Tsumakirishima-jinja, un sanctuaire ancien de Miyakonojō où vivent mythologie et culte des montagnes
Le sanctuaire Tsumakirishima-jinja se lit « Tsumakirishima-jinja » en japonais.
Situé à Higashikirishima, Takasaki-chō, dans la ville de Miyakonojō (préfecture de Miyazaki), c'est un sanctuaire riche en points d'intérêt, idéal pour les voyageurs curieux du culte des montagnes autour du mont Kirishima et de la mythologie japonaise.
Dans l'enceinte, au-delà du pavillon de prière (haiden), vous pouvez suivre les récits ancrés dans ce territoire à travers l'escalier Onibaishi, la pierre sacrée (shinseki), le grand camphrier vieux d'environ mille ans et le culte de l'eau.
Retenir le nom qui se prononce « Tsumakirishima »
En ne regardant que les kanji, on serait tenté de lire « Higashikirishima », mais la lecture officielle est « Tsumakirishima-jinja ».
En voyage, pour demander son chemin ou faire une recherche, connaître la prononciation vous évitera de vous perdre.
Pour l'expliquer, le nom anglais Tsumakirishima Shrine sera également utile.
Un sanctuaire ancien réputé être l'un des Kirishima Rokusho Gongen
Tsumakirishima-jinja est un ancien sanctuaire réputé être l'un des Kirishima Rokusho Gongen, ces sanctuaires disposés autour du mont Kirishima.
Selon la tradition du sanctuaire, il aurait été fondé sous le règne du cinquième empereur Kōshō, et en l'an 963 (ère Ōwa 3), le moine Shōkū Shōnin de l'école Tendai aurait reconstruit le sanctuaire enseveli par une éruption.
À l'époque d'Edo, il était appelé Tsumakirishima Daigongen-gū. Pouvoir ressentir le culte des montagnes japonais, qui considère la montagne elle-même comme sacrée, est l'un des grands attraits de ce sanctuaire.
La divinité principale est Izanagi-no-Mikoto
La divinité principale est Izanagi-no-Mikoto.
Izanagi-no-Mikoto est connu comme la divinité qui apparaît dans le récit de la création du pays (kuni-umi) de la mythologie japonaise.
Les légendes de la pierre sacrée et de l'épée Totsuka-no-Tsurugi transmises dans l'enceinte sont également liées à cet univers mythologique.
| Terme | Lecture | Point à observer |
|---|---|---|
| Tsumakirishima-jinja | Tsumakirishima | Vérifier la lecture |
| Izanagi-no-Mikoto | Izanagi-no-Mikoto | Divinité principale |
| Shinseki (pierre sacrée) | Shinseki | Légende mythologique |
| Totsuka-no-Tsurugi | Totsuka-no-Tsurugi | Légende du trésor sacré |

Comment aborder l'escalier Onibaishi (la pente où l'on ne se retourne pas) de Tsumakirishima-jinja
L'un des paysages emblématiques de Tsumakirishima-jinja est l'escalier Onibaishi.
C'est un escalier de pierres naturelles d'environ 170 marches : plutôt que de simplement le traverser, connaître la légende du lieu avant de le gravir rendra votre visite plus profonde.
La pente devenant plus raide à mesure que l'on monte, il convient d'avancer sans hâte, calmement, en faisant attention où l'on met les pieds.
Un escalier qu'un démon aurait empilé en une seule nuit
L'escalier Onibaishi est lié à une légende selon laquelle un démon (oni) aurait empilé les pierres en une seule nuit.
D'après la tradition, le démon devait empiler mille pierres ; mais arrivé à 999, croyant l'aube venue, il aurait pris la fuite.
Plutôt que de jouer avec ces chiffres comme une simple attraction touristique, on les comprend mieux comme le récit d'une divinité protégeant les gens de bien.
Le sens du nom « pente où l'on ne se retourne pas »
Cet escalier est aussi appelé « la pente où l'on ne se retourne pas » (furimukazu-no-saka).
La croyance veut que, si l'on formule un vœu de tout cœur et que l'on gravit l'escalier jusqu'au bout sans se retourner, le vœu se réalise.
Pour les voyageurs venant au Japon, c'est un lieu où vivre cette pratique de vœu, mais il importe aussi de ne pas gêner le flux des autres fidèles.
| Moment | À garder à l'esprit | À éviter |
|---|---|---|
| Début de la montée | Régler sa respiration | Se mettre à courir |
| En chemin | Regarder où l'on marche | Marcher à reculons |
| Formulation du vœu | Le réciter en son for intérieur | Parler fort |
| Après la montée | S'incliner en silence | Stationner dans le passage |

Ressentir les récits mythologiques à travers la pierre sacrée et le grand camphrier
Dans l'enceinte de Tsumakirishima-jinja, pierres et arbres se transmettent de génération en génération comme objets de culte.
Au-delà de leur forme inhabituelle, connaître les mythes et les prières qui leur sont liés change la manière de les regarder.
Même en prenant des photos, c'est un lieu où l'on souhaite garder à l'esprit qu'il s'agit d'un lieu de culte.
La pierre sacrée est liée au chagrin d'Izanagi-no-Mikoto
La pierre sacrée (shinseki) serait formée des larmes versées par Izanagi-no-Mikoto en pensant à Izanami-no-Mikoto, figées en pierre.
De plus, selon une tradition, Izanagi-no-Mikoto aurait tranché la pierre en trois avec l'épée Totsuka-no-Tsurugi ; elle est aussi appelée Kamisaki-ishi, Ma-ishi, Raijin-ishi ou Warisaki-no-kami-ishi.
En ne regardant pas seulement la forme de la pierre, mais en y voyant le récit d'une prière apaisant le chagrin et éloignant les malheurs, la profondeur propre au sanctuaire se révèle.
Le grand camphrier est un arbre sacré d'environ mille ans
Près de l'escalier de pierre menant au pavillon principal (honden) s'élève un grand camphrier que l'on dit vieux d'environ mille ans.
Ce grand camphrier est aussi appelé « Shōkū Shōnin Goreitoku Kōshō Ōkusu » et est associé à des croyances liées à l'accouchement sans danger, à la protection contre la maladie et à la chance.
Lorsque vous contemplez le creux de l'arbre ou la puissance de son tronc, faites attention à la manière de le toucher et à votre position, et laissez la place aux autres fidèles.
Aborder le Ryūō Shinsui dans un esprit de purification
Le Ryūō Shinsui est une eau sacrée qui jaillit dans la vallée de Yuya, présentée comme une croyance liée au bonheur, à la chance et à la protection contre le malheur.
On dit aussi que les commerçants y lavaient leur argent pour le conserver sur eux ; il est naturel d'y voir un lieu où apaiser son esprit avant de joindre les mains.
Concernant la consommation ou l'emport de l'eau, veuillez suivre les indications sur place et les consignes du sanctuaire.
La cloche bouddhique conserve aussi des strates d'histoire
Dans l'enceinte se trouve également une cloche bouddhique (bonshō) offerte en 1615 (ère Keichō 20), classée bien culturel de la préfecture de Miyazaki.
La présence d'une cloche bouddhique dans l'enceinte d'un sanctuaire évoque l'histoire du syncrétisme shintō-bouddhiste (shinbutsu-shūgō) au Japon.
Savoir que les cultures du sanctuaire shintō et du temple bouddhique se sont mêlées au fil du temps rend la visite plus riche.

Chercher tranquillement les motifs liés au dieu dragon
À Tsumakirishima-jinja, les représentations liées au dragon sont également marquantes.
Dans le culte japonais, le dragon est souvent associé à l'eau et à la protection, et il apparaît dans les décors et les légendes du sanctuaire.
En parcourant l'enceinte, en portant le regard non seulement vers le haut mais aussi vers les piliers, les portes et les abords des arbres, vous ferez des découvertes.
Les représentations de dragons sur les piliers et les portes du pavillon
Au fond du pavillon se trouvent de magnifiques piliers et portes sculptés d'une paire de dragons, mâle et femelle.
On apprécie les détails de ces ornements avec sérénité en les observant de près, sans élever la voix.
La figure du dragon se comprend aisément en y voyant un être protecteur du sanctuaire.
Marcher en connaissant la légende du dieu dragon
À côté de la porte du sanctuaire (shinmon) subsiste aussi une légende selon laquelle un dieu dragon serait apparu dans un grand cèdre vieux de 400 ans.
Ce grand cèdre est tombé lors du typhon de septembre 2018, mais voir la forme de la nature se superposer à une croyance ou à un récit est une sensation fréquente dans les sanctuaires japonais.
Il importe de ne pas s'approcher trop près des arbres ou de leur base et de ne pas pénétrer dans les zones protégées.
Pour les photos, privilégier le respect des fidèles plutôt que le cadrage
Les sculptures de dragons et l'escalier de pierre donnent envie d'être photographiés.
Toutefois, le sanctuaire n'est pas un lieu réservé à la photographie.
Choisissez un angle où les personnes en prière n'apparaissent pas, et évitez de stationner longuement devant le pavillon de prière : vous serez plus serein.
| Sujet à photographier | Cadrage adapté | Point à respecter |
|---|---|---|
| Escalier Onibaishi | En contre-plongée depuis le bas | Dégager le passage |
| Pierre sacrée | De biais | Ne pas trop s'approcher |
| Motifs de dragon | Cadrer les détails | Ne pas gêner les prières |
| Grand camphrier | Inclure tout le tronc | Ne pas piétiner la base |

Comment aller à Tsumakirishima-jinja et durée de la visite
L'adresse de Tsumakirishima-jinja est 1560 Higashikirishima, Takasaki-chō, Miyakonojō, préfecture de Miyazaki.
En train, comptez environ 10 minutes à pied depuis la gare de Higashitakasaki sur la ligne JR Kitto ; en voiture, environ 15 minutes depuis la sortie (IC) de Takabaru sur l'autoroute Miyazaki.
Il y a un parking en gravier et, comme un escalier de pierre raide mène au pavillon principal, prévoyez environ 30 minutes à 1 heure pour faire le tour de l'enceinte en toute sérénité.
Les bonnes manières à connaître pour une première visite
Avant d'être un site touristique, Tsumakirishima-jinja est un lieu de culte.
Même si, en tant que voyageur venant au Japon, vous ne connaissez pas les usages, il n'y a pas lieu de trop s'inquiéter si vous agissez calmement et avec respect.
En cas de doute, observez bien les panneaux sur place et les gestes des autres fidèles, puis adaptez-vous.
Au torii et sur l'allée, changer d'état d'esprit dans le calme
Le torii est un repère important indiquant l'entrée du sanctuaire.
S'incliner légèrement avant de le franchir aide à entrer dans l'état d'esprit de la prière.
Sur l'allée (sandō), évitez d'obstruer longuement le centre et restez discret pour les photos et les conversations : vous passerez un moment plus serein.
Devant le pavillon de prière, respecter son tour
Devant le pavillon de prière, attendez un peu en retrait jusqu'à ce que la personne précédente ait terminé.
Les usages de l'offrande et de la prière varient légèrement selon les régions et les sanctuaires, mais l'essentiel est de s'incliner avec soin, en suivant la base : deux inclinaisons, deux frappes de mains, une inclinaison.
Si vous souhaitez prier longuement, il est préférable de vérifier qu'il n'y a personne derrière vous.
Sur les escaliers et les pentes, ne pas forcer
L'enceinte comporte des escaliers et des pentes raides, à commencer par l'escalier Onibaishi d'environ 170 marches.
Choisissez des chaussures confortables et déplacez-vous avec prudence les jours de pluie ou lorsque la luminosité est faible.
Si vous avez des doutes sur votre forme physique, il est important de visiter sans forcer, en vous appuyant sur les indications locales.
Sceau goshuin et événements saisonniers : vérifiez les informations avant la visite
Tsumakirishima-jinja propose des sceaux goshuin, dont des éditions limitées.
Comme le contenu et les conditions de délivrance peuvent changer, une vérification de dernière minute est rassurante si vous les intégrez à votre programme.
Visiter en période d'événement saisonnier permet parfois de découvrir une atmosphère différente de celle d'une visite ordinaire.
Recevoir le goshuin comme preuve de visite
Le goshuin se reçoit comme preuve d'avoir effectué une visite.
Plutôt que de les collectionner à la hâte comme un rallye de tampons, il est naturel de d'abord faire sa prière, puis de se rendre au bureau du sanctuaire (shamusho).
Comme le motif peut varier selon le calligraphe et la période, recevez-le en suivant les indications sur place.
Attention aux variations des goshuin limités et des événements saisonniers
Des goshuin liés aux saisons sont proposés : Nouvel An, fêtes saisonnières (sekku), visite estivale (natsumōde), gratitude envers les divinités (shin'on kansha), etc.
Le contenu, la période et le tarif (hatsuho-ryō) peuvent varier selon le moment et les événements.
Dans un article de voyage, plutôt que de les retenir comme des informations figées, il est plus sûr de les traiter comme des éléments à vérifier avant la visite.
| Mot de saison | Comment en profiter en voyage | À vérifier |
|---|---|---|
| Nouvel An | Ambiance de la première visite (hatsumōde) | Infos sur l'affluence |
| Sekku | Motifs saisonniers | Conditions de délivrance |
| Natsumōde | Visite estivale (été) | Contenu proposé |
| Shin'on kansha | Prière d'automne | Infos sur la période |
En résumé | Conseils pour ne pas être désorienté lors d'une première visite
Tsumakirishima-jinja est un sanctuaire où l'on peut toucher à la mythologie et au culte des montagnes de Kirishima à travers l'escalier Onibaishi, la pierre sacrée, le grand camphrier et les motifs liés au dieu dragon.
Retenir que la lecture est « Tsumakirishima-jinja » vous sera utile pour vos recherches et vos déplacements.
Dans l'enceinte, gravir l'escalier d'environ 170 marches sans hâte et se recueillir en silence devant la pierre sacrée et le grand camphrier permet de mieux ressentir l'atmosphère du sanctuaire.
Si votre but est le goshuin ou les événements saisonniers, vérifiez les informations avant la visite et, sur place, suivez les panneaux et les indications du bureau du sanctuaire.
Tout en profitant de la visite comme d'une activité touristique, ne pas oublier le respect dû à un lieu de culte est un point essentiel pour visiter Tsumakirishima-jinja agréablement.


