pouvant varier selon le lieu et l’occasion, vérifiez le périmètre permis.
Dans le bâtiment principal, le jardin et le cimetière, évitez de parler fort ou d’occuper longtemps une place, et laissez libre le passage des fidèles et des moines.
Résumé : Comprendre à Rinzai-ji le lien entre les Imagawa et Ieyasu
Rinzai-ji superpose plusieurs histoires : temple fondé par Imagawa Ujichika et transmis comme temple funéraire d’Ujiteru, lieu d’étude de Taigen Sessai et du jeune Tokugawa Ieyasu, et temple zen reconstruit après les incendies de guerre.
Mettre en relation le bâtiment principal classé Bien culturel important, le jardin pittoresque et le cimetière Imagawa permet de comprendre en trois dimensions la culture qui se prolongea de Sunpu à l’époque Sengoku jusqu’à l’ère Tokugawa.
Vérifiez à l’avance les dates d’ouverture et les zones accessibles, adoptez le calme qui convient à un lieu de pratique et de foi, et respectez le travail de transmission des biens culturels.



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