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Gion et Higashiyama : top 15 à voir | Guide

Gion et Higashiyama : top 15 à voir | Guide
Yasaka-jinja, ruelles de Gion, abords de Kiyomizu-dera et Higashiyama : ce guide présente 15 lieux à voir à Kyoto lors d’une première visite.

L'essentiel

L'attrait en un coup d'œil

Les sites recommandés de Gion et Higashiyama forment une zone où temples et sanctuaires, quartiers de geishas, jardins et paysages urbains se concentrent dans un rayon d'environ 30 min à pied du sanctuaire Yasaka au Kiyomizu-dera : une balade typiquement kyotoïte à savourer en une seule promenade.

Principaux points d'intérêt

15 spots : le sanctuaire Yasaka, les paysages urbains de Gion Shirakawa et de la ruelle Hanamikoji, les temples Kennin-ji, Kodai-ji, Chion-in et Shoren-in Monzeki, la terrasse du Kiyomizu, Ninenzaka et Sannenzaka, et la pagode Yasaka.

Ordre de l'itinéraire à pied

Pour une première visite, partez du côté de Gion : sanctuaire Yasaka → parc Maruyama → alentours du Kodai-ji → Ninenzaka et Sannenzaka → Kiyomizu-dera. Descendre depuis le côté du Kiyomizu-dera réduit l'effort des montées.

Tarifs d'entrée indicatifs

Le Kodai-ji : environ 800 ¥ adulte (billet combiné avec l'Entoku-in à 1 200 ¥) ; l'Entoku-in : 500 ¥ ; le Shoren-in Monzeki : 600 ¥.

Heures recommandées

Le matin pour la visite des temples et sanctuaires, la journée pour les ruelles en pente et les musées, le soir pour une promenade le long de la Shirakawa : un enchaînement naturel. Le Kiyomizu-dera ouvre souvent tôt le matin, permettant de profiter de la vue depuis la terrasse aux heures creuses.

Ambiance selon les saisons

Les cerisiers sont à leur apogée de fin mars à début avril, et les feuilles d'automne de mi-novembre à début décembre. Les jours de pluie, les pavés ressortent, et en hiver on profite de paysages urbains paisibles.

Étiquette avant de se promener

Dans les quartiers de geishas, ne poursuivez pas les geiko et maiko et ne les photographiez pas sans autorisation, et ne vous attardez pas devant les allées privées et les habitations. Vérifiez d'abord où la photographie est permise et gardez à l'esprit que vous traversez un lieu de vie.

Pour les informations les plus récentes, veuillez consulter les annonces officielles ou vérifier sur place.

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Que voir à Gion et Higashiyama : guide avant de partir à pied

Les meilleurs spots de Gion et Higashiyama se concentrent dans un quartier emblématique de Kyoto, où l'on profite en une seule promenade des ruelles de Gion autour du sanctuaire Yasaka-jinja, des pentes menant au temple Kiyomizu-dera et des temples nichés au pied du mont Higashiyama.

Du Yasaka-jinja au Kiyomizu-dera, les sites à voir se succèdent sur environ 30 minutes de marche. Mais garder en tête qu'il s'agit avant tout d'un lieu où l'on vit, travaille et prie, et pas seulement d'une attraction touristique, rendra votre voyage bien plus marquant.

Comment organiser son itinéraire du Yasaka-jinja vers le Kiyomizu-dera

Pour une première visite, l'itinéraire le plus simple part du côté de Gion vers le Yasaka-jinja, le parc Maruyama, les abords du Kōdai-ji, les pentes Ninen-zaka et Sannen-zaka (Sannei-zaka), puis le Kiyomizu-dera.

À l'inverse, descendre depuis le Kiyomizu-dera permet de profiter du quartier tout en limitant l'effort des montées dans les pentes et les escaliers de pierre.

Dans les quartiers de geishas de Gion, privilégier la distance plutôt que les photos

À Gion, il est essentiel de ne jamais suivre ni photographier sans autorisation les geiko (geishas) et les maiko que vous pourriez croiser.

Les ruelles privées, les devantures de boutiques et les entrées des habitations ne sont pas des lieux de prise de vue destinés aux touristes : marchez en suivant les panneaux et les indications sur place.

Récapitulatif : comment profiter de ces 15 spots

En associant temples, sanctuaires, ruelles, jardins et expériences culturelles, vous composez une balade riche et authentique, typique de Gion et Higashiyama.

Spot Intérêt Idéal pour
Yasaka-jinja Foi de Gion Première visite
Gion Shirakawa Ruelles au bord de l'eau Amateurs de photo
Hanami-kōji Paysage des quartiers de geishas Amateurs de balade
Musée des arts des quartiers de geishas de Gion Culture des geishas Amateurs de culture
Kennin-ji Zen et jardin Amateurs de temples
Kōdai-ji Lié à Nene Amateurs d'histoire
Entoku-in Jardin paisible Amateurs de calme
Chion-in Grand complexe Amateurs d'architecture
Shōren-in Monzeki Temple impérial Amateurs de jardins
Kiyomizu-dera Terrasse et panorama Incontournables
Ninen-zaka / Sannen-zaka Pavés historiques Amateurs de ruelles
Hōkan-ji (pagode Yasaka) Vue sur la pagode Amateurs de photo
Yasaka Kōshin-dō Kukuri-zaru Pour faire un vœu
Yasui Konpira-gū Vœux liés aux relations Amateurs de sanctuaires
Parc Maruyama Pause et nature Amateurs de tranquillité

Gion : les meilleurs spots pour découvrir les ruelles et la culture des quartiers de geishas

À Gion, l'essentiel du voyage consiste à savourer en silence l'atmosphère des ruelles.

Plutôt que de chercher uniquement le faste, prenez le temps d'observer les façades à treillis, les pavés, les lanternes et les paysages au bord de l'eau : vous comprendrez alors combien la culture des quartiers de geishas est liée à la vie quotidienne.

Yasaka-jinja : un sanctuaire idéal comme point de départ de votre balade à Gion

Surnommé affectueusement « Gion-san », le Yasaka-jinja est un sanctuaire qui sert aussi de repère pour commencer la découverte de Gion.

Sa divinité principale est Susanoo-no-Mikoto. Le festival Gion Matsuri, qui aurait débuté à l'époque de Heian pour conjurer les épidémies, se tient toujours en juillet en tant que fête de ce sanctuaire.

Le bâtiment principal, reconstruit en 1654 par Tokugawa Iemitsu, présente un style architectural unique appelé « Gion-zukuri » et est classé Trésor national.

Dans l'enceinte, évitez de parler fort et marchez sans gêner le flux des fidèles : vous saisirez ainsi mieux l'équilibre entre tourisme et foi.


Gion Shirakawa : un sentier de promenade le long de la rivière, entre saules et maisons traditionnelles

Gion Shirakawa offre un paysage paisible où se superposent l'eau, les pavés et les machiya (maisons de ville traditionnelles).

Au printemps, les cerisiers en fleur et les saules le long de la Shirakawa se reflètent dans l'eau ; au crépuscule, le moment où les lanternes s'allument sur les pavés est particulièrement prisé.

Sur les ponts et le long de la rivière, ne vous arrêtez pas trop longtemps et admirez le paysage depuis un endroit qui ne gêne pas le passage.

Hanami-kōji : parcourir en silence une rue typique des quartiers de geishas

La rue Hanami-kōji est connue comme l'artère menant au théâtre Gion Kōbu Kaburenjō, et l'on y ressent toute l'atmosphère des quartiers de geishas de Kyoto.

Cette rue pavée qui s'étire vers le sud depuis Shijō-dōri est bordée de maisons de thé (ochaya) et de restaurants traditionnels aux portes à treillis, formant le cœur du quartier de Gion Kōbu.

Certaines ruelles et propriétés privées ne se prêtent pas au passage ni aux photos touristiques : il est important de ne pas manquer les panneaux d'indication.

Musée des arts des quartiers de geishas de Gion : un site couvert pour découvrir la culture des geiko et maiko

Le Musée des arts des quartiers de geishas de Gion est un site couvert idéal pour découvrir les costumes, les arts du spectacle et les décors de saison des quartiers de geishas.

Ouvert en mai 2024 dans le « Yasaka Club », bien culturel enregistré et adjacent au théâtre Gion Kōbu Kaburenjō, cet établissement présente de façon structurée la culture des maiko et des geiko.

Les horaires d'ouverture sont en général de 11 h à 19 h (dernière entrée à 18 h 15), mais le contenu des expositions et des spectacles ainsi que les jours de fermeture varient selon les périodes : mieux vaut vérifier les informations officielles avant votre visite.

Les temples et sanctuaires de Higashiyama : savourer l'architecture et les jardins

Le charme des temples et sanctuaires de Higashiyama tient autant à la beauté des édifices qu'à l'espace épuré des jardins et au calme des allées d'accès.

Plutôt que de tout enchaîner à la hâte, choisissez les temples qui vous attirent et réservez-vous le temps de vous asseoir pour les contempler : la visite n'en sera que plus mémorable.

Kennin-ji : le plus ancien temple zen de Kyoto, pour respirer l'esprit zen près de Gion

Le Kennin-ji, fondé en 1202 (an 2 de l'ère Kennin) par le moine Eisai (Yōsai), est le plus ancien temple zen de Kyoto et le siège principal de l'école Kennin-ji du bouddhisme zen Rinzai.

Légèrement à l'écart de l'animation de Gion, il permet de savourer ses jardins, ses peintures sur fusuma (cloisons coulissantes) et l'atmosphère propre aux temples zen.

Le célèbre paravent « Fūjin Raijin-zu » (Dieux du Vent et du Tonnerre), Trésor national peint par Tawaraya Sōtatsu, est déposé au Musée national de Kyoto ; le temple en expose une reproduction haute définition, ce qui le rend tout indiqué pour les voyageurs s'intéressant à l'art japonais.

On peut aussi y admirer des peintures sur fusuma de Kaihō Yūshō, classées Biens culturels importants.


Kōdai-ji : ressentir la culture Momoyama dans le temple lié à Kita-no-Mandokoro Nene

Le Kōdai-ji est connu comme le temple fondé en 1606 (an 11 de l'ère Keichō) par Kita-no-Mandokoro Nene, l'épouse de Toyotomi Hideyoshi, afin d'honorer la mémoire de ce dernier.

Le mausolée (Otamaya) richement orné de maki-e (laque dorée) et le jardin doté d'un pavillon d'observation de la lune comptent parmi les vestiges qui transmettent la culture Momoyama.

Le droit d'entrée est d'environ 800 yens pour les adultes, et il existe un billet combiné à tarif réduit (1 200 yens) donnant accès au Kōdai-ji et au temple voisin Entoku-in.

Associée aux abords du chemin Nene-no-Michi, la visite permet de relier culture des samouraïs, jardins et ruelles de Higashiyama.


Entoku-in : le temple au jardin paisible où Nene a passé ses dernières années

L'Entoku-in est un sous-temple (tatchū) du Kōdai-ji : c'est un temple paisible où Kita-no-Mandokoro Nene a passé les quelque 19 dernières années de sa vie, et que l'on dit être le lieu de sa mort.

On peut s'y asseoir pour contempler notamment son jardin sec (karesansui) de l'époque Momoyama, pour un droit d'entrée d'environ 500 yens.

Même aux heures d'affluence dans les environs, prendre le temps de faire face au jardin instaure une parenthèse de calme dans votre balade à Higashiyama.

Chion-in : être impressionné par la porte sanmon classée Trésor national et son vaste complexe

Le Chion-in est le siège principal de l'école Jōdo (Terre pure), dont le fondateur est le moine Hōnen ; ses grands édifices, comme la porte sanmon classée Trésor national et le Mieidō, sont saisissants.

La porte sanmon, érigée en 1621 par Tokugawa Hidetada, est l'une des plus grandes portes en bois à double toit du Japon, avec environ 24 mètres de haut ; le Mieidō, reconstruit en 1639, a été inauguré en 2020 après environ 9 ans de restauration.

L'enceinte est vaste et comporte escaliers et pentes : mieux vaut s'y rendre avec des chaussures confortables.


Shōren-in Monzeki : ressentir la noblesse d'un temple impérial et de son jardin

Le Shōren-in Monzeki, situé dans la partie nord de Higashiyama, est un temple impérial (monzeki) de l'école Tendai, et l'un des cinq temples impériaux de Kyoto (Kyoto Gokashitsu Monzeki).

Ayant autrefois servi de palais provisoire, il est aussi surnommé « Awata Gosho » et l'on peut y admirer notamment un jardin de promenade autour d'un étang attribué à Sōami.

Les horaires de visite sont de 9 h à 17 h (dernière admission à 16 h 30) et le droit d'entrée est d'environ 600 yens pour les adultes.

On peut y passer un moment paisible face au jardin : c'est donc un site facile à inclure lorsque l'on souhaite s'éloigner un peu de l'animation de Gion et du Kiyomizu-dera.


Autour du Kiyomizu-dera : profiter des pentes et des paysages de l'ancienne capitale

Les abords du Kiyomizu-dera forment un quartier très prisé, où se superposent pentes typiques de Kyoto, temples et sanctuaires.

Les escaliers de pierre et les ruelles étroites sont nombreux : lorsque vous prenez des photos, veillez à ne pas bloquer le flux des personnes qui arrivent derrière vous.

Kiyomizu-dera : un temple incontournable, entre la « terrasse de Kiyomizu » et la dévotion à Kannon

Le Kiyomizu-dera aurait été fondé en 778. Son bâtiment principal, célèbre pour sa « terrasse de Kiyomizu » qui surplombe la falaise, est construit selon la technique du kengai-zukuri (terrasse en porte-à-faux) et classé Trésor national.

La dévotion envers la divinité principale, Jūichimen Senju Kannon (Kannon aux onze visages et mille bras), s'est transmise jusqu'à aujourd'hui ; cette divinité étant un bouddha caché (hibutsu) dévoilé une fois tous les 33 ans, on vénère habituellement une statue de substitution (omaedachi).

Au-delà du panorama, marcher en connaissant le sens de ce lieu de prière laisse une impression différente de celle d'une simple photo touristique.


Ninen-zaka / Sannen-zaka : un chemin de pèlerinage bordé de pavés et de maisons traditionnelles

Les pentes Ninen-zaka et Sannen-zaka (Sannei-zaka) forment un ensemble de ruelles qui s'est développé comme ancien chemin de pèlerinage vers le Kiyomizu-dera, le Yasaka-jinja et d'autres sites.

Le nom Sannen-zaka viendrait de « Sannei-zaka », en référence aux prières pour un accouchement heureux adressées au Koyasu Kannon situé en haut de la pente ; en 1976, l'ensemble du secteur a été désigné district national de préservation des bâtiments traditionnels.

Des boutiques bordent ces pentes pavées, mais ne vous laissez pas trop absorber par le shopping ou les photos et faites attention à vos pas en marchant.


Hōkan-ji (pagode Yasaka) : une pagode à cinq étages, repère du paysage typique de Higashiyama

La pagode à cinq étages du Hōkan-ji, appelée « pagode Yasaka » (Yasaka-no-tō), est appréciée comme un paysage emblématique que l'on aperçoit au bout des pentes de Higashiyama.

Elle aurait été fondée par le prince Shōtoku ; la pagode actuelle, haute d'environ 46 mètres, a été reconstruite en 1440 grâce au soutien d'Ashikaga Yoshinori et est classée Bien culturel important.

Lorsque vous photographiez la pagode en arrière-plan, ne stationnez pas longtemps sur la chaussée ou devant les habitations et laissez la priorité au passage.

Yasaka Kōshin-dō : un petit temple où confier ses vœux aux kukuri-zaru

Le Yasaka Kōshin-dō, dont le nom officiel est Daikokusan Kongō-ji Kōshin-dō, est connu pour ses « kukuri-zaru » colorés disposés dans son enceinte.

Les kukuri-zaru représentent un singe aux membres liés et symboliseraient la maîtrise du cœur qui se laisse emporter par les désirs : connaître ce sens spirituel, au-delà de l'éclat des couleurs, change le regard que l'on porte sur ce lieu.

Pour intégrer des vœux et des pauses à votre parcours

Gion et Higashiyama forment un quartier où le temps de marche tend à s'allonger.

Prévoir des lieux pour apaiser l'esprit dans un temple ou reposer ses jambes dans un parc apporte de la souplesse à l'ensemble du voyage.

Yasui Konpira-gū : un sanctuaire de prières connu pour rompre et nouer les liens

Le Yasui Konpira-gū est un sanctuaire connu pour les prières « enkiri enmusubi » (rompre les mauvais liens et nouer les bons), en lien avec sa divinité principale, l'empereur Sutoku.

Le rituel consistant à passer à travers la « stèle enkiri enmusubi » muni d'un katashiro (talisman de papier) sur lequel on a inscrit son vœu est célèbre ; mais dans l'enceinte, suivez les consignes en cas d'affluence, ne venez pas seulement pour la photo et respectez le recueillement des fidèles.

Parc Maruyama : un haut lieu des cerisiers en fleur où faire une pause pendant la balade à Higashiyama

Adjacent au Yasaka-jinja, le parc Maruyama est le plus ancien parc de la ville de Kyoto et une halte facile entre Gion et le Chion-in ou le Kōdai-ji.

Le « cerisier pleureur de Gion » (Gion Shidare-zakura) au centre du parc est l'un des cerisiers emblématiques de Kyoto, et le parc s'anime de promeneurs au printemps pour le hanami (contemplation des cerisiers).

Utilisé comme lieu où s'asseoir entre deux visites pour ajuster son rythme, il rend les pentes de la seconde moitié du parcours plus agréables.


Gion et Higashiyama : comment en profiter selon la saison et le moment de la journée

Sur un même chemin, l'impression change selon la saison et l'heure.

Choisir son moment de balade non seulement pour éviter la foule, mais aussi en fonction du paysage que l'on souhaite voir, augmente la satisfaction même lors d'un court séjour.

Connaître l'aspect du quartier selon les saisons

Les cerisiers fleurissent en général de fin mars à début avril, et les feuilles rouges (kōyō) de l'automne se parent de leurs plus belles couleurs de mi-novembre à début décembre ; mais sans vous limiter à ces seuls objectifs, pensez aussi aux pavés sous la pluie ou au calme de l'hiver : vous élargirez ainsi les options de votre voyage.

Saison Aspect Façon de marcher
Printemps Fleurs et bord de l'eau Ajouter le parc
Été Ambiance de festival Éviter la chaleur
Automne Jardins et feuilles rouges Choisir les temples
Hiver Ruelles paisibles Inclure des sites couverts
Jour de pluie Les pavés se subliment Attention aux pentes

Le matin pour les temples, la journée pour les ruelles, le soir pour le bord de l'eau

Le matin, privilégiez les visites de sanctuaires ; en journée, combinez les pentes bordées de boutiques et le musée ; le soir, marchez en silence le long de la Shirakawa : le déroulé est ainsi tout naturel.

Le Kiyomizu-dera ouvre souvent dès le petit matin, ce qui convient à ceux qui souhaitent profiter de la vue depuis la terrasse aux heures les moins fréquentées.

Le soir, à Gion, c'est aussi le moment des repas et de la vie locale : il faut donc veiller à ne pas trop s'aventurer dans les ruelles.

Si la fatigue se fait sentir, réduisez le programme

À Gion et Higashiyama, les sites à voir étant nombreux et proches, on est tenté d'ajouter des étapes.

Mais certains endroits enchaînent pentes et escaliers de pierre : plutôt que de vouloir tout voir à tout prix, choisissez un bon équilibre entre temples, ruelles et pauses.

Marcher agréablement à Gion et Higashiyama : règles de savoir-vivre et points de vigilance

Dans ce quartier, le comportement des touristes a un impact direct sur la vie des habitants et des personnes qui y travaillent.

Un peu d'attention concernant les photos, le passage, le fait de manger en marchant et le volume de la voix suffit à ce que visiteurs et habitants passent un bon moment.

Avant de prendre une photo, vérifier si l'endroit le permet

Dans le sud de Gion notamment, les photos non autorisées et les intrusions sur des propriétés privées ont posé problème, au point que la prise de vue dans les ruelles privées a été restreinte : il est donc important de vérifier au préalable si l'endroit autorise les photos.

Évitez les photos cadrant largement des personnes, les prises de vue qui bloquent les devantures et les longues séances de pose.

Retenir simplement ce qui est permis et ce qui ne l'est pas

Plutôt que de trop réfléchir, gardez à l'esprit que vous marchez dans un lieu de vie qui vous est prêté : la décision en sera facilitée.

Situation OK À éviter
Quartiers de geishas Marcher en silence Photographier en poursuivant
Temples et sanctuaires Suivre les indications Entrer dans les zones interdites
Pentes Photographier sur le côté Bloquer le chemin
Devantures Entrer pour acheter S'attarder à l'entrée
Devant les habitations Passer son chemin Jeter un œil à l'intérieur

Vérifier avant la visite les informations officielles sur les tarifs et horaires

Les visites, expositions, spectacles et événements des temples, sanctuaires et musées peuvent être modifiés.

Vérifiez avant votre voyage, sur chaque site officiel ou via les annonces officielles, les tarifs, horaires d'accueil, jours de suspension, autorisations de photographier et nécessité de réserver.

Conclusion

Les meilleurs spots de Gion et Higashiyama ne se limitent pas aux sites célèbres comme le Yasaka-jinja ou le Kiyomizu-dera : leur charme s'approfondit en reliant à pied le bord de l'eau de la Shirakawa, la rue Hanami-kōji, les pentes Ninen-zaka et Sannen-zaka, et les temples dotés de jardins.

Pour une première fois, tracez un grand itinéraire de Gion vers Higashiyama, en intercalant le parc Maruyama ou un jardin : la balade restera ainsi sans excès.

Dans les quartiers de geishas comme dans les temples et sanctuaires, il est essentiel de faire passer le respect avant les photos et de ne pas trop s'attarder devant les ruelles privées et les habitations.

En vérifiant les informations officielles sur les tarifs et horaires, profitez à votre rythme d'une balade typiquement kyotoïte.

Foire aux questions

R. À Gion et Higashiyama, marcher du sanctuaire Yasaka vers le temple Kiyomizu-dera crée un bon enchaînement. En reliant le parc Maruyama, les abords du Kodai-ji et les pentes Ninen-zaka et Sannen-zaka, on regroupe les sites dans un rayon d'environ 30 minutes à pied. Si les pentes vous inquiètent, descendre depuis le côté Kiyomizu-dera ménage vos jambes tout en profitant des ruelles.
R. L'entrée du Kiyomizu-dera est de 500 yens pour les adultes et 200 yens pour les écoliers et collégiens, et le temple ouvre habituellement à 6 h du matin. La « terrasse de Kiyomizu » du pavillon principal est un trésor national, et l'image principale est une statue secrète dévoilée une fois tous les 33 ans. Vers 6 h, il y a peu de monde, ce qui permet de savourer la vue depuis la terrasse au calme et de limiter les passants sur les photos.
R. De la gare de Kyoto au Kiyomizu-dera, on emprunte généralement le bus municipal ligne 206 jusqu'à Kiyomizu-michi ou Gojo-zaka. Le tarif est de 230 yens pour les adultes, puis on monte environ 10 minutes à pied par la pente Kiyomizu-zaka. Comme la pente est continue, faire des pauses en jetant un œil aux boutiques permet d'arriver à la terrasse sans trop s'essouffler tout en profitant du paysage.
R. La visite de l'enceinte du sanctuaire Yasaka est gratuite et l'on s'y promène librement. Le comptoir est ouvert en général de 9 h à 17 h, où l'on peut recevoir un goshuin (calligraphie souvenir de la visite) et des omamori (talismans à porter sur soi). Le pavillon principal, reconstruit en 1654 dans le style singulier dit « Gion-zukuri », est classé trésor national, et observer la structure du toit enrichit la visite.
R. Le Kodai-ji et l'Entoku-in se visitent avec un billet commun à tarif réduit de 1 200 yens pour les deux temples. Le Kodai-ji seul coûte 800 yens pour les adultes et l'Entoku-in seul 500 yens, donc le billet commun est pratique si l'on voit les deux. Le Kodai-ji a été fondé en 1606 par Nene, épouse de Toyotomi Hideyoshi, pour honorer sa mémoire, et l'on peut y apprécier les motifs de la culture Momoyama.
R. La visite du Hojo et du Hatto du Kennin-ji coûte 800 yens pour le grand public. Plus ancien temple zen de Kyoto, fondé en 1202 (2e année de l'ère Kennin), il expose une reproduction haute définition du « Paravent des dieux du vent et du tonnerre », trésor national de Tawaraya Sotatsu. En comparant le « Double dragon » du plafond du Hatto et les jardins évoquant les espaces vides du zen, on organise facilement la visite même en peu de temps.
R. Le kukuri-zaru est un porte-bonheur en forme de singe aux membres liés. Il symbolise la maîtrise du cœur qui suit ses désirs et se rattache à la coutume d'y inscrire un vœu. L'enceinte, où s'alignent de nombreux talismans en tissu multicolore, est très photogénique, mais c'est avant tout un lieu de prière lié à la croyance Koshin. Prendre un instant avant de photographier permet d'en saisir le sens et d'en profiter pleinement.
R. À la pierre des liens du sanctuaire Yasui Konpira-gu, on passe après avoir prié au pavillon principal, muni d'un katashiro (papier sur lequel on écrit son vœu). On inscrit son vœu sur le katashiro, on passe de l'avant vers l'arrière pour trancher les mauvais liens, puis de l'arrière vers l'avant pour nouer les bons liens, et enfin on colle le papier sur la pierre. Une file se forme volontiers vers midi, donc venir tôt le matin permet de prier au calme.

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