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Muryōkō-in | Jardin de la Terre pure et mont Kinkeisan

Muryōkō-in | Jardin de la Terre pure et mont Kinkeisan
Ce guide présente le site de Muryōkō-in à Hiraizumi, fondé par Fujiwara no Hidehira, avec son étang, son île, ses vestiges et le mont Kinkeisan.

L'essentiel

L'essentiel en un coup d'œil

Les ruines du Muryoko-in, qui font partie du patrimoine mondial de Hiraizumi, sont les vestiges d'un temple doté d'un jardin de la Terre pure (jōdo) aménagé par Hidehira, troisième chef des Fujiwara du Nord ; ce site historique se savoure comme un paysage continu allant de l'étang à l'île centrale, aux pierres de fondation et jusqu'au mont Kinkeisan.

À voir

Aux ruines du Muryoko-in, l'étendue de l'étang, l'île centrale et son pont, les pierres de fondation du pavillon Amida et le mont Kinkeisan en arrière-plan composent un paysage continu où se lisent le chevauchement des plans proche, intermédiaire et lointain.

Particularités du pavillon Amida

Le pavillon Amida central fut construit à l'imitation du pavillon du Phénix (Hōō-dō) du Byōdō-in ; les fouilles ont confirmé que ses entrecolonnements et ses ailes étaient plus grands que ceux du Hōō-dō.

L'axe du paysage

Le mont Kinkeisan se situe derrière les ruines du pavillon Amida ; l'axe central reliant la porte est, l'île centrale et le pavillon principal est aligné avec le mont Kinkeisan, et aux alentours des équinoxes de printemps et d'automne, le soleil couchant descend près du sommet.

Comment se promener

En vérifiant la disposition reconstituée sur le panneau d'information, en cherchant l'axe est-ouest par-delà l'étang, puis en faisant glisser le regard des pierres de fondation et du relief des pavillons vers la vue lointaine du Kinkeisan, on comprend plus facilement l'espace.

Règles de visite

Comme il s'agit d'un site historique spécial, respectez barrières, cordes et panneaux d'accès, ne touchez pas les vestiges ni les parties reconstituées, et pour les trépieds ou le gros matériel, faites primer la circulation des visiteurs et la sécurité alentour.

Comprendre l'ensemble

En vous documentant au centre du patrimoine culturel de Hiraizumi, dont l'entrée est gratuite, et en comparant le site avec le Chuson-ji, le Motsuji, les ruines du Kanjizaio-in et le Kinkeisan, on saisit la vision d'ensemble de la représentation de la Terre pure à Hiraizumi.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Site de Muryōkō-in à Hiraizumi : vestiges d'un jardin de la Terre Pure classé au patrimoine mondial

Le site de Muryōkō-in (Muryōkō-in Ato) se trouve à Hiraizumi, dans le district de Nishiiwai (préfecture d'Iwate). Il s'agit des vestiges d'un temple et de son jardin de la Terre Pure, l'un des éléments constitutifs du site du patrimoine culturel mondial « Hiraizumi ».

Ce n'est pas un lieu où l'on contemple des édifices alignés : le plaisir propre à cet endroit consiste à reconstituer, à partir du bassin, de l'île centrale, des pierres de fondation et de la silhouette du mont Kinkei en arrière-plan, l'espace d'un jardin de la Terre Pure aujourd'hui disparu.

À l'intérieur du site s'étendent le bassin, l'île centrale et les pierres de fondation, dans un paysage ouvert que l'on peut parcourir à pied. Il convient donc aux voyageurs qui souhaitent découvrir tranquillement ce site du patrimoine mondial en marchant.

Un temple édifié par Hidehira, troisième chef du clan Fujiwara du Nord (Ōshū Fujiwara)

Muryōkō-in fut édifié par Fujiwara no Hidehira, troisième chef du clan Fujiwara du Nord qui fit la prospérité de Hiraizumi.

À Hiraizumi, temples et jardins furent construits sur fond de pensée bouddhique de la Terre Pure. Muryōkō-in témoigne lui aussi de la volonté de représenter un monde idéal (la Terre de Bouddha) au cœur d'un centre politique et culturel.

Un pavillon d'Amida inspiré du Phénix (Hōō-dō) du Byōdō-in

Le pavillon d'Amida (Amida-dō), élément central, aurait été construit à l'imitation du pavillon du Phénix (Hōō-dō) du Byōdō-in, à Uji (préfecture de Kyoto).

Les fouilles ont confirmé que les entrecolonnements du pavillon d'Amida et ses galeries latérales étaient plus vastes que ceux du Hōō-dō, ce qui laisse deviner la volonté du commanditaire de surpasser le Byōdō-in.

Le bassin entoure le pavillon d'Amida, et la composition qui unit le bâtiment, la surface de l'eau, l'île, le pont et les montagnes invite à contempler non seulement l'architecture, mais l'ensemble du paysage.

Un site historique spécial où lire les vestiges d'édifices disparus

Après la chute du clan Fujiwara du Nord, les édifices disparurent et le bassin fut même transformé en rizière, mais le site s'est conservé en bon état et il est classé site historique spécial national.

En 2011 (Heisei 23), il fut inscrit au patrimoine culturel mondial comme l'un des éléments constitutifs de « Hiraizumi – Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre Pure bouddhiste ».

L'aménagement du site se poursuit ; en consultant les panneaux d'information sur place et en distinguant les parties restaurées des vestiges protégés sous terre, on approfondit sa compréhension.

Le contexte historique de Muryōkō-in : pourquoi la pensée de la Terre Pure est devenue paysage

La valeur du site de Muryōkō-in ne tient pas seulement à la taille des bâtiments disparus, mais au fait d'avoir intégré le paysage naturel du mont Kinkei lui-même pour représenter un monde idéal.

Même sans grandes connaissances du bouddhisme, il suffit de déplacer le regard d'est en ouest et de superposer la montagne derrière le bassin pour ressentir l'intention de conception d'un jardin de la Terre Pure.

La pensée de la Terre Pure, où l'on imagine le paradis à l'ouest

Dans la pensée de la Terre Pure, on considère que la Terre Pure (paradis) du bouddha Amida se trouve à l'ouest ; dans les temples et les jardins, la direction de l'ouest et les paysages du couchant revêtent parfois une signification importante.

À Muryōkō-in, le pavillon d'Amida et le mont Kinkei, situé à l'ouest, sont associés dans une composition qui permet d'imaginer la Terre de Bouddha au sein du paysage quotidien.

Une conception axée jusqu'au mont Kinkei

Derrière (à l'ouest) l'emplacement du pavillon d'Amida se dresse le mont Kinkei, et l'axe central de l'ensemble traverse la porte est, l'île centrale et le pavillon principal pour se prolonger en ligne droite jusqu'au mont Kinkei.

Aux alentours des équinoxes de printemps et d'automne (higan), le soleil se couche près du sommet du mont Kinkei, dans le prolongement de cet axe : on pense qu'il s'agissait d'un espace destiné à méditer sur le paradis de l'ouest.

La montagne n'est pas un simple arrière-plan, mais un élément essentiel qui intègre au paysage la nature située au-delà du jardin.

Sur place, plutôt que de baisser les yeux sur les seuls vestiges, levez la tête pour prolonger le regard jusqu'aux lointains : vous saisirez mieux l'échelle de ce jardin de la Terre Pure de Hiraizumi.

Que voir au site de Muryōkō-in : bassin, île centrale, vestiges du pavillon d'Amida et mont Kinkei

Les points d'intérêt de Muryōkō-in n'existent pas isolément : leur sens se relie lorsqu'on embrasse d'un même regard un paysage continu, de la surface de l'eau jusqu'au mont Kinkei.

En saisissant d'abord la disposition d'ensemble, puis en portant le regard sur chaque vestige, on ne voit plus un espace vide mais un jardin de la Terre Pure soigneusement conçu.

La frontière que dessine l'étendue du bassin

Le bassin est l'élément central qui entoure le pavillon d'Amida ; sa surface séparait le côté du spectateur de celui où s'élevait le pavillon.

Le ciel et les arbres s'y reflètent, et l'aspect de l'eau change selon le temps et le vent : depuis un même point, l'impression du paysage n'est jamais constante.

L'île centrale et le pont, qui indiquent le sens de progression

La position relative de l'île centrale et du pont avait pour rôle de guider le regard et le cheminement vers le pavillon d'Amida.

Plutôt que de juger sur les seules formes visibles au sol aujourd'hui, comparez le plan de restauration des panneaux avec le paysage réel : il devient plus facile d'imaginer l'emplacement du pont et des bâtiments disparus.

Imaginer les contours du bâtiment à partir des vestiges du pavillon d'Amida

Le pavillon d'Amida lui-même n'est plus, mais les pierres de fondation et le relief permettent de repérer l'emplacement du bâtiment central.

Les voyageurs qui connaissent le Hōō-dō du Byōdō-in saisiront mieux l'organisation de l'espace en comparant son pavillon central et ses galeries latérales avec la disposition supposée de Muryōkō-in.

Voir le mont Kinkei non comme un décor mais comme un élément de composition

Le mont Kinkei (Kinkei-san) n'était pas un paysage lointain, mais un élément conçu pour parachever l'axe reliant le pavillon d'Amida et le jardin.

Aux endroits dégagés, cadrez ensemble, depuis l'avant du bassin, les vestiges du pavillon d'Amida et le mont Kinkei, puis observez l'étagement du premier plan, du plan intermédiaire et de l'arrière-plan.

Organiser les principaux éléments et l'ordre dans lequel les observer aide à saisir la continuité du paysage.

Élément Ce qu'il faut observer Ce que l'on peut en lire
Bassin Surface et berges L'ampleur du jardin
Île centrale Position par rapport aux vestiges Le sens du cheminement
Pierres de fondation Alignement et espacement Les contours du bâtiment
Mont Kinkei Derrière les vestiges L'axe du paysage

Ordre de visite du site de Muryōkō-in : comment marcher pour saisir la composition du paysage, même la première fois

À Muryōkō-in, plutôt que de commencer par les détails, mieux vaut resserrer le regard dans l'ordre : vue d'ensemble, axe, puis vestiges, pour comprendre l'espace.

Le périmètre accessible peut varier selon l'avancement des aménagements : suivez en priorité le fléchage et les indications d'accès sur place.

Voici, dans l'ordre, comment déplacer le regard pendant la visite.

Ordre Action Point d'attention
D'abord Lire le panneau Le plan de restauration
Ensuite Regarder par-dessus le bassin L'axe d'ensemble
Puis Vérifier les vestiges Pierres de fondation et relief
Enfin Regarder les lointains Le mont Kinkei

Vérifier d'abord le panneau et la vue d'ensemble

Les panneaux d'information sur place présentent les résultats des fouilles et des images de restauration : mémoriser la position relative des bâtiments et du bassin avant de contempler le paysage réel évite de se perdre.

La présence et le contenu des indications en langues étrangères peuvent varier sur place ; au besoin, vérifiez aussi les informations touristiques officielles de la ville de Hiraizumi ou de l'office de tourisme de Hiraizumi.

Chercher l'axe est-ouest par-dessus le bassin

En cherchant, de l'autre côté du bassin, la position où se superposent l'île centrale, les vestiges du pavillon d'Amida et le mont Kinkei, on distingue la composition est-ouest voulue lors de la construction.

Il ne s'agit pas de chercher uniquement l'endroit où tout s'aligne parfaitement : il importe aussi d'observer, en marchant, comment varie la superposition de chaque élément.

Observer en dernier les détails des pierres de fondation et du relief

Une fois la vue d'ensemble saisie, l'observation des pierres de fondation et des dénivelés aide à réfléchir au bâtiment ou à l'espace auquel chacune se rapporte.

Aux abords des vestiges, ne vous concentrez pas trop sur vos pieds : en respectant le périmètre autorisé, vérifiez les contours depuis un point légèrement en retrait.

Photos et saisons au site de Muryōkō-in : astuces pour capter le calme propre aux vestiges

Pour photographier Muryōkō-in, plutôt que de cadrer en gros plan une pierre ou un arbre isolé, conservez la relation entre le bassin, les vestiges du pavillon d'Amida et le mont Kinkei pour restituer le caractère du lieu.

Pour l'autorisation de photographier et le matériel utilisable, suivez en priorité les indications sur place ; si des zones sont délimitées pour des travaux d'aménagement ou des événements, respectez les consignes.

Prêter attention aux superpositions horizontales

En plaçant le bassin au premier plan, l'île centrale ou les vestiges du pavillon d'Amida au plan intermédiaire, et le mont Kinkei à l'arrière-plan, une seule image suffit à montrer que Muryōkō-in est un jardin de la Terre Pure intégrant la nature.

Quand l'eau est calme, tirez parti des reflets ; quand il y a du vent, incluez la surface frémissante afin de capter les vides propres à ce site dont la plupart des édifices ont disparu.

Pour les différences saisonnières, observer la manière dont apparaît le relief

Du début de l'été à l'été, quand la végétation est dense, on ressent l'unité entre jardin et nature ; de la chute des feuilles à l'hiver, on suit plus facilement les ondulations des berges et du sol.

Aux alentours des équinoxes de printemps et d'automne (higan), la vue du soleil couchant près du sommet du mont Kinkei est réputée : si vous visez la lumière du soir, renseignez-vous à l'avance sur l'heure du coucher du soleil pour mieux planifier.

Sans viser uniquement les fleurs de saison, observer comment un même vestige change d'aspect selon la végétation et la lumière réserve de nouvelles découvertes à chaque nouvelle visite.

Voici, résumés, quelques points d'observation selon la saison.

Saison Point d'observation Sujet photographique
Printemps Bourgeons et surface de l'eau Lointains délicats
Été Verdure et ombres La profondeur du jardin
Automne Couleurs des arbres Superposition avec la montagne
Hiver Contours du relief Disposition des vestiges

Règles de visite et compréhension des alentours : connaître Hiraizumi tout en préservant le patrimoine

Même là où le site de Muryōkō-in ressemble à un parc, il s'agit d'un site historique spécial qui préserve des informations historiques, y compris sous terre.

Pour que le comportement des visiteurs n'affecte ni les vestiges ni les travaux de restauration, il est essentiel de ne pas manquer les barrières, cordes et panneaux d'information sur place.

Observer depuis le périmètre de visite indiqué

Même si la pelouse ou la terre semblent praticables, n'entrez pas dans les zones signalées comme interdites d'accès ou en cours d'entretien.

Évitez de vous asseoir, de toucher ou de poser des objets sur les pierres de fondation et les parties restaurées, et ne bloquez pas les passages lors des prises de vue.

  • Donner la priorité aux indications sur place
  • Ne pas toucher les vestiges ni les parties restaurées
  • Remporter ses déchets
  • Ne pas obstruer longtemps la vue des autres visiteurs

Pour la photographie, donner la priorité aux égards envers l'entourage

Les trépieds et le gros matériel gênent facilement la circulation : même en l'absence de conditions d'utilisation affichées, privilégiez la sécurité et le cheminement des visiteurs.

Si vous photographiez des personnes, choisissez un cadrage où les autres voyageurs ou les habitants n'apparaissent pas en gros plan, et respectez la vie privée lors de la publication.

Se préparer au centre du patrimoine culturel de Hiraizumi

Le centre du patrimoine culturel de Hiraizumi présente, à l'aide de panneaux, de vidéos et d'objets mis au jour, le patrimoine culturel de Hiraizumi, notamment les biens inscrits au patrimoine mondial ; l'entrée est gratuite.

Si le sens des vestiges est difficile à saisir sur place, apprendre d'abord, grâce aux expositions, l'histoire du clan Fujiwara du Nord et les fouilles aide à imaginer le relief de Muryōkō-in comme un espace concret.

Comprendre en comparant avec les autres biens constitutifs

Le patrimoine mondial de Hiraizumi ne se limite pas à Muryōkō-in : le Chūson-ji, le Mōtsū-ji, le site de Kanjizaiō-in et le mont Kinkei en transmettent la valeur en relation les uns avec les autres.

Parmi eux, l'enceinte du Chūson-ji, celle du Mōtsū-ji (y compris le site de Kanjizaiō-in) et le site de Muryōkō-in sont des sites historiques spéciaux nationaux ; avec le mont Kinkei, ces cinq biens constituent un même site du patrimoine mondial.

Comparer des éléments aussi divers qu'un bâtiment, un jardin, un site archéologique et une montagne sacrée aide à comprendre que Hiraizumi a représenté un monde idéal à l'échelle de tout un territoire.

Voici une comparaison concise des perspectives à garder à l'esprit pour chaque bien.

Bien Perspective principale Lien avec Muryōkō-in
Chūson-ji Architecture subsistante Centre de la foi
Mōtsū-ji Jardin de la Terre Pure Comparaison de l'expression du jardin
Site de Kanjizaiō-in Vestiges de jardin Différence de disposition
Mont Kinkei Montagne sacrée Référence du paysage

En résumé : le site de Muryōkō-in, un jardin de la Terre Pure où lire la continuité du paysage

À Muryōkō-in, il importe de ne pas se contenter d'observer isolément le bassin ou les pierres de fondation, mais de saisir la continuité entre l'île centrale, les vestiges du pavillon d'Amida et le mont Kinkei.

En vérifiant le plan de restauration sur le panneau et en déplaçant le regard de la vue d'ensemble vers les détails, l'espace de la Terre Pure que le clan Fujiwara du Nord cherchait à représenter surgit au-delà des bâtiments disparus.

Respectez les indications d'accès et les règles de prise de vue sur place et, tout en savourant les vides de ce site paisible, vérifiez aussi ce qui le distingue des autres biens du patrimoine culturel de Hiraizumi.

Foire aux questions

R. Le site du Muryoko-in correspond aux vestiges d'un temple et d'un jardin de la Terre pure à Hiraizumi, dans la préfecture d'Iwate. Il fait partie du bien du patrimoine mondial « Hiraizumi » et a été fondé par Fujiwara no Hidehira, troisième chef du clan Fujiwara du Nord. Son intérêt réside dans l'alignement formé par l'étang, l'îlot central, les pierres de fondation et le mont Kinkei en arrière-plan.
R. Le Muryoko-in fut édifié à l'imitation du pavillon du Phénix du Byodo-in d'Uji, à Kyoto, et ses travées et ses ailes auraient été plus grandes que celles du pavillon du Phénix. Les édifices ont disparu, mais subsistent les vestiges de l'étang, l'îlot central et les pierres de fondation, et l'axe central de l'ensemble pointe vers le mont Kinkei à l'ouest. Au-delà de la taille des bâtiments, le fait d'avoir intégré la montagne et le soleil couchant à la conception du jardin est une caractéristique propre à Hiraizumi.
R. Il a été inscrit en 2011 comme bien constitutif de « Hiraizumi – Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre pure bouddhique ». Ce même site du patrimoine mondial réunit cinq biens : le Chuson-ji, le Motsu-ji, le site du Kanjizaio-in, le site du Muryoko-in et le mont Kinkei. Plutôt qu'isolément, la valeur se révèle davantage en gardant à l'esprit que ces cinq biens représentent ensemble, à l'échelle de Hiraizumi, un même monde idéal.
R. Le site du Muryoko-in se trouve à environ 8 minutes à pied de la gare JR de Hiraizumi ; c'est l'un des biens du patrimoine mondial les plus faciles à rejoindre depuis la gare. Si vous visitez aussi d'autres sites de la ville comme le Chuson-ji, combiner la marche avec un vélo de location facilite les déplacements. En commençant par ce site relativement plat avant de rejoindre les lieux en pente, vous pourrez mieux gérer votre effort.
R. Le site du Muryoko-in se visite gratuitement et sans réservation, et un parking d'environ 20 places est disponible. Aucun horaire de visite n'est imposé et l'on circule librement dans la zone ouverte. Respectez les clôtures et les panneaux signalant les pelouses en cours d'entretien. Pour observer l'alignement entre l'étang et le mont Kinkei, repérez d'abord l'axe central sur le panneau d'information, puis suivez les allées.
R. Pour comprendre le site, commencez par le panneau d'information, observez ensuite l'ensemble de l'étang, puis les pierres de fondation du pavillon et enfin le mont Kinkei en arrière-plan. L'axe central passe par la porte est, l'îlot central et le pavillon principal, puis se prolonge en ligne droite vers le mont Kinkei à l'ouest. Comme les bâtiments ont disparu, repérer cet axe avant de s'approcher des fondations aide à lire l'organisation du lieu.
R. Autour des équinoxes de printemps et d'automne, pendant la période de l'higan, le soleil peut se coucher près du sommet du mont Kinkei lorsqu'on l'observe depuis les vestiges du pavillon d'Amida. Cet alignement évoque la Terre pure de l'Ouest. Consultez l'heure du coucher du soleil à l'avance et placez-vous devant l'étang de façon à réunir les vestiges du pavillon et le mont Kinkei dans le même cadre.
R. Du début de l'été à la fin de la saison, lorsque la végétation est dense, le jardin et la nature se fondent davantage. De la fin de l'automne à l'hiver, après la chute des feuilles, le relief des berges et du sol ainsi que la disposition des pierres de fondation se lisent plus facilement. Le charme du site tient moins aux fleurs qu'aux variations d'aspect des vestiges selon la végétation et la lumière. Pour mieux observer le relief, l'hiver, lorsque les arbres sont dénudés, est particulièrement intéressant.

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