Balade entre jardins et architecture à Kyoto : commencez par Higashiyama
Pour une balade combinant jardins et architecture à Kyoto, descendre tranquillement de Higashiyama vers Gion est un itinéraire facile à parcourir à pied, qui permet de comparer les différences entre temples, villas, temples impériaux (monzeki) et temples zen.
Plutôt que de voir un seul jardin à la hâte, mieux vaut suivre dans l'ordre l'engawa (véranda en bois) des bâtiments, les perspectives depuis l'intérieur et les changements de paysage lorsque l'on sort vers le jardin : l'impression laissée par ces jardins célèbres n'en sera que plus profonde.
Dans cet article, nous vous présentons un itinéraire d'une journée pensé pour les adultes, reliant Nanzen-ji, Murin-an, Shōren-in Monzeki et Kennin-ji, avec une estimation des tarifs d'entrée et du parcours.
Pourquoi se concentrer sur Higashiyama
Autour du Nanzen-ji se concentrent les pavillons (garan), les jardins et les paysages liés au canal du lac Biwa (Biwako-sosui) ; en continuant ensuite vers le Shōren-in Monzeki et le Kennin-ji, l'ambiance évolue des jardins paisibles vers un temple zen au cœur de Gion.
Ces quatre sites se trouvent à une distance que l'on peut relier à pied ou par de courts trajets, ce qui se prête bien à une visite tranquille étalée sur une demi-journée à une journée entière.
Le déplacement lui-même fait partie de la promenade typiquement kyotoïte : en admirant les pavés, les rues devant les portails et l'alignement des maisons traditionnelles (machiya), vous reliez l'extérieur et l'intérieur de chaque architecture.
Regarder le jardin et le bâtiment du même point de vue
Un jardin japonais ne se résume pas au bassin, aux pierres, à la mousse et aux plantations : la manière dont il se découvre depuis le bâtiment est un élément tout aussi essentiel.
En comparant un jardin que l'on contemple assis, un jardin de promenade (kaiyū) que l'on parcourt à pied, et un jardin qui se découpe comme un tableau depuis une galerie ou une pièce en tatami, une même verdure laisse une impression différente.
| Élément observé | Point d'attention | Façon d'apprécier |
|---|---|---|
| Portail | Hauteur | Vue de loin |
| Hōjō | Perspective intérieure | Vue assise |
| Bassin | Surface de l'eau | Vue en marchant |
| Karesansui | Espaces vides | Vue silencieuse |
Vérifier les informations officielles avant de visiter
De nombreux temples et jardins ouvrent au public des biens culturels : les zones accessibles, les conditions de prise de photos ou les restrictions de visite liées aux cérémonies peuvent changer.
Vérifiez les tarifs, les horaires de visite, les jours de fermeture et les modalités de réservation sur les sites officiels de chaque établissement avant le départ, et suivez sur place les indications affichées à l'entrée ou à l'accueil.
Itinéraire d'une journée pour adultes à la découverte des plus beaux jardins
Cet itinéraire commence par des pavillons impressionnants, puis progresse vers un jardin moderne, les bâtiments d'un temple impérial et enfin un temple zen de Gion.
Comme il alterne le calme des jardins et l'expression des architectures, il offre une satisfaction posée, même aux habitués des visites de temples et sanctuaires.
Le parcours est organisé pour ne pas surcharger le programme et pour marcher en changeant de point de vue à chaque site.
| Étape | Site | À observer |
|---|---|---|
| Début | Nanzen-ji | Pavillons et jardin |
| Milieu | Murin-an | Eau et paysage emprunté |
| Transition | Shōren-in | Bâtiments et jardin |
| Fin | Kennin-ji | Jardin zen |
Commencer par le Nanzen-ji
Au Nanzen-ji, vous pouvez marcher en mettant en contraste la grandeur de l'architecture et le calme du jardin : la porte Sanmon, le hall du Dharma (hattō), le hōjō, le jardin et les paysages liés au canal.
En ressentant d'abord l'ampleur de l'enceinte, le doux clapotis de l'eau et l'expression des plantations du jardin suivant ressortent davantage.
Découvrir un jardin moderne au Murin-an
Le Murin-an permet d'apprécier ensemble un jardin qui utilise Higashiyama comme paysage emprunté, ainsi que le bâtiment principal et le pavillon de style occidental.
Comme il s'agit d'un site ouvert au public en tant que bien culturel, il est plus rassurant de vérifier les modalités d'entrée et l'état d'ouverture sur le site officiel avant de vous y rendre.
Relier bâtiments et jardin au Shōren-in Monzeki
Au Shōren-in Monzeki, le parcours recommandé consiste à visiter d'abord l'intérieur des bâtiments avant d'admirer le jardin.
Comme le jardin de promenade autour d'un bassin (chisen-kaiyū-shiki) s'apprécie en marchant, comparez le paysage vu depuis l'intérieur des bâtiments et celui découvert en marchant à l'extérieur.
Faire face au jardin zen au Kennin-ji
Au Kennin-ji, vous découvrez des expressions de jardins typiquement zen : le jardin du hōjō « Daiō-en », le jardin Chōon-tei et le jardin Maru-Sankaku-Shikaku (○△□).
Bien qu'il se trouve au cœur de Gion, l'atmosphère semble changer dès que l'on se tourne vers le jardin : c'est un lieu idéal pour conclure la promenade.
Nanzen-ji : savourer l'ampleur des pavillons et du hōjō, trésor national
Le Nanzen-ji est un lieu où, en le visitant en premier, on perçoit facilement l'échelle de l'architecture des temples de Kyoto.
En passant d'un regard levé vers les bâtiments à un regard posé assis face au jardin, le passage du temps semble changer au sein d'une même enceinte.
La traversée de l'enceinte est libre, mais la porte Sanmon et le jardin du hōjō disposent d'un accueil payant, chacun avec son propre droit d'entrée.
S'arrêter devant la Sanmon et le hall du Dharma
Devant la Sanmon et le hattō, ne regardez pas seulement la façade des bâtiments, mais aussi la superposition des toits, l'espacement des piliers et les vides de l'enceinte.
Connue pour une célèbre réplique de kabuki, la Sanmon peut aussi se gravir : les horaires de visite sont d'environ 8 h 40 à 17 h de mars à novembre, et de 8 h 40 à 16 h 30 de décembre à février.
Même dans un lieu fréquenté, en prenant un peu de recul pour voir l'ensemble, on perçoit la profondeur créée par le portail, le chemin et les arbres.
Voir ensemble le hōjō, trésor national, et son jardin
Le hōjō du Nanzen-ji est une architecture désignée trésor national en 1953 (Shōwa 28) ; il se compose du grand hōjō, que l'on dit transféré depuis un bâtiment du palais impérial, et du petit hōjō, considéré comme un vestige du château de Fushimi.
Le jardin sec (karesansui) devant le grand hōjō est attribué à Kobori Enshū, et son grand agencement de pierres lui vaut le surnom de « jardin de la traversée des tigres » (Tora no ko watashi).
Le droit d'entrée du jardin du hōjō est d'environ 600 yens pour les adultes ; en prêtant attention non seulement au jardin lui-même mais aussi à la manière dont il se découvre depuis le rebord des bâtiments ou l'intérieur, on comprend que c'est un espace aménagé pour la contemplation.
Ressentir l'air de l'ère moderne avec le paysage du canal
Le Suirokaku, situé dans l'enceinte, est un pont en arche de briques qui fait passer le canal du lac Biwa ; sa matière diffère de l'architecture ancienne des temples et évoque un aspect moderne de Kyoto.
Lors d'une balade entre jardins et architecture, ne fixez pas votre regard sur les seuls temples : en accueillant aussi la texture du canal et des briques comme une part du paysage urbain, la promenade gagne en profondeur.
Murin-an : contempler l'eau et le paysage emprunté en silence
Le Murin-an est un jardin classé site pittoresque national, dans le quartier de Higashiyama, où l'on apprécie ensemble le jardin, le bâtiment principal et le pavillon occidental.
Connu comme la villa de Yamagata Aritomo, homme d'État éminent de l'ère Meiji, son jardin a été conçu par Ogawa Jihei VII (surnommé « Ueji »), pionnier du jardin japonais moderne.
Plutôt que de chercher des décorations spectaculaires, c'est en contemplant en silence le cours d'eau alimenté par le canal du lac Biwa, l'étendue de la pelouse et la superposition des montagnes au loin que le charme de ce jardin se révèle le mieux.
Contempler le jardin avec Higashiyama en paysage emprunté
Dans le jardin du Murin-an, on contemple comme un seul paysage non seulement les plantations au premier plan, mais aussi les montagnes de Higashiyama qui entrent en arrière-plan.
En ressentant à la fois le clapotis tout proche et la ligne des montagnes lointaines, on comprend que le jardin ne se referme pas à l'intérieur de ses murs.
Apprécier la différence entre le bâtiment principal et le pavillon occidental
Dans le bâtiment principal, on a la sensation de contempler le jardin depuis les tatamis et l'engawa, tandis que le pavillon occidental offre l'expression d'une architecture différente au sein d'un jardin de style japonais.
Pour un même jardin, changer de point d'observation modifie l'entrée de la lumière et la hauteur du regard : marcher sur place a bien plus de sens qu'une simple photo.
Vérifier les modalités d'ouverture avant la visite
Afin de conserver en bon état ce bien culturel tout en l'ouvrant au public, le Murin-an propose des visites à nombre limité de visiteurs.
Avant votre visite, vérifiez sur le site officiel les modalités d'entrée, les disponibilités et les horaires d'ouverture du jour, et adoptez une attitude calme pour préserver le jardin.
Shōren-in Monzeki : déplacer le regard des bâtiments vers le jardin
Au Shōren-in Monzeki, apprécier successivement les bâtiments et le jardin permet de ressentir la sérénité propre aux temples impériaux.
En prenant le temps de poser sa posture à l'intérieur des bâtiments avant de sortir vers le jardin, le moment ressemble moins à une promenade qu'à un séjour paisible.
Le droit d'entrée est d'environ 600 yens pour les adultes, 400 yens pour les collégiens et lycéens et 200 yens pour les écoliers ; les horaires de visite sont de 9 h à 17 h (dernière admission à 16 h 30).
Contempler le jardin depuis l'intérieur des bâtiments
Au Shōren-in Monzeki, le parcours indiqué consiste à visiter d'abord l'intérieur des bâtiments, puis à admirer le jardin.
Les bâtiments comme le Shinden ou le Ko-gosho sont reliés par des galeries couvertes : en prenant le temps de contempler le jardin depuis l'intérieur, les piliers et les cadres des shōji découpent le paysage et le jardin apparaît comme un tableau.
Parcourir le jardin de promenade autour d'un bassin
Le jardin principal du Shōren-in est un jardin de promenade autour d'un bassin (chisen-kaiyū-shiki) attribué à Sōami, à l'époque de Muromachi ; centré sur le bassin Ryūshin-chi, il s'apprécie en marchant au gré des changements de paysage.
En modifiant peu à peu la disposition relative de la surface de l'eau, des pierres, des bosquets et des bâtiments, une profondeur différente de celle d'un jardin contemplé assis se dévoile.
Adopter une démarche qui ne trouble pas le silence
Pour savourer l'atmosphère d'un temple impérial, il est important de ne pas parler fort, de choisir les endroits où s'arrêter et de ne pas bloquer le regard ou le passage des autres visiteurs.
Si vous prenez des photos, vérifiez sur les panneaux locaux si les prises de vue y sont autorisées, et veillez à ne pas gêner le moment de ceux qui contemplent le jardin.
Kennin-ji : conclure avec le jardin et l'architecture d'un temple zen
Situé à Gion, le Kennin-ji est connu comme le plus ancien temple zen de Kyoto ; en y faisant halte à la fin de la balade, on passe facilement de l'animation au calme.
En découvrant ensemble l'expression abstraite des jardins et l'architecture du hōjō ou du hall du Dharma, on garde le souvenir d'une véritable balade entre jardins et architecture à Kyoto.
Le droit d'entrée pour le honbō, le hōjō et le hall du Dharma est d'environ 800 yens en tarif général et 500 yens pour les élèves (primaire, collège, lycée) ; les horaires de visite sont de 10 h à 17 h (dernière admission à 16 h 30).
Voir le jardin du hōjō « Daiō-en »
Le jardin du hōjō « Daiō-en » est un jardin sec (karesansui) où l'on savoure les espaces vides, à travers l'étendue de sable blanc et la disposition des pierres.
Sans chercher à mettre tout de suite des mots sur le sens du jardin, en variant légèrement le point de vue — de face, en biais, à hauteur du regard assis — l'impression change.
Faire face au jardin Chōon-tei et au jardin ○△□
Le Chōon-tei est présenté comme un jardin zen à quatre faces situé dans la cour intérieure du honbō : l'agencement de pierres central, la mousse et les érables alentour créent une tension silencieuse.
Dans le jardin ○△□ (Maru-Sankaku-Shikaku), la simplicité des formes élargit au contraire l'imagination et offre une clé pour savourer visuellement le monde du zen.
Respecter les règles de prise de photos
Le Kennin-ji indique des consignes concernant les photos, précisant que seuls les jardins et les œuvres peuvent être photographiés.
Comme les portraits de personnes, les vidéos, l'usage de trépieds ou de perches à selfie et les prises de vue à visée commerciale sont présentés comme des comportements à éviter, vérifiez les règles locales et visitez dans le calme.
Approfondir la balade entre jardins et architecture : regard et savoir-vivre
Pour une journée destinée aux adultes à la découverte des plus beaux jardins, la satisfaction augmente moins en multipliant les sites qu'en changeant un peu son regard.
Connaître quelques termes de jardin et les règles de contemplation évite d'hésiter sur ce qu'il faut regarder, même dans un lieu inconnu.
Connaître légèrement le vocabulaire des jardins
Sans connaissances spécialisées, connaître les mots bassin (chisen), jardin sec (karesansui), paysage emprunté (shakkei) et promenade (kaiyū) aide à mieux percevoir la composition d'un jardin.
Le but n'est pas de retenir les mots, mais de s'en servir comme porte d'entrée pour observer lentement le paysage devant soi.
| Terme | À observer | Lieu adapté |
|---|---|---|
| Shakkei | Montagne lointaine | Murin-an |
| Kaiyū | Changements en marchant | Shōren-in |
| Karesansui | Pierres et sable | Kennin-ji |
| Garan | Disposition des bâtiments | Nanzen-ji |
Regarder à l'œil nu avant de photographier
Pour les jardins et l'architecture, il suffit de s'arrêter un instant avant de cadrer pour percevoir le son, le vent, la lumière et jusqu'à la matière sous ses pieds.
Même là où les photos sont autorisées, ne vous arrêtez pas au milieu du passage et ne gênez pas le moment des autres qui contemplent le jardin.
Accueillir les paysages qui changent selon les saisons
Les jardins de Kyoto changent d'impression non seulement avec les fleurs et les feuilles d'automne, mais aussi avec la couleur de la mousse, l'ombre des arbres, la luminosité de l'eau et la manière dont les feuilles mortes subsistent.
Les cerisiers (cerisiers en fleur) sont à leur apogée de fin mars à début avril, et les feuilles rouges (automne) de mi à fin novembre : connaître l'aspect propre à chaque saison permet de savourer le paysage du jour comme une « expression unique à ce jour-là ».
| Saison | Aspect | Façon d'apprécier |
|---|---|---|
| Printemps | Couleurs douces | Chercher les fleurs |
| Été | Verdure dense | Observer l'ombre |
| Automne | Superposition des couleurs | Regarder au loin |
| Hiver | Espaces vides | Observer les pierres |
Conclusion : une balade kyotoïte pour adultes à la découverte des plus beaux jardins
La balade entre jardins et architecture à Kyoto est un voyage où, plutôt que de parcourir les lieux célèbres à la hâte, on savoure le passage des émotions : regarder le jardin depuis le bâtiment, marcher dans le jardin, puis revenir vers la ville.
Toucher la grandeur du hōjō, trésor national, et des pavillons au Nanzen-ji, contempler l'eau et le paysage emprunté au Murin-an, ressentir le lien entre bâtiments et jardin de promenade au Shōren-in Monzeki, puis faire face au jardin zen au Kennin-ji : cet enchaînement constitue un itinéraire posé, adapté à un tourisme kyotoïte pour adultes.
Comme les zones accessibles, les conditions de prise de photos, les modalités de réservation et les restrictions de visite diffèrent selon les établissements, vérifiez les informations officielles avant le départ et suivez sur place les affichages et les indications du personnel.


