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Kyoto secret : guide calme au nord de Higashiyama

Kyoto secret : guide calme au nord de Higashiyama
Ce guide secret de Kyoto relie Kyoto Gyoen, Yoshida-jinja, Shinnyo-dō, Hōnen-in et Murin-an pour une journée calme, entre jardins et ruelles.

L'essentiel

En bref

Une tournée des lieux confidentiels du nord de Higashiyama, du Jardin impérial de Kyoto au mont Yoshida et à Okazaki. En reliant sans se presser temples, sanctuaires et jardins, et en vérifiant les zones ouvertes au public et l'autorisation de photographier, on savoure à son propre pas un Kyoto silencieux, libéré de la seule logique de l'affluence.

Les 5 spots à visiter

Le Jardin impérial de Kyoto (vaste verdure), le sanctuaire Yoshida (le sanctuaire du mont Yoshida), le Shinnyo-do (nom officiel : Reishozan Shinsho Gokuraku-ji, pagode à trois étages), le Honen-in (son parterre de sable blanc et son portail au toit de chaume) et le Murin-an (jardin japonais moderne).

Accès

Le Jardin impérial de Kyoto est à quelques minutes à pied des stations Imadegawa et Marutamachi de la ligne de métro Karasuma. Le Murin-an est à environ 7 minutes à pied de la station Keage de la ligne de métro Tozai, près du Nanzen-ji. Entre les spots, combinez bus municipal et marche.

Durée indicative

Comptez 30 minutes à 1 heure par spot. En incluant les déplacements, l'ensemble forme un itinéraire confortable d'une demi-journée à une journée.

Meilleures périodes et saisons

Les érables d'automne (momiji) du Shinnyo-do sont généralement à leur apogée de mi-novembre à début décembre. Au printemps, les cerisiers pleureurs fleurissent sur le site de l'ancienne résidence Konoe, dans le Jardin impérial de Kyoto. Les jours de pluie, pavés et jardins se gorgent d'eau pour des paysages tout en délicatesse.

Points d'intérêt du Murin-an

Un site pittoresque classé par l'État, aménagé par Ogawa Jihei VII, mettant en valeur un cours d'eau alimenté par le canal du lac Biwa et le paysage emprunté de Higashiyama. Composé du bâtiment principal, d'une villa de briques de style occidental et d'un pavillon de thé, il est ouvert au public avec un nombre d'entrées limité.

Comment profiter en toute tranquillité

Un voyage où l'on ralentit le pas en s'écartant un peu de l'animation, sans tenir pour acquis qu'il y aura peu de monde. Il est conseillé de ne pas vouloir absolument visiter les cinq lieux, mais de s'attarder davantage là où l'on se sent bien.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Comment concevoir un itinéraire hors des sentiers battus à Kyoto

Les jours où l'on souhaite profiter en toute tranquillité des lieux méconnus de Kyoto, plutôt que d'enchaîner les sites célèbres, relier sans se presser l'ombre des arbres, les chemins de pèlerinage et les jardins permet de rendre le voyage plus marquant.

Cet itinéraire propose une journée dans le nord de Higashiyama, du Jardin impérial de Kyoto (Kyōto Gyoen) aux abords du mont Yoshida puis vers les quartiers d'Okazaki et du Nanzen-ji : un parcours en pleine ville mais propice à saisir des facettes paisibles.

Choisir le calme à Kyoto, sans se limiter à éviter la foule

Découvrir les lieux méconnus ne consiste pas à promettre des endroits déserts, mais à choisir des lieux où l'on peut ralentir le pas, à l'écart des rues animées.

Même à proximité de zones populaires comme le Kiyomizu-dera ou le Pavillon d'Or (Kinkaku-ji), il existe des chemins où l'on peut porter son attention sur le bruit des arbres ou la sensation des pavés.

Un itinéraire kyotoïte hors des sentiers battus reliant temples, sanctuaires et jardins sans se presser

Le Jardin impérial de Kyoto, le sanctuaire Yoshida-jinja, le Shinnyo-dō, le Hōnen-in et le Murin-an sont autant de lieux où, en changeant de regard, l'on peut ressentir en silence la vie, la foi et la culture des jardins de Kyoto.

En atténuant un peu l'envie de tout visiter, l'atmosphère devant les portails et la profondeur des chemins de pèlerinage deviennent eux aussi une part du voyage.

Marchez avec souplesse tout en vérifiant à l'avance

Dans les sanctuaires, temples et jardins, l'étendue ouverte au public, les modalités d'entrée, les événements et les règles de prise de vue varient selon les établissements et les périodes.

Avant le départ, vérifiez les informations de chaque établissement et, le jour même, plutôt que de chercher à tout visiter, mieux vaut prolonger les lieux où l'on se sent bien.

Tableau récapitulatif du parcours : un cheminement paisible du Jardin impérial de Kyoto vers Okazaki

Cet itinéraire commence par la vaste verdure du centre de Kyoto, puis fait évoluer les paysages : le sanctuaire sur la colline, le temple, le calme au pied de la montagne et le jardin moderne.

Sans figer précisément les temps de déplacement ni les tarifs, le tableau récapitule uniquement l'ordre et la manière de profiter de chaque étape.

Ordre Lieu Manière de profiter Ambiance
Début Jardin impérial de Kyoto Marcher à l'ombre des arbres Prévoir des marges
Ensuite Sanctuaire Yoshida-jinja Avancer sur le chemin Ressentir la forêt
Puis Shinnyo-dō Observer l'enceinte Ressentir la culture
Ensuite Hōnen-in Franchir le portail Savourer le calme
Final Murin-an Contempler le jardin Laisser résonner

Commencez par le Jardin impérial de Kyoto pour caler le rythme de votre voyage

Le Jardin impérial de Kyoto est une vaste étendue de verdure d'environ 700 m d'est en ouest et 1 300 m du nord au sud, aménagée en parc à partir de l'ère Meiji sur les terrains où s'alignaient, à l'époque d'Edo, près de 140 résidences de familles princières et nobles.

Sa superficie atteint environ 65 hectares et, en tant que parc national, il est librement accessible à tous, entourant le Palais impérial de Kyoto et le Palais Sentō.

Marcher sur ses larges allées de gravier avant d'entrer dans un temple apaise l'agitation de l'arrivée et permet de commencer en douceur une journée à Kyoto.

Terminer par un jardin laisse une belle résonance

Conclure la journée par un jardin comme le Murin-an fait passer naturellement d'un voyage qui court après les attractions à un voyage qui contemple les paysages.

En contemplant le jardin tout en parlant à voix basse, le bruit de l'eau et la texture de la mousse s'inscrivent plus facilement dans la mémoire.

Première partie : s'éloigner des bruits de la ville au Jardin impérial de Kyoto et au sanctuaire Yoshida-jinja

La première partie associe le Jardin impérial de Kyoto, où le ciel paraît vaste bien qu'au cœur de la ville, et le sanctuaire Yoshida-jinja, niché sur le mont Yoshida.

Le processus même qui consiste à traverser l'animation de la ville constitue l'entrée de cette découverte hors des sentiers battus.

Au Jardin impérial de Kyoto, partez à la recherche des traces de l'histoire

Le Jardin impérial de Kyoto est parsemé de vestiges historiques, comme d'anciennes résidences nobles et des jardins, et l'on peut y ressentir les strates de l'ancienne capitale en se promenant parmi des bosquets vieux de plus d'un siècle.

Même sans viser la visite intérieure des bâtiments, les murs et portails entrevus entre les arbres ainsi que l'étendue des allées de gravier composent les marges typiques de Kyoto.


Au sanctuaire Yoshida-jinja, changez d'air sur la colline

Le sanctuaire Yoshida-jinja se dresse sur le mont Yoshida (Kaguraoka), dans l'arrondissement de Sakyō à Kyoto ; il aurait été fondé en l'an 1 de l'ère Jōgan (859), lorsque Fujiwara no Yamakage y invita les divinités de Kasuga pour en faire le protecteur de la capitale.

Il est aussi connu comme le lieu où, à l'époque de Muromachi, Yoshida Kanetomo paracheva le shintō Yoshida ; en montant un peu en altitude depuis la ville, ce n'est pas seulement la vue mais aussi l'état d'esprit qui change tranquillement.

Sur le chemin de pèlerinage, multipliez les arrêts

L'astuce pour profiter des lieux méconnus n'est pas de chercher sans cesse où photographier, mais de contempler à intervalles rapprochés les torii, les marches de pierre et la superposition des arbres.

Sur les lieux de prière, s'arrêter à un endroit qui ne gêne pas le passage et baisser la voix permet de mieux se fondre dans l'atmosphère ambiante.

Milieu de parcours : toucher les marges des temples au Shinnyo-dō et au Hōnen-in

Le milieu du parcours est une section où l'on savoure tranquillement l'architecture typique des temples de Kyoto et la présence des jardins.

Au Shinnyo-dō et au Hōnen-in, plutôt que d'attendre une mise en scène spectaculaire, percevoir le calme après le franchissement du portail et la texture du sol en révèle tout le charme.

Au Shinnyo-dō, connaissez aussi son nom officiel

Le Shinnyo-dō porte officiellement le nom de Reishōzan Shinshō Gokuraku-ji, un temple de l'école Tendai qui a pour temple principal l'Enryaku-ji du mont Hiei.

Il aurait été fondé en l'an 2 de l'ère Eikan (984) par le moine Kaisan, et sa divinité principale est Amida Nyorai (le bouddha Amitābha).

Connaître non seulement le nom usuel mais aussi le nom officiel et l'origine du temple avant de s'y rendre attire plus facilement l'attention sur les panneaux d'information et les inscriptions de l'enceinte.

Contemplez la pagode à trois étages de loin, avec ses marges

Le Shinnyo-dō possède un pavillon principal et une pagode à trois étages reconstruits à l'époque d'Edo ; plutôt que de cadrer en grand le seul bâtiment, les observer en incluant les arbres et le ciel transmet la sérénité de l'enceinte.

Réputé aussi pour ses érables, ce lieu change d'impression en douceur selon la saison lorsqu'on intègre les végétaux en arrière-plan.

Au Hōnen-in, découvrez le sens des byakusadan

Au Hōnen-in, une fois franchi le portail au toit de chaume, on découvre les byakusadan, des monticules de sable blanc ; passer entre eux symbolise la purification du corps et de l'esprit avant d'entrer dans l'enceinte sacrée.

Sur les byakusadan sont parfois tracés des motifs de sable évoquant le cours de l'eau, ou des dessins en accord avec la saison.

Au-delà de la beauté visuelle, prendre conscience que l'acte même de marcher fait partie de la prière permet de savourer profondément ce lieu, même lors d'une courte visite.

Sur le Chemin de la philosophie, ne multipliez pas les détours

Les abords du Hōnen-in sont proches du Chemin de la philosophie (Tetsugaku no Michi), qui relie le Pavillon d'Argent (Ginkaku-ji) au Nanzen-ji ; cette zone offre de nombreuses tentations de promenade, mais lors d'une découverte hors des sentiers battus, il est important de ne pas trop multiplier les destinations.

Même devant une ruelle ou un petit pont intrigant, garder de l'énergie pour la suite rend plus paisible l'impression de toute la journée.


Seconde partie : conclure en contemplant le jardin du Murin-an

La seconde partie se déplace vers les quartiers d'Okazaki et du Nanzen-ji, où l'on savoure la résonance du jardin au Murin-an.

Le Murin-an, aménagé comme villa du genrō (vieil homme d'État) Yamagata Aritomo à l'époque Meiji, est un jardin japonais moderne composé d'un jardin, d'un bâtiment principal, d'un pavillon occidental en briques et d'un pavillon de thé, idéal pour conclure en faisant tranquillement face au paysage.

Au Murin-an, observez le cours de l'eau

Le jardin a été conçu par Ogawa Jihei VII ; il intègre un cours d'eau alimenté par le canal du lac Biwa (Biwako Sosui) et emprunte le mont Higashiyama comme paysage d'arrière-plan (shakkei). Il est classé site pittoresque national.

En parcourant le jardin, plutôt que d'en faire d'abord le tour en hâte, déplacer son regard en gardant à l'esprit le cours de l'eau, l'étendue de la pelouse et le mont Higashiyama harmonise l'impression d'ensemble.

Le paysage se recompose selon le point de vue : attendre un peu au même endroit fait aussi partie du plaisir.

Vérifiez à l'avance les conditions d'ouverture

Pour les biens culturels et les jardins, les modalités d'entrée et l'étendue visitable peuvent varier selon les contraintes de conservation ou d'événements.

Le Murin-an étant ouvert au public avec un nombre limité de visiteurs, vérifier avant le départ les modalités d'entrée et les disponibilités est plus prudent si vous en faites la conclusion de votre journée.


Profiter du Kyoto paisible selon les saisons et la météo

Dans la découverte hors des sentiers battus, un même lieu change d'aspect selon la saison et la météo.

Sans considérer les seuls jours de soleil comme la meilleure option, adopter un regard attentif à la texture des jardins et des chemins de pèlerinage, même par temps couvert ou pluvieux, rend le voyage plus satisfaisant.

Condition Aspect Façon de profiter
Printemps Les fleurs en vedette Regarder aussi le sol
Début d'été Verdure profonde Choisir l'ombre des arbres
Automne Couleurs superposées Observer aussi les lointains
Hiver Les lignes ressortent Observer l'architecture
Pluie Les pierres se gorgent d'eau Contempler le jardin

Les jours de soleil, pensez à l'ombre des arbres et aux lointains

Les jours ensoleillés, la luminosité du ciel donne envie de photographier, mais au Jardin impérial de Kyoto et au mont Yoshida, les nuances d'ombre sous les arbres constituent aussi un attrait du voyage.

En intégrant les chaînes de montagnes lointaines ou l'enfilade des murs, on découvre un Kyoto paisible, différent des photos touristiques.

Les jours de pluie, le jardin et les pavés deviennent le sujet principal

Les jours de pluie, réduire les déplacements et passer plus de temps à s'arrêter devant les portails des temples ou dans les jardins permet de profiter de paysages empreints d'humidité.

Lorsque vous utilisez un parapluie, veillez à ne pas heurter votre entourage dans les chemins de pèlerinage étroits ou devant les portails.

À la saison des feuillages rouges et des fleurs, gardez des marges

Les feuillages rouges d'automne du Shinnyo-dō atteignent généralement leur apogée de la mi-novembre au début décembre, et à la saison des cerisiers en fleur, on peut admirer notamment les cerisiers pleureurs des vestiges de la résidence Konoe, au Jardin impérial de Kyoto ; mais comme le flux de visiteurs augmente à ces périodes, un programme trop chargé s'éloignerait de l'objectif d'une découverte paisible.

Marcher avec l'intention de savourer en profondeur un seul de ces paysages de pleine saison procure plus facilement de la satisfaction, même lors d'un court détour.

Règles de savoir-vivre et points à vérifier pour les voyageurs étrangers

Pour profiter du Kyoto paisible, respecter les règles propres à chaque lieu contribue à la qualité du voyage.

Dans les sanctuaires, temples et jardins en particulier, prêter attention à la photographie, à l'accès, à la consommation de nourriture et au volume des conversations rend le séjour plus agréable pour les habitants comme pour les autres voyageurs.

Voici un récapitulatif pour vous aider à décider en cas de doute.

Situation Bon comportement Comportement à éviter
Avant la prière Lire les panneaux Entrer précipitamment
Lors de la prise de vue Vérifier les indications Faire obstacle aux gens
Dans le jardin Marcher sur les allées Marcher sur la mousse
Conversation Parler à voix basse Parler fort
Pause Aux endroits prévus S'asseoir dans le passage

Pour l'autorisation de photographier, privilégiez l'affichage sur place

Dans un même sanctuaire ou temple, les règles de prise de vue peuvent varier selon qu'il s'agit de l'extérieur, de l'intérieur des bâtiments, d'une ouverture exceptionnelle ou d'un événement.

Avant de photographier, consultez l'affichage et, en cas de doute, il vaut mieux renoncer à la photo pour éviter plus facilement les ennuis.

Dans le jardin, respectez les limites au sol

La mousse, le sable, les plantations et les agencements de pierres sont des éléments essentiels qui composent le jardin.

Même si l'on a envie de regarder de près, contempler depuis les allées ou la zone indiquée permet de préserver le paysage du jardin.

Plus le lieu est calme, plus il faut soigner la voix et les bagages

Plus un lieu paraît méconnu, plus la moindre parole ou le moindre bruit de bagage peut résonner.

Sur les chemins de pèlerinage et dans les jardins, prêter attention à l'endroit où l'on s'arrête, à l'orientation de son parapluie ou de son sac à dos et au maniement d'un trépied permet de se comporter naturellement.

Accès et durées indicatives pour la découverte des lieux méconnus de Kyoto

Cet itinéraire se déroule plus facilement en partant du Jardin impérial de Kyoto et en reliant le nord de Higashiyama par une combinaison de métro, de bus municipal et de marche.

Connaître les durées indicatives de chaque tronçon facilite l'ajustement du temps de séjour en fonction de votre forme physique et de la météo du jour.

Durées indicatives entre les principaux spots

Les stations Imadegawa et Marutamachi de la ligne de métro Karasuma sont proches du Jardin impérial de Kyoto, à quelques minutes à pied de l'entrée du jardin.

Depuis le Jardin impérial de Kyoto vers l'arrondissement de Sakyō, où se trouvent le sanctuaire Yoshida-jinja, le Shinnyo-dō et le Hōnen-in, le bus municipal est pratique ; en y ajoutant un peu de marche, le Yoshida-jinja, le Shinnyo-dō et le Hōnen-in s'alignent à des distances relativement proches.

Le Murin-an se trouve à environ 7 minutes à pied de la station Keage de la ligne de métro Tōzai et à proximité du Nanzen-ji : un emplacement idéal pour conclure en l'associant à une promenade dans les quartiers d'Okazaki et du Nanzen-ji.

Répartition du temps sur une demi-journée à une journée

En comptant de 30 minutes à 1 heure de séjour par spot, l'ensemble représente, déplacements compris, un programme confortable d'une demi-journée à une journée.

Sans chercher à tout prix à visiter les cinq lieux, prolonger ceux où l'on se sent bien donne une journée fidèle à l'objectif de profiter en toute tranquillité.

Conclusion : sortir des sentiers battus pour voir respirer Kyoto

La découverte des lieux méconnus de Kyoto ne consiste pas à dénicher des endroits inconnus, mais à trouver des moments paisibles à proximité des incontournables.

Prévoir des marges au Jardin impérial de Kyoto, toucher la présence de la forêt au sanctuaire Yoshida-jinja, savourer la profondeur des temples au Shinnyo-dō et au Hōnen-in, puis contempler le jardin au Murin-an : ainsi, une journée à Kyoto s'enchaîne paisiblement.

Vérifiez avant le départ les tarifs, l'étendue ouverte au public, l'autorisation de photographier et la présence d'événements, et ajustez l'ordre de visite et la durée des séjours en fonction de la situation du jour.

Foire aux questions

R. C'est un itinéraire d'une journée dans le nord de Higashiyama, du Jardin impérial de Kyoto au Murin-an. Il relie des lieux paisibles voisins des zones les plus fréquentées, en passant par le sanctuaire Yoshida, le Shinnyo-do et le Honen-in. Le but n'est pas de cocher des sites célèbres, mais de savourer tranquillement l'ombre, les allées et les jardins. C'est une balade qui fait ressentir le calme niché à côté des incontournables : plus on ralentit, plus les pavés et le bruit de l'eau restent en mémoire.
R. En comptant 30 minutes à 1 heure par lieu, prévoyez d'une demi-journée à une journée, trajets compris. En partant du Jardin impérial de Kyoto et en combinant la ligne de métro Karasuma, le bus municipal et la marche, l'enchaînement se fait sans peine. Plutôt que de visiter les cinq lieux en hâte, s'attarder davantage là où l'on se sent bien permet de passer une journée fidèle à l'idée de « profiter dans le calme ».
R. L'entrée du Jardin impérial de Kyoto est gratuite, à environ 5 minutes à pied des stations « Imadegawa » ou « Marutamachi » de la ligne de métro Karasuma. C'est un vaste parc national d'environ 65 hectares, mesurant quelque 700 m d'est en ouest et 1 300 m du nord au sud, librement accessible à tous, entourant le Palais impérial de Kyoto. Marcher sur ses larges allées de gravier avant d'entrer dans les temples apaise l'agitation de l'arrivée et permet de commencer la journée en douceur.
R. Le sanctuaire Yoshida, situé sur le mont Yoshida dans l'arrondissement de Sakyo, aurait été fondé en l'an 859. Son histoire commence lorsque Fujiwara no Yamakage y invite les divinités de Kasuga pour protéger la capitale, et c'est aussi le lieu où Yoshida Kanetomo parfait le shinto Yoshida à l'époque de Muromachi. Le Saijosho Daigengu, qui honore les divinités de tout le pays, en constitue le point fort singulier. Retenez aussi qu'on y accède à pied depuis l'arrêt de bus municipal « Kyodai Seimon-mae ».
R. Le Shinnyo-do se nomme officiellement Reishozan Shinsho Gokuraku-ji ; c'est un temple de l'école Tendai fondé en l'an 984 par le moine Kaisan, dont la divinité principale est Amida Nyorai. Rattaché à l'Enryaku-ji du mont Hiei, son enceinte abrite une pagode à trois étages d'environ 30 m de haut, érigée en l'an 1817. Connaître son nom officiel et ses origines avant la visite amène naturellement le regard vers les panneaux et les inscriptions de l'enceinte.
R. Les érables du Shinnyo-do sont à leur apogée de mi-novembre à début décembre, et la pagode à trois étages se marie magnifiquement aux érables et ginkgos. Plutôt que de cadrer la seule pagode en grand, la contempler de loin avec les arbres et le ciel transmet le calme de l'ensemble de l'enceinte. La pleine saison attirant plus de monde, marcher en se promettant de savourer profondément un seul paysage aide à préserver la quiétude.
R. Les byakusadan du Honen-in sont deux monticules de sable blanc situés juste après la porte de la montagne, et passer entre eux signifie se purifier le corps et l'esprit avant d'entrer dans le domaine sacré. La surface du sable porte parfois des motifs évoquant le cours de l'eau, ou des dessins accordés à la saison. En prenant conscience que l'acte même de marcher fait partie de la visite, on savoure profondément ce lieu, même lors d'un court passage.
R. Le Honen-in est proche du Chemin de la philosophie, qui s'étend sur environ 2 km du Ginkaku-ji au Nanzen-ji, une zone qui invite à flâner. Dans une visite hors des sentiers battus, l'important est de ne pas multiplier les destinations : même devant une ruelle ou un petit pont attirants, garder de l'énergie pour la suite donne une journée d'ensemble plus sereine. Le nom du Chemin de la philosophie vient du philosophe Nishida Kitaro, qui l'empruntait chaque matin.

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