Choisir les sanctuaires et lieux spirituels d'Ibaraki selon la mer, la montagne ou l'histoire
Le circuit des sanctuaires et lieux spirituels (« power spots ») d'Ibaraki séduit par la possibilité de découvrir en une fois des sanctuaires côtiers face au Pacifique, la nature du mont Tsukuba et du mont Oiwa, ainsi que l'histoire liée au clan Tokugawa.
Du sanctuaire Kashima-jingū au sanctuaire Ōarai Isosaki-jinja, ces lieux s'intègrent facilement à une excursion d'une journée ou à un court séjour depuis Tokyo ; c'est une région où même les voyageurs étrangers découvrant le Japon pour la première fois peuvent aisément s'initier à la culture du pèlerinage japonais.
Pour un circuit fluide, commencez par choisir des sanctuaires d'ambiances différentes selon le but de votre voyage.
Comment choisir parmi ces 10 sanctuaires d'Ibaraki
Même entre sanctuaires, l'impression du voyage change selon qu'il s'agit d'un lieu offrant une vue sur la mer, d'un lieu où l'on gravit un sentier de montagne, ou d'un lieu que l'on associe facilement à une balade en ville.
Lors d'un court voyage, mieux vaut ne pas trop élargir la zone et choisir par secteur — Kashima, Ōarai, Mito, Kasama, mont Tsukuba — pour éviter la fatigue.
Les secteurs de Kashima-Kamisu et de Hitachi étant éloignés, l'astuce, si vous voyagez surtout en transports en commun, est de ne pas trop en faire en une seule journée.
Le tableau ci-dessous organise les sanctuaires présentés ici selon un angle de voyage.
| Nom | Angle de voyage | Convient à |
|---|---|---|
| Kashima-jingū | Culte du dieu guerrier | Amateurs d'histoire |
| Ōarai Isosaki-jinja | Torii en bord de mer | Voyage panoramique |
| Tsukuba-san-jinja | Pèlerinage au mont sacré | Balade nature |
| Kasama Inari-jinja | Culte d'Inari | Balade en ville |
| Hitachi-no-kuni Izumo-taisha | Rencontres amoureuses | Couples |
| Oiwa-jinja | Site sacré de montagne | Voyage paisible |
| Sakatsura Isosaki-jinja | Mer et bosquet | Balade côtière |
| Ikisu-jinja | Trois sanctuaires de l'Est | Cités fluviales |
| Ōmika-jinja | Étoiles et rochers | Amateurs de mythes |
| Tokiwa-jinja | Histoire de Mito | Balade au jardin |
Comment profiter des sanctuaires quand on est voyageur étranger
Dans un sanctuaire, l'expérience ne se limite pas à regarder les bâtiments : elle englobe le salut avant de franchir le torii, la purification à l'eau (temizu), la prière, et la manière d'aborder les arbres et les pierres de l'enceinte.
Même si vous ne lisez pas le japonais, connaître quelques termes de base — torii (portail), sandō (allée), haiden (pavillon de prière), o-mamori (amulettes), goshuin (sceau de visite) — vous évitera bien des hésitations sur place.
Aux comptoirs de délivrance des goshuin et des amulettes, une contribution (hatsuhoryō, le tarif) est souvent affichée ; le montant et les modalités varient selon les sanctuaires et les objets.
L'aspect changeant des sanctuaires d'Ibaraki selon les saisons
Les sanctuaires d'Ibaraki comptant de nombreux attraits en extérieur, prêter attention aux différences de paysage selon la saison rehausse la satisfaction du voyage.
Au printemps, les pruniers autour du mont Tsukuba, les cerisiers de l'enceinte, ou encore les camélias de la fin de l'hiver au début du printemps au sanctuaire Sakatsura Isosaki-jinja : les périodes de floraison diffèrent selon les sanctuaires.
Les dates précises de floraison ou des cérémonies pouvant changer, vérifiez les informations officielles avant le départ si vous visez les fleurs ou les fêtes.
| Saison | Aspect | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Printemps | Fleurs et verdure | Vérifier les cérémonies |
| Été | Mer et ombre | Se protéger de la chaleur |
| Automne | Enceinte apaisée | Agir avant le coucher du soleil |
| Hiver | Air limpide | Prévoir des vêtements chauds |
Ressentir l'âme d'Ibaraki à Kashima-jingū, Ōarai Isosaki-jinja et Tsukuba-san-jinja
Pour un premier circuit de sanctuaires à Ibaraki, choisir parmi ces trois sanctuaires aux personnalités bien marquées — histoire, mer, montagne — facilite la définition du fil conducteur du voyage.
Chacun ayant une ambiance très différente, mieux vaut ne pas chercher à tout enchaîner en une journée et les associer aux visites alentour pour un pèlerinage serein.
Kashima-jingū : le premier sanctuaire de l'ancienne province de Hitachi, dédié à Takemikazuchi-no-ōkami
Le Kashima-jingū est le premier sanctuaire (ichi-no-miya) de l'ancienne province de Hitachi, dédié à la divinité Takemikazuchi-no-ōkami, et se situe à Kyūchū, dans la ville de Kashima (Ibaraki).
Ce sanctuaire ancien, dont la fondation remonterait à la première année du règne de l'empereur Jinmu, est entouré d'un bosquet (jusō) s'étendant sur environ 70 hectares ; rien qu'en parcourant l'allée, on perçoit un calme différent de celui des sanctuaires urbains.
Connu comme le dieu de la fondation du Japon, des arts martiaux et de la victoire, il constitue aussi, pour les voyageurs étrangers, un lieu où s'initier à la mythologie japonaise et à l'histoire de l'est du pays.
Le portail vermillon (rōmon), le pavillon offert par Tokugawa Hidetada, l'allée intérieure menant au sanctuaire annexe (okumiya), la pierre Kaname-ishi ou encore l'étang Mitarashi étant disséminés sur le site, nous vous conseillons de ne pas vous contenter des photos et de marcher tranquillement.
Il se trouve à distance de marche de la gare JR de Kashima-jingū, et l'on peut faire son pèlerinage à pied à travers l'enceinte.
Ōarai Isosaki-jinja : un pèlerinage face à la mer et au torii de Kamiiso
Le Ōarai Isosaki-jinja est un sanctuaire en bord de mer, situé à Isohama-chō dans la ville d'Ōarai, dédié aux divinités Ōnamuchi-no-mikoto et Sukunahikona-no-mikoto.
Ce sanctuaire ancien, où une divinité serait descendue en l'an 856, à l'époque de Heian, est réputé pour le torii de Kamiiso dressé sur les récifs en mer, paysage emblématique d'un voyage à travers les sanctuaires d'Ibaraki.
Le jour de l'An et tôt le matin en particulier, de nombreux fidèles cherchent à saisir le soleil levant apparaissant à l'intérieur du torii, et certains viennent au moment précis du lever du jour.
Le torii étant lui-même objet de dévotion, il est important, lors des prises de vue, de ne pas s'approcher imprudemment des rochers ou du rivage et de contempler la scène en faisant attention aux vagues et à ses pieds.
Comme on peut y apprécier ensemble l'enceinte et la mer, jetez aussi un œil à l'aquarium préfectoral Aqua World Ōarai tout proche et aux abords de la côte d'Ōarai pour goûter à l'atmosphère d'une ville maritime.
Tsukuba-san-jinja : un sanctuaire ancien vénérant le mont sacré Tsukuba
Le Tsukuba-san-jinja est un sanctuaire ancien situé à Tsukuba (ville de Tsukuba), qui vénère comme corps divin le mont Tsukuba, haut de 877 m.
Il honore Tsukuba-o-no-ōkami (Izanagi-no-mikoto) sur le Nantai-san et Tsukuba-me-no-ōkami (Izanami-no-mikoto) sur le Nyotai-san, et est apprécié des fidèles qui prient pour les rencontres amoureuses, la sécurité du foyer ou la sécurité routière.
Le temps en montagne étant changeant, portez des chaussures confortables et, si vous poussez jusqu'au sommet ou faites de la randonnée, prévoyez un programme raisonnable.
On peut goûter à l'atmosphère rien qu'autour du pavillon principal, mais le funiculaire et le téléphérique du mont Tsukuba permettent aussi aux personnes moins sportives de profiter du panorama de la montagne.
Parcourir de paisibles lieux spirituels : sanctuaires du littoral et des zones aquatiques
Le long du littoral et dans les cités fluviales d'Ibaraki se trouvent des lieux de culte profondément liés à l'eau.
Comme on peut y faire son pèlerinage en ressentant le vent marin ou l'air des berges, ils conviennent aux voyageurs en quête de moments paisibles, loin des sites touristiques animés.
Sakatsura Isosaki-jinja : l'allée de camélias et le torii face à la mer
Le Sakatsura Isosaki-jinja est un sanctuaire situé en bord de mer à Isozaki-chō, dans la ville de Hitachinaka.
Connu comme sanctuaire dédié à Sukunahikona-no-mikoto et Ōnamochi-no-mikoto, il est apprécié de ceux qui prient pour la guérison des maladies et la longévité.
Son allée, couverte en tunnel sur environ 300 m par des camélias et des tabunoki (lauriers du Japon) vieux de plus de 300 ans, est saisissante, et l'enceinte s'anime de la fin de l'hiver au début du printemps, à la pleine floraison des camélias.
Il forme une paire avec le Ōarai Isosaki-jinja mais se situe à un autre emplacement ; connu aussi pour sa « tortue porte-bonheur », vérifiez bien sa localisation avant de vous y rendre.
Ikisu-jinja : découvrir l'un des trois sanctuaires de l'Est
Le Ikisu-jinja est un sanctuaire de la ville de Kamisu, désigné avec le Kashima-jingū et le Katori-jingū comme l'un des trois sanctuaires de l'Est (Tōgoku Sansha).
Vénérant comme divinité principale Kunado-no-kami, et à ses côtés Ametorifune-no-kami ainsi que les trois divinités de Sumiyoshi, il est révéré comme un sanctuaire lié à la protection des voyages, à la conjuration des malheurs et à l'appel du bonheur.
Les sources Oshioi de l'enceinte comptent parmi les trois sources sacrées du Japon et approfondissent l'impression du voyage grâce au paysage de cité fluviale.
Effectuer le circuit des trois sanctuaires de l'Est en associant le Kashima-jingū et le Katori-jingū aide à comprendre les liens entre la foi et la géographie du sud-est d'Ibaraki.
À Kasama et Mito, s'initier aux rencontres amoureuses, au culte d'Inari et à l'histoire des Tokugawa
Kasama et Mito sont des secteurs où il est facile d'ajouter au pèlerinage une balade en ville ou une promenade historique.
Plutôt que de visiter les sanctuaires isolément, prêtez aussi attention aux rues, jardins et lieux culturels des environs : le fil du voyage n'en sera que plus naturel.
Kasama Inari-jinja : le culte d'Inari et la ville-porte du sanctuaire
Le Kasama Inari-jinja est un sanctuaire de la ville de Kasama dédié à Uka-no-mitama-no-kami, et compte parmi les trois grands sanctuaires Inari du Japon.
Fondé selon la tradition en l'an 651 (2ᵉ année de l'ère Hakuchi), il possède environ 1 360 ans d'histoire et permet de s'initier au culte d'Inari, lié à la prospérité des affaires et aux bonnes récoltes.
Ce sanctuaire réputé accueille environ 3,5 millions de visiteurs par an ; dans l'enceinte, tout en goûtant à l'atmosphère du pavillon et de l'allée, prêtez attention à la culture religieuse japonaise autour des renards et d'Inari.
Kasama étant aussi connue comme ville de la céramique « Kasama-yaki », vous pourrez, après le pèlerinage, flâner dans la rue commerçante devant le sanctuaire et visiter les ateliers de poterie : une expérience culturelle riche.
Hitachi-no-kuni Izumo-taisha : le sanctuaire d'Ōkuninushi et des rencontres amoureuses
Le Hitachi-no-kuni Izumo-taisha est un sanctuaire de Fukuhara, dans la ville de Kasama, dédié à la divinité Ōkuninushi-no-ōkami.
Connu comme sanctuaire des rencontres amoureuses et de la prospérité des affaires, il offre une atmosphère accueillante, facile à intégrer à un voyage en couple, en famille ou entre amis.
Dans l'enceinte, en contemplant l'immense corde sacrée (shimenawa) pesant plusieurs tonnes et le pavillon, on perçoit comment la foi d'Izumo s'est enracinée à Ibaraki.
À titre indicatif, le sanctuaire est ouvert de 8 h à 17 h, et la délivrance des goshuin et amulettes a lieu de 9 h à 16 h 30 ; effectuez vos photos souvenirs dans le cadre d'un usage personnel, avec discrétion.
Tokiwa-jinja : le sanctuaire de Mito à associer au jardin Kairaku-en
Le Tokiwa-jinja est un sanctuaire dédié aux seigneurs Tokugawa Mitsukuni et Tokugawa Nariaki, liés au fief de Mito.
Attenant au jardin Kairaku-en, l'un des trois plus beaux jardins du Japon, il se prête bien à une association avec l'histoire de Mito et une promenade au jardin.
Le Giretsukan, dans l'enceinte, est un établissement qui présente des écrits laissés par les deux seigneurs et des documents liés à l'école de Mito ; il convient aux personnes s'intéressant à l'histoire japonaise de l'époque prémoderne à l'époque moderne.
Les pruniers du Kairaku-en étant à leur apogée de la mi-février à la mi-mars, période où les environs s'animent, il est prudent de vérifier au préalable les informations officielles sur les cérémonies et les horaires d'ouverture.
Parcourir les sanctuaires et lieux spirituels d'Ibaraki nichés dans les montagnes et les rochers
Dans le nord d'Ibaraki se trouvent des sanctuaires où l'on ressent les montagnes et les rochers comme objets de dévotion.
Dans les lieux où l'on marche en pleine nature, même pour un pèlerinage, il faut soigner sa tenue et ses chaussures, au-delà du simple esprit touristique.
Oiwa-jinja : un paisible site sacré niché dans les montagnes de Hitachi
Le Oiwa-jinja est un sanctuaire niché dans un cadre naturel verdoyant, à Irishiken-chō, dans la ville de Hitachi.
Mentionné dans le « Hitachi-no-kuni Fudoki » (« sur le haut sommet de Kabire résident les divinités célestes »), il est connu comme un site sacré ancien vénérant, sur l'ensemble du mont Oiwa, 188 divinités.
Si vous poussez vers le sommet du mont Oiwa, il faut, à la différence d'une simple balade en ville, adopter l'esprit d'une ascension sacrée (tōhai) sur un sentier de montagne.
À titre indicatif, l'ascension sacrée est possible de 6 h à 15 h ; ne quittez pas les chemins balisés et faites votre pèlerinage de façon raisonnable, selon la météo et votre condition physique.
Ōmika-jinja : ressentir le mythe du dieu des étoiles et de la pierre Shukukon-seki
Le Ōmika-jinja est un sanctuaire situé à Ōmika-chō, dans la ville de Hitachi.
Selon son histoire officielle, il honore comme divinité principale Takehazuchi-no-mikoto et, comme divinité tutélaire du lieu, Mikaboshi Kakaseo.
Le pavillon principal repose sur la pierre Shukukon-seki, où l'on dit que la divinité stellaire fut scellée ; sa forte dimension mythologique liée aux rochers et aux étoiles le rend fascinant pour qui s'intéresse aux récits des divinités de Kashima et de Katori.
Un chemin permet de monter au pavillon principal en s'agrippant à une chaîne sur les rochers ; l'enceinte a beau être paisible, mieux vaut la parcourir en silence, en chaussures confortables et en lisant son histoire, pour mieux la comprendre.
Bonnes manières et art du circuit à connaître pour les voyageurs étrangers
Un sanctuaire est, avant d'être un site touristique, un lieu où les habitants adressent leurs prières depuis des générations.
Nul besoin de maîtriser parfaitement le protocole : marcher en silence et éviter de déranger ceux qui prient suffit à changer grandement l'impression que l'on laisse.
Le rituel de base, du torii au pavillon de prière
Devant le torii, inclinez-vous légèrement, et sur l'allée, marchez en évitant le centre, réservé au passage des divinités : c'est plus respectueux.
Si un pavillon d'ablutions (temizuya) est disponible, purifiez vos mains et votre bouche avant de vous diriger vers le pavillon de prière.
Devant le pavillon, déposez une offrande (saisen) et exprimez en silence votre gratitude ou vos vœux selon le rituel de base : deux saluts, deux applaudissements, un salut.
La prise de vue exige du respect envers le lieu de culte
Torii et pavillons donnent envie d'être photographiés, mais suivez les indications là où la prise de vue est interdite ou l'accès restreint.
Évitez de photographier de près, sans autorisation, une personne en prière, un prêtre, une miko ou d'autres fidèles.
En bord de mer ou en montagne, il est également important de ne pas s'aventurer dans des endroits dangereux pour un beau cadrage.
Pour les goshuin et amulettes, suivez les indications sur place
Le goshuin se reçoit comme preuve de pèlerinage, ce qui diffère quelque peu d'un simple jeu de collecte de tampons.
Le lieu et les jours de délivrance pouvant varier d'un sanctuaire à l'autre, vérifiez les annonces officielles si vous en souhaitez un.
Choisissez votre amulette selon votre vœu et traitez-la avec soin après l'avoir rapportée chez vous.
Organiser ce qui est permis et ce qu'il vaut mieux éviter lors du pèlerinage vous permet d'agir sereinement, même pour une première fois.
| Situation | Permis | À éviter |
|---|---|---|
| Torii | S'incliner | Passer en faisant du bruit |
| Allée | Marcher sur les côtés | Bloquer le passage |
| Pavillon de prière | Prier en silence | Monopoliser longtemps |
| Prise de vue | Vérifier les indications | Photographier sans autorisation |
| Nature | Respecter les sentiers | Enfreindre les accès |
En résumé : l'art de savourer paisiblement un voyage à travers les sanctuaires d'Ibaraki
Les sanctuaires et lieux spirituels d'Ibaraki présentent chacun un visage différent : la forêt profonde du Kashima-jingū, le torii en bord de mer du Ōarai Isosaki-jinja, la foi de la montagne au Tsukuba-san-jinja.
À Kasama et Mito, ils s'associent facilement à une balade en ville ou une promenade historique, et à l'Oiwa-jinja ou à l'Ōmika-jinja, on passe un moment paisible au contact de la nature et des mythes.
Pour une première visite, il est prudent de cibler le secteur souhaité et de vérifier les informations officielles sur les cérémonies et les règles de prise de vue avant de partir.
Dans les sanctuaires, baissez la voix et respectez le temps de ceux qui prient, tout en savourant tranquillement l'atmosphère de mer, de montagne et d'histoire propre à Ibaraki.





